‹ La résistance acquise du Mycobacterium tuberculosis à l'hydrazide de l'acide isonicotinique: Etude bactériologique et cliniqueChapitre 25 sur 30 · TABLEAU IV · texte numérisé non relu

TABLEAU IV

Souches 1 2 5 4 D 6 7

ne mme ts | mm. | mme | me | smmmmmemeee | nn

Sensibilité au dé-

but de l’expé- 220

rience + 100! + 100! + 100! + 100|[+ 100] — 50 | + 100 Sensibilité après

6 passages en

milieu de Du-

bos contenant

0,05 d’'INH/ Resté| + 5 | + 1

CC. + 100! + 100! + 100| Sté — 10! — 5 | + 100 Sensibilité après |

6 passages en + 50[ +5 | +5

milieu témoin:l"#.100!4 TOO EM TIOO! "TOOL ANA 7100

Nous avons obtenu les résultats suivants (Tableau IV) :

nl

4 souches sur 7 utilisées n’ont subi aucune modification de leur sensibilité à la streptomycine. Par contre, 2 souches ont vu leur sensibilité augmentée sous l'influence de l’isoniazide. Mais les milieux témoins dépourvus d’'INH ont montré qu’il existait une variation de la sensibilité à la streptomycine exactement superposable. On sait, en effet, que les bacilles résistants, ayant un métabolisme anormal, se multiplient plus lentement que les germes restés sensibles à un antibiotique. EANz et LECOCQ [44] reprenant pour le bacille de Koch, l'étude du phénomène de Welch concernant les staphylocoques, montrent qu'après 9 passages en milieux streptomycinés, la proportion des éléments résistants a fortement diminué par rapport aux germes sensibles, sauf si la population bactérienne contient, au départ, 100% d'éléments streptomycino-résistants.

Faut-il incriminer une vitalité plus faible des germes streptomycino-résistants et, par conséquent, une susceptibilité de ces derniers à l’isoniazide telle qu’ils disparaissent rapidement de la population bactérienne par action bactériolytique ? Nous avors vu, antérieurement, que. cette théorie ne semble pas soutenable, la sensibilité à V'INH étant la même pour les souches sensibles et résistantes à la streptomycine. Et. BERNARD, KREïS et Mme O. BRuN interprètent ces faits « comme traduisant la profonde modification des populations bacillaires liées à la fermeture des cavités ou à la transformation locale des foyers sous l'influence du traitement. ».

En réalité, nous pensons que ce phénomène est expliqué de la facon suivante. À la fin du traitement streptomycinique, la population bactérienne est formée d’une très grande proportion d’éléments streptomycino-résistants et de quelques éléments sensibles. Après l’arrêt de la thérapeutique streptomycinique, les éléments sensibles réapparaissent et gènent, dans leur croissance, les éléments streptomycinorésistants, dont le métabolisme est anormal et qui, de ce fait, sont gènés pour se développer dans un organisme privé de streptomycine. L’isoniazide accentue encore ce phénomène. On doit donc conclure que, dans les souches redevenues sensibles à la streptomycine, existent quelques éléments streptomycino-résistants à développement tardif, et qu’il s’agit, en fait, d’un mécanisme de sélection. Le mécanisme est donc, au fond, le même que celui que l’on invoque pour expliquer le retard de l’apparition de la résistance lorsque deux antibiotiques sont employés simultanément.

Cette hypothèse s’appuie sur lexpérimentation suivante. Chez un malade, 16 subcultures ont été effectuées à partir de colonies ou de fragments de colonies isolés sur le milieu de Læœwenstein, et représentant la totalité de la population bactérienne isolée chez lui au début du traitement par l’isoniazide. 3 sur 16 de ces subcultures correspondaient à la sensibilité notée au moment de l’étalonnage. Et pour ces 3 subcultures., la sensibilité recherchée en milieu de You-

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