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qui vont en diminuant à mesure qu’on se rapproche du terme de la vie.
Les tables adoptées par certaines sociétés d'assurance lors’ de leur fondation correspondent approximativement à la réalité ; pour d’autres, un écart se produit dans un sens ou dans l’autre. C’est ainsi que certaines sociétés prospèrent dès le début, et que d’autres périclitent rapidement.
Si, au point de vue scientifique, l’assurance sur la vie est la plus positive, c’est-à-dire la plus solidement assise, au point de vue social, ses effets sont tout aussi réels. Elle crée un nouveau groupement des intérêts humains. Les assurés forment une grande famille dont les membres s’entr'aident mutuellement. C’est l’application du principe de solidarité qui oriente les hommes vers la formation d’une société nouvelle. De plus, cette assurance doit être considérée comme une institution humanitaire par la protection efficace qu’elle accorde aux veuves et aux orphelins ; elle joue, en conservant les existences faibles ou menacées, un rôle appréciable au sein de la société.
L'assurance est préférable à l’épargne. On s’en convaincra par l'exemple suivant : Deux personnes, A et B, âgées toutes deux de trente ans, désirent laisser après leur décès une somme de Fr. 10 000,— pour l'éducation de leurs enfants. La première, A, contracte une assurance sur la vie et paie une prime annuelle de Fr. 208,— (d’après le tarif de la « Société coopérative d’assurance et d'épargne des fonctionnaires bulgares »). L'autre, B, place chaque année dans une maison de banque cette même somme de Fr. 208,— au taux de 4%.
Si le décès des deux personnes survient au bout d’un an, la première laisse un capital de Fr. 10 000,— tandis que la seconde ne laisse que Fr. 216,—. Si la mort survient après cinq ans, la première laisse Fr. 10 024,— et la seconde Fr. 1 126,57.
Le tableau ci-après nous indique la marche des sommes laissées aux héritiers dans les deux cas.