OBSERVATIONS
= = En ES À — Lapin 2 k. 400, normal.| 55 | — 5 825 | 15 Insufllation lente. = Fréquence augmentée.
Insufflation 100 ce az. FN RES : : : =se | à | Air déplacé par mt. respiratoire diminu, : re droite 9 LÉ AP9 10110 ë dans plévre droite... 6|+1K Pas de dyspnée.
| Lapin 1 k. 700, normal! 65 | — 6 DIUUMES Insuflation rapide. h Fréquence augmentée.
Insufflation 50 ce plé- Nan ras SA : ne | a | Air déplacé par mt. diminué. re gauche. ........] 132 | —0.5 | 300 | 2.3 £ We gauche... 1192 Pas de dyspnée.
Lapin 1 k. 600, normal.| 84 | — 3 & | 660 | 7.6 Insuflation très lente. Fréquence augmentée.
Insufflation 43 ce côté Ventilation légérement diminuée. ve dat 20 1 — 13 [cool 3 | Air déplacé par mt. respiratoire diminu ro Te PARIS , : Pas de dyspnée.
Lapin 2k. 500, normal. 60 D 600 | 10 | Imsufllation très rapide. x Fréquence très augmentée.
Insufflation 60 ce côté Ventilation augmentée. Be n - 9 | Air déplacé par mts. respiratoires diminué SauChe er. Re 00 0 7104152 P: ; a | sd ses piratoires mine as de dyspnée.
—{————— | ——— a ——— ————— ——————— Lapin 2k.030, normal. 66 | — 5, | 510 | 7.5 Insuflation très dente. Fréquence augmentée.
Insufflation 60 ce plè- Ventilation égale.
vre gauche.........| 108 | 11520 | 3 Aù déplacé par mt, respiratoire diminu : Pas de dyspnée
(1) Les pressions pleurales sont obtenues en prenant la moyenne arithmétique entre oscillations maxima et minima de la colonne d'un manomètre à eau.
On voit par les résultats donnés dans ce tableau que la fréquence, la ventilation et Fair expiré par mouvement tel qu'il résulte des produits de ces deux chiffres subissent des modifications.
1° La fréquence respiraloire est loujours auginentée. Celle augmentation est d'autant plus marquée que Finsufflation est plus rapide. C'est ainsi que pour des insufflalions très lentes nous constatons des augmentations de 63 % (66 à 108), 42 % (8 à 190), alors que pour des insufflations brutales nous constatons des augmentations de 126 % (60 à 136) et 103 %, (65 à 132). Cette augmentalion de Ja fréquence semble être indépendante de la valeur de la pression positive réalisée dans l'espace pleural. Celte pression positive n'agit à partir d'un certain chiffre (+ 4) que sur le caractère des mouvements respiratoires qui deviennent dyspnéïques ; cette action est due selon toute vraisemblance à Ja pression exercée sur Île médiastin ; elle peut même ainsi que nous l'avons constaté amener une mort rapide faisant suite à une courte phase convulsive.
>° La quantité d'air expiré par mouvement respiratoire est toujours diminuée, Cette diminution est d'autant plus sensible que la pression pleurale est plus voisine de Ja pression atmosphérique, par exemple pour une pression pleurale de — 1/2 nous notons une diminution de 34 %, pour une pression égale à la pression altmosphérique 48 %, de + 1/9 60 %.
La valeur de Ja pression pleurale n'a iei qu'une influence relative ; elle indique simplement le degré des colapsus, et c'est ce degré du collapsus qui influe sur la diminution de l'air courant.
Le volume d'air mis en mouvement subit aussi des
ni
modifications : ces modifications ne sont pas toutes du même sens. Alors que dans le plus grand nombre de nos expériences, c'est-à-dire quand la suppression du vide pleural et l'établissement de la pression atmosphérique sont faites lentement, ce volume tombe immédiatement à un chiffre très inférieur au chiffre normal, dans un certain nombre de cas quand l'insufflation est faite brutalement il reste équivalent et dépasse même parfois sa valeur normale. Les différences que nous avons constatées ne dépendent d'ailleurs que des variations de la fréquence, l'air expiré par mouvement respiratoire étant constamment diminué ; et il nous est arrivé de constater le lendemain d'une insufflation brutale, une circulation tombée au-dessous de sa valeur normale. La fréquence respiratoire élait alors diminuée quoiqu'encore très audessus du chiffre habituel.
Nous ajouterons d'ailleurs qu'un aussi grand nombre de mouvements respiratoires déplacant à chaque inspiration ou expiration une quantité d'air aussi réduite est une mauvaise condition pour assurer la ventilation pulmonaire, ainsi qu'il résulte des travaux classiques de Gréhant sur la ventilation pulmonaire et les variations de son coefficient.
