‹ La République des camaradesChapitre 43 sur 45 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

commencé par manger le dîner, avant même qu'on leur en eût fourni le prétexte ?

(( J'appelle République, disait J. -J.Rousseau, tout Etat, régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être, car alors seulement l'intérêt public gouverne et la chose publique est quelque chose. »

A ce compte, rien ne ressemble moins à la République que le régime sous lequel nous vivons.

On aurait tort de s'en étonner outre mesure : notre organisation administrative date de l'an VIII; notre constitution a été délibérée en 1876, par une assemblée monarchiste; la République seule n'a pas collaboré au statut républicain.

— Faites un roi, sinon faites la paix, disait Marcel Sembat.

Selon nous, il faudrait dire :

— Chargez un monarque d'administrer des institutions monarchiques, sinon mettez des institutions démocratiques au service de la démocratie.

Somme toute, c'est peut-être là une idée assez simple. Voici pourtant quarante ans que personne n'a l'air de s'en aviser.

— Cela ne peut pas durer, proclame M. de Lanessan, ancien ministre du cabinet Waldeck-Rousseau.

Derrière lui. les journaux font chorus.

Les forces économiques de ce pays commencent à s'insurger contre les puissances politiques. Au parlement même, un parti d'opposition républicaine vient de se fonder.

Nous ne nous dissimulons pas que ces

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