FOND
Toutes corrections effectuées, on sera en possession de deux éléments : volume d'air expiré (1) et oxygène consommé dans le même temps.
L'évaluation de la teneur en CG O? de l'air expiré n'a pas élé faite, les erreurs dues au procédé employé et commises dans l'analyse, ne permettant pas d'apporter une précision suffisante dans les résultats obtenus.
Comme précédemment, l'animal en expérience est à l'état de veille et au repos ; son poids est noté chaque
Jour.
B. — Résultats (Schéma Il).
Immédiatement après la suppression fonctionnelle d’un poumon, le volume d'air expiré dans un temps donné diminue et tombe à un chiffre très inférieur au chiffre normal. Au bout de 7 à 8 jours ce volume est redevenu ‘sensiblement égal à ce qu'il était avant toute intervention, Les faits observés à ce sujet sont absolument identiques à ceux exposés ci-dessus et concernant la ventilation pulmonaire.
Après la suppression fonctionnelle du poumon, la quantité d'oxygène absorbée et calculée en fonction du volume total d'air expiré diminue également. Elle tombe
à un chiffre bas : (1 em © en 4 minutes au lieu de
(4) I convient de noter que l'évaluation en volume de l'air expiré est également un procédé de contrôle des résultats exposés précédemment et concernant la ventilation pulmonaire. Les variations de la quantité d'air circulant dans l'appareil pulmonaire après ligature d'une bronche doivent, en effet, être sensiblement les mêmes que celles de l'air expiré recueilli dans les conditions de l'expérimentation actuelle, ce qui se vérifie d'ailleurs par comparaison des schémas Let II. C'est d'ailleurs ce procédé que nous avons employé dans la vérification expérimentale que nous signalons page 23.
3 cm avant la ligature). Cette quantité d'oxygène demeure faible pendant un certain lemps, et, alors que le volume d'air expiré redevient normal au bout de sept à huit jours, le chiffre de l'oxygène ne redevient normal que passé ce délai. La quantité d'oxygène absorbée au niveau de l'épithelium pulmonaire ne commence à augmenter qu'au moment où la quantité d'air circulant dans le poumon est redevenue normale. À ce moment, ainsi qu'il à été exposé antérieurement, l'amplitude des mouvements respiratoires diminue, mais leur fréquence augmente, Très rapidement, à partir de, ce moment, la quantité d'oxygène absorbé augmente. Elle atteint très vite le chiffre normal qu'elle dépasse même parfois. A partir de ce moment, le chiffre d'oxygène est redevenu normal, et le poids de Fanimal, qui jusqu'alors avait diminué augmente à nouveau.
En résumé, comme ‘pour la ventilation, la quantité d'oxygène absorbé étant revenue à son chiffre normal, il y à suppléance au point de vue des échanges respiratoires. Cette suppléance à lieu tardivement, et ne paraît pas être contemporaine de Ta suppléance en ventilation
pulmonaire.