‹ La Respiration Unilatérale: Sa RégulationChapitre 27 sur 34 · ER · texte numérisé non relu

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normal. (Lapin À 17 45 % 20° jour, lapin À 20 25 & 20° jour.)

>° Quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire.

Cette quantité d'air toujours très diminuée immédiatement après l’insufflation, augmente progressivement à mesure que la suppression fonctionnelle se prolonge. Cette augmentation est limitée ; elle est telle, tout au moins au 20° jour, que chaque mouvement respiratoire fait circuler dans le seul poumon une quantité d'air (A. 15 — 10 em À. 20 — 7 cm), qui tout en restant inférieure à la quantité circulant antérieurement dans les deux poumons (A. 17 — 15 cm° À. 20 — 7.8), est néanmoins très supérieure à la quantité d'air que chaque mouvement respiratoire déplaçait dans les premiers jours du collapsus unilatéral (A 17 : 4 cm 6 — A 20 : 30 cm 9).

Signalons également que là fréquence se rapproche d'autant plus de la normale que la quantité d'air circulant dans l'appareil pulmonaire par mouvement respiratoire est plus voisine de la quantité normale. C’est ainsi que pour le lapin À 17 dont la fréquence reste augmentée au vingtière jour de 45 % la quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire n'est que de ro cm au lieu de 19 cm déplacés avant l'intervention, que pour le lapin A »0o nous n'avons une augmentation de fréquence de 2 % pour des chiffres de 7 et de 7.8, pour le lapin A 18 une augmentation de 1 % pour les chiffres de 6 et 7.4, pour Île lapin À or une augmentation de 44 %, pour des chiffres respectifs de rx et 7.4.

Dans l'adaptation fonctionnelle au collapsus unilatéral, fréquence et amplitude varient donc progressivement et en sens inverse.

En résumé, la suppression fonctionnelle permanente

et totale d'un poumon par collapsus pulmonaire, a pour effet dans les jours qui suivent cette suppression, une augmentation de la circulation d'air pulmonaire qui dépassant pour ainsi dire le but devient supérieure à la circulation d'air constatée antérieurement ; laugmentation de cette circulation d'air est due à une augmentation de la fréquence respiratoire, car chaque mouvement pris isolément fait circuler dans le seul poumon restant une quantité d'air inférieure à la quantité cireulant dans les deux poumons antérieurement à lintervention. I y a donc compensation par accélération du rythme à la suppression unilatérale d'un poumon.

Nos observations ne portent que sur des suppressions fonctionnelles de vingt jours. Notons que cette suppression ne semble pas être inoffensive, étant donné l'amaigrissement important constaté de façon constante dans nos séries d'expériences.

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