En résumé, lorsque la suppression fonctionnelle d’un poumon est réalisée de telle sorte que l'équilibre qui existait préalablement dans le fonctionnement normal des deux poumons ne soit pas brusquement rompu, l’animal essaie de suppléer par une augmentation de la fréquence de son rythme respiratoire à la déficience de ce poumon ; mais l'amplitude du déplacement d'air de chaque mouvement subit une diminution telle que la circulation d'air dans le seul poumon fonctionnant, n’atteint
pas le chiffre normal constaté antérieurement : il n'y a
donc pas de suppléance respiratoire immédiate,
Les résultats que nous venons d'exposer ne sont pas en concordance absolue avec ceux que nous avons obtenus avec le cobaye. Dans un cas (cobaye) nous observons une diminution de la fréquence, dans l'autre (lapin) nous obtenons une augmentation de ce même facteur. La différence des procédés que nous avons employés : d'une part l'obstacle bronchique à l'entrée de Flair dans le poumon, d'autre part le collapsus pulmonaire, sont sans doute la cause déterminante de cette différence dans les réactions. Quoiqu'il en soit, dans un cas comme dans l'autre il n'y à pas de suppléance respiratoire immédiate ; un poumon n'est pas susceptible de suppléer immédiatement à la suppression fonctionnelle du poumon opposé ; il essaye de s'adapter aux nouvelles conditions qui sont imposées à l'appareil respiratoire, soit en augmentant l'amplitude des mouvements respiratoires unilatéraux dans les Timites qui lui sont fixées par son élasticité, soit par une augmentation de Ja fréquence, augmentation également Jimilée par la nécessité d'effectuer Ta ventila-
tion pulmonaire dans de bonnes conditions,
S II. — Effets éloignés de la suppression fonctionnelle totale
d’un poumon (1).
Pour étudier ces effets nous avons entretenu le collapsus pulmonaire par des insufflations répétées d'azote dans un espace pleural. Le poids de l'animal à été noté chaque jour. La détermination de la fréquence, de la circulalion d'air, et de l'air déplacé par un mouvement respiraloire est faite tous les jours comme il à été indiqué plus haut (page 64).
La pression pleurale diminue très rapidement après les premières insufflations : au bout de trois jours des pressions pleurales qui de —6 avaient été portées à +2 et +0. sont retombées à — 3 1/2. Cependant la quantité d'azote qu'il est nécessaire de réinsuffler pour obtenir à nouveau une pression positive devient de moins en moins grande à mesure que les insufflations sont répétées (40, 0, puis »0 et 10 cm), La pression pleurale se maintient
alors aux environs de la pression atmosphérique (0,7).
(1) Pour étudier les effets éloignés de la suppression fonctionnelle d'un poumon chez le mamnifère nous avions réussi, après un certain nombre d'essais infructueux, à réaliser l'obstruction d’une bronche chez le cobaye par introduction d'uneolive dans cette bronche’après trachéotomie, Nous avons été obligé, également pour des raisons de santé, d' interrompre cette série d'expériences. Le seul animal auquel nous avions supprimé un poumon par ce procédé a vécu deux mois sans gêne apparente et est mort accidentellement. Nous n'avons pu reprendre ce procédé, qui avait l'avantage de réaliser la suppression d'un
poumon par un procédé analogue à celui que nous avons employé sur la tortue,
A La fin de nos expériences, nous avons sacrifié un certain nombre d'antmaux et examiné leurs poumons nous avons constamment observé les mêmes faits que nous avons signalés antérieurement : poumon collabé ne flottant pas. Nous avons de même constamment observé un cerlain degré d'emphysème pulmonaire du poumon opposé, surtout localisé aux bords libres de ce poumon, Dans tous les cas le poumon correspondant à l'espace pleural insufflé, était un poumon qui ne remplissait plus sa fonction respiraloire ; nous sommes donc aulorisé à considérer les résultats obtenus et que nous allons exposer, comme consécutifs à la suppression fonctionnelle d'un poumon.
Tous nos animaux pendant nos expériences ont été nourris dans les conditions habituelles ; à aucun moment ils n'ont cessé de manger ; il a été constaté que pendant toute la durée de nos expériences, et chez tous les animaux que la quantité d'urine des vingt-quatre heures était augmentée.
Nous donnons ci-dessous les chiffres que nous avons obtenus pendant vingt jours consécutifs, chez deux lapins auxquels nous avons fait subir, par insufflations
pleurales répétées, Je collapsus pulmonaire,
TABLEAU
Lapin A — 17 — Poids 2 kg. 400.
