I. — Conséquences pour le pelvis
À) Agrandissement immédiat. — Par la résection du promontoire, on obtient un agrandissement immédiat du bassin égal à l’épaisseur du segment d’os que l’on enlève. Nous voyons dans toutes les observations que le diamètre promonto-pubien minimum, mesuré directement, se trouve ainsi augmenté après l’opération ou dans les quelques mois qui suivent. Les résultats chtenus dans 5 cas où les mensurations ont été prises à l’entrée et à la sortie de l’hôpital, sont les suivants :
Observations Avant opération Après opération Résultats
I 8,2 10,2 gen V 8,8. 11,5 4 IX 9,5 0 2 XI 7,2 8,4 12 XXII 8,25 9,5 1,25
Au toucher, on sent que la saillie du promontoire a été aplatie et que le centre présente parfois une légère dépression. Mais cet agrandissement reste-t-il acquis dans la suite ?
B) Agrandissement ultérieur. — Les mensurations prises sur d'anciennes opérées, un an et demi et même deux ans et demi après l’intervention ne donnent plus des résultats identiques à ceux du début,
Seitz s’est servi de deux ou trois pelvimètres différents et il a obtenu les chiffres suivants :
Observations Avant opération A l'examen ultérieur Résultats
XIII 9,2 9 à 9,5 +9, XIV 8,5 8,5 0 XV 9,5 9,5. 0 XVIII 9,0 9,0 0 XIX 8,5 7,5 à 8 — 5, “on 8,0 951 Ur ASE
Ce tableau montre que sur 6 opérées qu’il a réexaminées au bout d’une année ou deux, Seitz n’a trouvé qu’un seul agrandissement permanent, et encore bien minime de 5 millimètres (obs. XXI) Tous ses autres cas ne lui donnèrent aucun résultat alors qu’il avait réséqué au minimum 1 centimètre de promontoire. Dans l’un deux (obs. XIX) le rétrécissement est plus accentué de près d’un centimètre. Au toucher, il n’a plus senti de dépression, en aucun cas, mais un promontoire arrondi et régulier. Seilz rapporte que parfois une légère saillie était perceptible à la partie supérieure de la brèche osseuse (obs. XIX et XXI). Il s'était formé, à cet endroit, un cal d’origine périostique, mais il peut se faire également, dit l’auteur, à la surface de section de l’os une infiltration du caillot sanguin par des sels calcaires, ce qui donnerait une apparence de cal.
Bien que Seitz eût réséqué 1 centimètre de promontoire, deux ans et demi avant (obs. XIV), le diamètre promonto-pubien minimum était redevenu identique. La femme revint pour accoucher et lorsqu'on se rendit compte que l'enfant souffrait et que l'engagement
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était impossible, on se résigna à faire une nouvelle césarienne.
On serait alors tenté de faire une résection encore plus étendue afin de compenser la formation du cal; mais, dans bien des cas, une résection de 2 centimètres n'est-elle pas déjà très audacieuse si l’on veut conserver sa solidité à la colonne vertébrale ?