‹ La responsabilité des criminelsChapitre 33 sur 82 · Maurice de Fleury, loco cit , p · texte numérisé non relu

Maurice de Fleury, loco cit , p

2. Les divers passages soulignés dans es citations de Tarde et de Saleilles le sont par moi.

inutile. Nous devons considérer et traiter comme responsable tout homme qui s'est montré violemment antipathique à ses pareils, insociable, à condition qu'il soit identique à lui-même... Bien que nous ne soyons pas libres , la société ne peut, en aucune façon, traiter les hommes, ainsi que des chiens enragés dont on se débarrasse. »

« Je ne connais pas de jury, dit Tarde l , ni de tribunal quelconque qui ait jamais songé à se demander, avant de condamner un homme, s'il avait été cause première ou seulement cause seconde de son acte. Cause réelle, cela suffit. Il est une causalité intérieure, un déterminisme psychique, comme dirait M. Fouillée, qui fait que notre acte est vraiment nôtre, qu'il nous appartient, à nous exclusivement. »

Qu'est-ce donc en définitive que l'idée de responsabilité et d'irresponsabilité * ?

« La responsabilité d'une personne envers une autre suppose ces conditions réunies : 1° qu'il existe un certain degré de similitude sociale entre ces deux personnes ; 2° que la première, cause de l'acte incriminé, ait été elle-même et soit restée

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