‹ La Respiration Unilatérale: Sa RégulationChapitre 22 sur 34 · JOUA MAUR · texte numérisé non relu

JOUA MAUR

fonctionnelle

fr —

Fréquence après : 106-110.

2° Amplitude Amplitude avant : 33%, Ua SD ae" Ihr 30” à 60” — 16 mm : 60” à 90” — 22 mm Amplitude pendant 90°” à 120” — 23 mm 10 RU RIT M0 aMS02== 25 mm

Amplitude après : 36 puis 31.

Fréquence : très diminuée au début, puis augmentée progressivement jusqu'à un certain chiffre qui reste inférieur au chiffre normal, Augmentation nette au-dessus de la normale après la levée de l'obstacle.

Amplitude : mêmes variations que la fréquence.

Dyspnée inspiratoire au début, cédant petit à petit et faisant place au {vpe respiratoire normal. Pas de polypnée consécutive.

VII. — Résultats analogues pour des suppressions fonclionnelles de durée plus longue et allant jusqu'à cinq et dix minutes, Augmentation progressive de l'amplitude et de Ja fréquence jusqu'à un chiffre Hirmité, qui n'est pas dépassé mais reste inférieur aux chiffres normaux. Augmentalion au bout de trente secondes environ, Limite

atteinte au bout de 150” environ.

Des données expérimentales que nous venons de résuer, il résulte que

1° Dans les premières secondes qui suivent la suppression fonctionnelle totale d'un poumon l'amplitude du

déplacement d'air diminue, la fréquence des mouvements

ne,

respiratoires diminue également. De ce fait la circulation d'air tombe à un chiffre inférieur au chiffre normal. Pendant ces premières secondes l'expiration demeure brève ; l'inspiration est lente et soutenue ; l'animal présente par ailleurs d'autres signes d'une dyspnée inspiratoire : les mouvements thoraciques et diaphragmatiques sont en particulier très énergiques pendant la période inspiratoire.

>° Graduellement et à mesure que la suppression fonctionnelle se prolonge (à partir de 30 secondes environ, expériences IV, V et VI) la circulation d'air augmente, l'amplitude et la fréquence augmentent elles-mêmes progressivement, tout en restant inférieures aux chiffres norruaux. Amplitude et fréquence, cireulation d'air, atteignent ainsi rapidement (1° 1/2 à 2 minutes environ) une valeur qu'elles ne dépassent plus ; cette valeur est ellemème inférieure à la valeur normale, sauf pour la fréquence qui tend à atteindre et atteint mème parfois le chiffre de Ja fréquence normale, mais ne la dépasse pas. Inspiration et expiration ont à ce moment repris leurs caractères NDOrINaUx.

3° Iminédiatement après la levée de l'obstacle, on constate une augmentation marquée de l'amplitude du déplacement d'air, un retour à la fréquence habituelle et en conséquence une circulation d'air supérieure à la normale.

A aucun moment, ni pendant, ni après la suppression, on ne constate de polypnée.

En résumé, la suppression fonctionnelle totale d'un pourmon chez le cobaye n'est pas suivie immédiatement de suppléance respiratoire ; l'animal ne parvient pas setible- Lil à faire circuler dans un seul poumon autant

d'air qu'il en faisait circuler antérieurement dans tout

ct

son appareil pulmonaire. Néanmoins, il essaye de suppléer à la réduction de son champ respiratoire et parvient dans une certaine mesure à s'adapter aux conditions nouvelles qui lui sont imposées, puisque l’on constate du côté du seul poumon restant, une augmentation progressive et simultanée de lamplitude du déplacement

d'air et de la fréquence du rythme.

B. — Expériences sur le chien.

Nous avons employé sur le chien le deuxième des procédés que nous avons signalés plus haut : le collapsus pulmonaire par insufflation d'azote dans l’espace pleural. Cette deuxième série d'expériences n'a pas atteint le but que nous nous étions proposé : chez le chien les deux cavités pleurales communiquent en effet largement l'une avec l'autre. Dans l'ignorance où nous étions de cette particularité anatomique que nous n'avons pas trouvée signalée dans les ouvrages courants que nous avons consultés (Dictionnaire de physiologie Ch. Richet. Anatomie du chien. Ellenberger), nous avons procédé à un cerlain nombre d'expériences : mais nous croyons n'agir que sur un seul poumon, alors qu'il n'en était rien, puisqu'il est impossible d'insuffler une des cavités pleurales indépendamment de autre.

Nous donnons cependant succinctement les résultats de ces expériences : si elles ne répondent pas exactement au but que nous nous sommes proposé, elles réalisent cependant une réduction importante du champ respiratoire, par pneumothorax bilatéral partiel. C'est à ce titre qu'elles présentent ici un certain intérêL.

La technique que nous avons employée pour réaliser

ae

l'insufflation d'azote dans la cavité pleurale du chien est la même que celle que nous indiquons plus loin à propos de nos expériences sur le lapin. Nous avons enregistré par inscription graphique les effets immédiats de l'insuffation pleurale, Fanimal respirant dans une muselière mise en relation avec une cloche de verre d’une dizaine de litres (procédé de Paul Bert). Les graphiques enregis- Lrés dans ces conditions nous donnent donc la fréquence et l'amplitude des mouvements respiratoires. Au moyen d'une soupape de Ghauveau-Tissot nous avons également fait des mesures quantitatives de l'air expiré en une minute. Ces mesures nous permellent de nous rendre compte des variations de la ventilation pulmonaire au cours des différentes phases de l'intervention.

Le tableau ci-dessous, résumé d'une de nos expériences, permet de se rendre compte des modifications apportées par l'insufflation d'air dans l'espace pleural, à la fréquence et à l'amplitude des mouvements respiratoires ainsi qu'à la quantité d'air respiré en une minute.

Chien de 12 Kilos 300. Fmmobolisé dans la gouttière de

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