INTRODUCTION
Italie ! Italie ! tu te présentes à la mémoire de l'exilé , belle comme la matinée du printemps qui salue tes collines , belle de toutes les richesses que la nature et le génie des arts t'ont prodiguées.
Ton souvenir semblable aux songes du malade en délire , poursuit partout le malheureux proscrit- son imagination enflammée erre sans cesse sur les riantes rives de l'Arno , sur les campagnes de la Lombardie , sur cet horizon méridional où le Vésuve et l'Etna s'élèvent majestueux comme deux phares gigantesques. Mais hélas ! sur tes terres si fertiles coide goutte à goutte un sang généreux ; non le sang de nos ennemis vaincus , mais celui de tes propres en fan s ! Sur les murs de l'épouse des mers (*) flotte le drapeau de l'Autrichien 5 au milieu des places del'auguste.
(*) Venise.