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tion du devoir ou tout au moins celle des nécessités objectives de la vie réelle. Avec cela l’absence de toute croyance religieuse m’a privé du frein qu’elle eut pu me donner.
« Je suis doué d’une bonne intelligence spéculative et d’une imagination et d’une sensibilité un peu excessives. Malheureusement, j’ai peu de bon sens, de tact, j’ai ce qu’on appelle l’esprit faux... Mon initiation sexuelle s’est faite trop tôt. Je fus initié à la volupté par un prêtre indigne. Je passe sur ces turpitudes, mais je pris goût à la chose normale. Je n'avais pas quatorze ans lorsque j’eus ma première maîtresse. Au lieu de me méfier d’une telle complexion, j’ai eu la puérilité d’en tirer orgueil. Je me prenais pour un surhomme de Niefzche.
«< Un livre a exercé une grande influence sur moi, c’est « Monsieur de Camors », par Octave Feuillet. La seule restriction « ne faites rien de bas > me semblait suffisante. Je me suis attaché à toutes les formules de ce genre « Un gentleman doit payer », dit Herbert Fergau au M. Vorisaka dans « La Bataille », de Claude Farrère. « Il ne faut pas agir comme un affranchi » fait dire Sienkiewicz à Pétronne, dans Quo Vadis ».
« Faguet a analysé cette « morale de l’honneur ». Hélas, j’ai appris qu’elle ne suffit pas. ............ « Quoi qu’il en soit, le livre de Feuillet m’avait inspiré le sonnet suivant que je crois devoir reproduire car il est symptomatique de ma triste mentalité de jeunesse.
La Foi des mes aïeux a déserté mon âme,
Je sais que dans le cœur tout n’est que vanité.
L'amour fécond par qui vécut l’humanité
D'où nous vient toute ardeur, nous trompe et je pro- [clame :
L’espérance qu’en vain l’homme stupide acclame,