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thérapeutiques de l’INH furent de 300 milligrammes par jour, la voie buccale étant seule utilisée. Au début, les bacilles étaient parfaitement sensibles à l’isoniazide in vitro. Mais chez tous, une isoniazido-résistance s’est établie progressivement au cours du traitement à des taux égaux ou supérieurs à 10 et 20 > par cm.
Chez ces 4 malades, la réapparition de la sensibilité à la streptomycine ne fut que temporaire. Elle ne persista pas plus de 4 à 10 mois après le début du traitement à l'INH A ce moment, une isoniazido-résistance s'était établie à un taux élevé et avait obligé à interrompre le traitement. Mais les malades n’avaient reçu aucun traitement streptomycinique nouveau. Sur les graphiques sont représentées les courbes de la sensibilité à la streptomycine et à l’isoniazide. Alors que cette dernière affecte un tracé plus ou moins régulièrement ascendant, celle de la streptomycino-sensibilité dessine un V au sommet plus ou moins aigu. Le sommet de ce V correspond toujours à un moment où les bacilles ont perdu leur sensibilité initiale à l’isoniazide.
Quelle pathogénie faut-il donner à de tels faits ?
On peut envisager la théorie d’une mutation réversible : on assisterait à une modification des bacilles eux-mêmes qui, sous linfluence du traitement isoniazidé, donnerait naissance à des mutants qui les transformeraient de streptomycino-résistants et isoniazido-sensibles en streptomycino-sensibles et INH résistants et, enfin, en mutants strepto-
mycino et isoniazido- Hé snte Cette théorie a été discutée par MorELLtI et DaDppr.
Expérimentalerent, én vitro, la variation de la sensibilité à la streptomycine de 7 souches streptomycino-résistantes et isoniazido-senisibles a été testée, après 6 repiquages en Dubos simple (milieu témoin) et 6 repiquages en Dubos contenant 0,05 ; d’'INH par cm3, correspondant à la dose bactériostatique minima. Les repiquages ont eu lieu tous les 10 jours.
CNE
sensibilatésar la streptomycine
ee ee me
Sensibilité àt41"T. NH.
UMR AGE