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Il résulte de ce tableau que l'injection d'azote faite dans les limites ci-dessus indiquées, et intéressant les deux espaces pleuraux du chien, a pour effet une augmentation de la ventilation pulmonaire, la fréquence et Famplilude des mouvements respiratoires augmentant ellesmèmes progressivement. À aucun moment l'animal ne présente de dyspnée. Dans les jours qui suivent l'intervention, l'azote se résorbant, la fréquence, l'amplitude et la ventilation reviennent progressivement à leurs chiffres HOrMaux.
En résumé, l'insufflation d'azote dans les deux espaces pleuraux du chien, insufflation qui impose aux deux poumons de l'animal un certain degré de rétraction et par conséquent diminue le champ de l'hématose, a pour effet une augmentation de la fréquence du rythme respiratoire et une augmentation du volume d'air inspiré el expiré à chaque mouvement respiratoire (1). La quan-
üité d'air circulant dans lappareil respiratoire, qui est
(1) A plusieurs reprises, nous avons entendu parler, au cours de ces dernières années, de la création de pneumothorax bilatéraux de petit volume dans les formes de tuberculose bilatérale et dans un travail du Docteur LEuRET, (Le traitement de la tuberculose pulmonaire par la méthode de ForcaniNi, Bordeaux 1912.) nous trouvons la question nettement posée. « Peut-être pourrait-on se demander s'il n'y aurait pas lieu de créer des pneumothorax bilatéraux de petit volume dans les formes bilatérales de tuberculose ulcéreuse chronique pour diminuer l'amplitude respiratoire et réaliser une immobilisation partielle. On n'a encore rien tenté qui permette de donner une solution à cette question ».
Les expériences que nous venons de décrire sommairement et qui ne sont que la réédition de celle faite par MM. LaxGLois, Bixer et DesBouis, ne semblent pas indiquer que la création de pneumothorax bilatéraux, même de petit volume, mettent les poumons au repos ; elles permettent de croire, contrairement à ce qu’on pourrait supposer à priori, que l'insufflation partielle des deux cavités pleurales augmente en définitive le travail imposé au parenchyme pulmonaire encore dilatable et ne répond par conséquent pas au but thérapeutique cherché,
en quelque sorte le rendement de cet appareil, atteint done un chiffre très supérieur au chiffre normal ; ce dernier chiffre est le produit de l'air mis en mouvement à chaque respiration, par le nombre de ces respirations dans l'unité de temps.
L'animal compense donc immédiatement la diminulion du champ de l'hématose par une ampliation thoracique plus grande, qui a pour conséquence une augmentation considérable de la quantité d'air circulant dans son appareil pulmonaire.
Ces résultats sont d'ailleurs conformes à ceux de Harley (1) et de MM. J.-P. Langlois, L. Binet et G. Desbouis (2). Signalons cependant qu'alors que ces auteurs expérimentaient sur des chiens narcosés nous avons opéré sur des chiens sans anesthésie préalable : quoique nous n'ayons pas « supprimé l'élément douleurs » nous n'avons jamais observé de dyspnée : en cela encore nos expériences sont
concordantes avec celles des auteurs.