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C. — Expériences sur le lapin

C'est également par insufflation d'azote dans la cavité pleurale que nous avons expérimenté sur le lapin. Nous n'avons entrepris ces expériences qu'après avoir vérifié (par injection de liquide dans une cavité pleurale et autopsie consécutive), l'indépendance absolue des deux espaces pleuraux.

Nous avons également vérifié expérimentalement que

(1) Harcey. — Journal of Physiologie, Tome XXV, page 33, 1809.

(2)PIPRE LaxGLois, L. Bixer et G. Dessouis, Journal de Physiologie et de Pathologie générale, 1913, page 584.

lorsqu'on injecte dans une des cavités. pleurales d'un lapin une quantité d'azote telle que la pression pleurale

qui est normalement chez le lapin de — 4 4-5 cm° d'eau arrive à être égale à la pression atmosphérique (r) le poumon correspondant ne respire plus.

Un animal ayant subi une telle intervention est sacrifié et à l’autopsie on trouve le poumon correspondant au pneumothorax complètement colabé et accolé le long de la colonne vertébrale. Jeté dans l'eau en totalité où par fragment, ce poumon tombe directement au fond du vase, alors que le poumon symétrique flotte normalement. Enfin les surfaces de section du poumon collabé ne laissent sourdre à la pression exercée sous l’eau aucune bulle d'air. Ces observations plusieurs fois répétées permettent de conclure que le poumon complètement atélectasié, a été en quelque sorte exprimé, grâce à son élasticité satisfaisante, de tout l'air qu'il contenant et que c'est un poumon qui tant que Ja pression pleurale sera maintenue égale à la pression atmosphérique ne remplira

plus sa fonction respiratoire.

(1) Pour réaliser le collapsus total d'un poumon sain, il suflit d'établir dans l’espace pleural une pression égale à la pression atmosphérique. C’est la condition nécessaire et suflisante pour que l'élasticité du tissu pulmonaire, qui dans les conditions de la statique normale n'est jamais satisfaite, puisse agir et que le poumon soit complètement collabé. Aux cours de nos recherches, nous avons été amené à exercer des pressions positives de +1,42 La pression intra pleurale dépend uniquement de la quantité d'azote insufflé. C’est pour remédier dans la mesure du possible à la résorption de l'azote (voir page 70), que nous avons été amené a injecter d'assez grandes quantités d'azote et que nous avons en conséquence élevé la pression pleurale à + 1, + 2. À ces chiffres nous n'avons d’ailleurs constaté aucun trouble circulatoire.

— 6 ll Fa

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