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L'aspiration directe provoque une suspension respiratoire de durée importante. La réaction obtenue est à ce point de vue comparable à celle obtenue par insufflation. Le retrait pulmonaire obtenu de l'une ou l'autre manière est suivi d'une reprise spontanée des mouvements respiratoires : cette reprise est caractérisée soit par une inspiration isolée auquel fait immédiatement suite le type respiratoire normal (tracé 11-2) soit par une inversion du type respiratoire, réduite à un seul mouvement (tracé H-4) ou à plusieurs mouvements (tracé IV). Dans cette inversion, le mouvement respiraloire débute par une demi-inspiration, alors que normalement il débute par une demi-expiration.
Quelque soit la modalité de la reprise, le retrait pulmonaire unilatéral, correspondant à une eæpiralion, à pour conséquence dans le poumon opposé une reprise des mouvements respiratoires débutant par une demiinspiration.
En résumé, abstraction faite de la période de suspension respiratoire, la distension et le retrait pulmonaire ont des effets opposés. La reprise spontanée consécutive à la distension est en effet expiratoire et affecte le type habituel des mouvements respiratoires de l'animal. La reprise spontanée consécutive au retrait pulmonaire est au contraire inspiraloire el affecte le type respiratoire inversé, Gette inversion du type respiratoire acquiert ict une valeur toute particulière : elle est en effet la preuve de l'effet inspiratoire de ce retrait qui correspond à l'expiration physiologique ; elle justifie du même coup, par opposition, la reprise expiratoire consécutive à la distension pulmonaire, qui n'est autre qu'une inspiration
artificielle,
Nous avons constalé en outre que la distension ou le retrait d'un poumon avait pour eflel une pause respiratoire du poumon opposé. Le dispositif expérimental que nous avons volontairement employé, S'il nous permet d'affirmer l'existence de cette pause, ne nous permet pas par contre de déterminer le caractère de cet arrêt respiratoire et de savoir S'il est expiratoire où inspiraloire, I est logique de supposer que les tracés que nous venons d'analyser ne nous donnent pas la représentation graphique exacte des phénomènes tels qu'ils doivent se présenter en réalité ; et nous pensons que la reprise des mouvements respiraloires doit se produire au cours d'une pause soit expiratoire soit inspiratoire, et n'est pas, en conséquence, fidèlement représentée sur nos tracés. Quoiqu'il en soit, malgré cette réserve, l'existence de la période de suspension et les caractéristiques des mouvements respiratoires qui se produisent au cours de cette suspension gardent toute leur valeur et permettent de conclure
Chez la tortue comme chez le mammifère la formule de Hering et Breuer se vérifie donc, l'inspiration appelle” l'expiration, l'expiration appelle l'inspiration. Les expériences sur la tortue sont done confirmatives à ce point de vue, et les faits observés chez cet animal, après suppression fonctionnelle d'un poumon peuvent servir à
l'étude de la régulation de la respiration unilatérale,
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