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une cité, ni un quartier, installaient leurs organes de répartition des richesses partout où les besoins s’en
feraient sentir;
Si ces mêmes Coopératives de détail comptaient dans leur sein la totalité des consommateurs habitant dans leur rayon d'action ou plus exactement se composaient d'au moins autant de sociétaires qu'il y a de foyers — chacuncomptant les isolés comme constituant un foyer;
Si par conséquent la coopération confondait le nombre de ses participants avec la coopération tout entière de chaque commune et par là de chaque pays et même du monde;
Sices mêmes Sociétés coopératives de consommation de «détail » pourvoyaient aux besoins matériels complets de l'humanité. depuis la nourriture jusqu’à lhabillement en passant par lechauffage etl’éclairage, etc., et sans qu'aucun besoin humaim ne lui échappe, même l'habitation ; |
Sices mêmes Sociétés coopératives deconsommation de détail faisaient toutes, sans exception, partie intégrante d'organismes « de gros » constituant la coopération du commerce de gros et s’y fournissaient exclusivement de tout ce qui serait nécessaire pour satisfaire aux besoins de leurs consommateurs ;
Si ces Coopératives de gros avarent organisé en totalité leur propre production dans-des usines, manufactures et fabriques leur appartenant et parvenaient à posséder leur mdustrie totale depuis les sources des matières premières jusqu'aux dernières opérations de transformation. |
Si-ces Coopératives de gros avaient peu à peu, mis la main sur tous les moyens de-circulation :des richesses, organisé leurs propres transports ‘par voie de terre, acquis leurs chemins de fer etleurs transports maritimes et ainsi possédarent les instruments de circulation;
S1 les Coopératives de gros, soitpar:elles-mêmes, soit àcôté d'elles, mais dans les mêmes formes juridiques, avaient créé la Banque coopérative remplaçant toutes les banques privées, institué et fait fonctionner tout crédit par elle et pour l'ensemble des :coopérateurs.et qu'ainsi toutes les opérations du commerce «de la mon-
male et du commerce fiduciaire soient tombées entre ses
mains;
S1 la coopération de gros avait peu à peu acquis toutes les terres pour uniquement produire pour la totalité des consommateurs qu’elle représente et assuré la coopération d'habitation pour toutes les familles qui feraient partie intégrante avec elle;
S1 en un mot, le commerce de gros, puis l'industrie, les finances et l’agriculture étaient devenus fonction des Coopératives de consommation possédant, dirigeant organisant et faisant fonctionner le tout :
i toutes ces hypothèses se trouvaient réalisées, qu en résulterait-il : une société économique complète ot nouvelle se trouverait constituée ; nous l’appellerons la RÉPUBLIQUE COOPÉRATIVE. |
Quelles seraient les conséquences de cette hypothèse.
B) Conséquences de l'hypothèse.
La République coopérative mettrait fin à l'antagonisme croissant entre les formes de production et le mode d’appropriation des richesses. À mesure de l’évolution économique, l'effort du travail se fait sous la forme collective et la propriété des instruments de production reste individuelle. La République coopérative, en appropriant au profit de la collectivité des consommateurs, la totalité des moyens de production et d'échange, constitue la propriété sociale des consommateurs. Comme dans une Société de ce genre il n’est plus place pour une classe parasitaire et que forcément tout le monde, abstraction fait desenfants, vieillards ou infirmes, est devenu travailleur productif, l’ensemble des producteurs et chacun en particulier, maïs pris tous en tant que consommateurs, posséderait en commun l’instrument de travail collectif.
Ge n’est pas à titre précisément de travailleur ou de producteur que la propriété sociale est établie, mais
au profit et sous le contrôle de la généralité des consommateurs.
La République coopérative élimime définitivement
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