‹ La Respiration Unilatérale: Sa RégulationChapitre 28 sur 34 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La suppression fonctionnelle totale et prolongée d'un poumon chez le lapin n'est pas immédiatement suivie de suppléance respiratoire du poumon opposé.

2° La quantité d'air circulant dans le seul poumon en état de respirer devient cependant très vite équivalente et même supérieure à la quantité d'air qui circulait normalement dans les deux poumons ; la quantité d'air déplacé par un mouvement respiratoire est très diminué, et ce n'est que par augmentation de la fréquence du rythme respiratoire que s'établit cette compensation.

3° Cette adaptation à des conditions nouvelles de lappareil respiratoire réduit à un seul poumon, n'amène qu'une compensation imparfaite, Ce stade est d’ailleurs transitoire : en même temps que la suppression fonctionnelle se prolonge, la fréquence respiratoire diminue, mais resle supérieure à la normale ; par contre la quanlité d'air déplacé par mouvement respiratoire dans un seul poumon augmente et tend à se rapprocher progressivement, sans toutefois l'atteindre tout au moins au bout de vingt jours de la quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire dans le fonctionnement normal de la respiration bilatérale.

1° La durée des suppressions fonctionnelles que nous avons réalisées ne nous permet par d'affirmer que la mo-

dalité de la compensation respiratoire que nous avons décrite est définitive. Il n'est pas en effet impossible qu'ultérieurement, au bout d'une suppression beaucoup plus longue, le rythme respiraloire redevienne normal, et que la quantité d'air circulant par mouvement respiratoire dans un seul poumon devienne alors équivalente à celle qui circulait antérieurement dans l'appareil respiratoire total. Ce serait alors là une compensation respiratoire parfaite, et telle que nous l'avons constatée chez la tortue.

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