Suppression fonctionnelle du poumon droit par collapsus pulmonaire.
SAME Air expiré (ce) & EN TER es Te JOURS ÉNRRÉS LICE ele £ Ch ARE Normal SAME 50 | — 6 750 | 15 2 400 1 Insufflation 100 cc az... ..| 96 | +2 450 |" 4 6 2 106 740 CREME ES T0) 3 108 845 TR PERS 4 132.1 — 3 | 1.280 MAT) Insufflation 60 cc....... LD +AUX 5 122 12408 108 592700 7 138 | — 1 1 | 1.140 80.129260 nsutlatonmIIccee + 8 120 900 | 7.5 | 2 270 9 120 970 8 2 200 INSUHAUNNSAICC RER + 1 10 108 1.100 | 10 2 300 11 120 | — 0.75 | 1.080 9 2,300 InsutlatondUIce. en +- 1.50 13 108 | — 0.75 | 1.080 | 10 | 2.2:0 InSuHaton2UICc eee + 1 ] 14 90 I OSSI EE 0 16 LUS EE ONE 990 91812150 Insufflation 10 ce... ... … + 1 18 110 | = 0 75.141 060 9,8 InSntAU ON TS nl 2.230 20 9! 0 |1030 | 412 | 2 300
Aulopsie. Lapin A 20.
Animal sacrifié — Poumon droit, atélectasie complète. Couleur rouge foncé. Tombe en totalité au fond d'un vase rempli d'eau soit en bloc, soit fragmenté — La section ne laisse échapper aucune bulle d'air quand le poumon est laissé sous l'eau. Poumon gauche : Normal. Emphysème marqué aux bords libres des lobes pulmonaires. Rien à signaler du côté des autres organes. Les réserves graisseuses habituelles ont complètement disparu (loge rénale).
TABLEAU
ie
LAPIN A 20. Poids : 1.700 grammes
Suppression fonctionnelle du poumon droit par collapsus pulmonaire.
æ | — Z | Air expiré (ce) en RE JOURS ne enr) 2 É | ès sl SAR SN Des Ve = En Ÿ Normale Mere ere GS 6 510 16 16100 al 152 EN 085 300 AS Insufflation 46 ce...
2 132 525 JO TA7 TO 3 84| — 3 4 640 7-00 FR InSuTATON CCE — 4 120 | — 1 | 600 5 1 650 InsuiHladonoUrCore Re + LE 6 400 | — | 680 | 6.8 | 1.550 Insufflation 40 ce... .... + 2 7 120 400 o 40101847 0 8 108 | — 3/4 720 G 1 1.450 ImSuHatone dec — 3 9 96 420 | 43 | 1 350 11 108 | — 1! 650 6 1 475 INSUIAUONPA ICO ER ec | 43 841 — 1 260 CH M0 +4 14 87 62 | 7.1 |1 420 InSuMATONEUIC 90 0 © 60. À 780 4 470 + 1 18 JO — 640 tes ET) lnsuttlationalUNce + 1
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++++++ Air expiré par mouve- : ; , »
ment respiratoire. Suppression fonctionnelle du poumon droit
-——-— Courant d'air.
par collapsus pulmonaire ssssses.. Fréquence. 9
L'examen des tableaux que nous donnons montre que dès linsufflation la quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire est très diminuée, que la fréquence est par contre augmentée. La quantité d'air circulant dans l'appareil respiratoire diminue. Tous ces résultats sont conformes à ceux que nous avons exposés au paragraphe précédent.
Dans les jours qui font suite à l'intervention la quantité circulant dans l'appareil pulmonaire atteint très vite le chiffre normal, puis le dépasse. Si nous faisons abstraction de cette augmentation de l'air mis en mouvement constatée dans les premiers jours, et qui peut avoir pour cause la résorption de l'azote contenu dans la cavité pleurale, nous constatons que la ventilation demeure très élevée malgré les insufflations successives et qui ramènent constamment la pression pleurale à une valeur supérieure à la pression atmosphérique. La quantité d'air circulant dans l'appareil pulmonaire réduit à un poumon est alors et reste supérieure à la quantité d'air circulant antérieurement au collapsus dans les deux poumons.
Cette quantité d'air circulant dans le seul poumon en état de respirer, est fonction de la fréquence du rythme respiratoire, d'une part, de la quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire, d'autre part. Comment varient chacun de ces facteurs en fonction de la durée de ja suppression fonctionnelle du poumon ?
1° Fréquence. La fréquence respiratoire, augmentée tout de suite après établissement d'une pression positive dans la cavité pleurale, reste augmentée ; elle diminue cependant au bout de plusieurs jours, mais reste encore
supérieure, dans une proportion importante au chiffre