SOINS POSTOPÉRATOIRES LES SUITES DE L'OPÉRATION
Les soins post-opératoires méritent une extrême attention. Ges malades demandent à être surveillés de très près et pansés avec le plus grand soin.
Une fois ramenés dans leur lit,il ne faut pas, comme on Je fait pour les autres opérés, les étendre horizontalement mais, au contraire, les placer dans la position demi-assise. La tête et le buste sont surélevés, les jambes pliées et un coussin est placé en travers sous les genoux fléchis. De ce fait, la paroi abdominale est relächée et les sutures, moins tendues, ont plus de chances de ne pas sectionner les tissus.
Sinous supposons le cas le plus favorable : le chloroforme a été bien supporté, grâce à la parcimonie avec laquelle on a donnéle narcotique,il y a eu pas où peu de vomissements; par conséquent, les sutures n’ont pas eu à supporter de secousses saccadées et violentes. La température est normale et le pouls se maintient bon. Les drains sont enlevés le deuxième jour. S'il n’y a pas de suintement exagéré qui nécessite son changement, on laissera ensuite le pansement en place jusqu’à l’ablation des fils, qui a heu le septième Jour.
Les malades, restés couchés pendant quatre semaines, entières, peuvent alors tout doucement commencer à se lever un peu et essayer leurs forces. Plus tard, ils ou elles
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peuvent, s'ils veulent s’assujettir à ce soin, porter une ceinture abdominale souple, en flanelle, mais pour les cas ordinaires, la nécessité ne s’en fait:pas absolument sentir.
Il s’en faut cependant que les choses se passent toujours aussi simplement, et en vérité, il serait surprenant qu’après de telles interventions, on n’eût jamais à enregistrer que la guérison dans des conditions idéales. La pratique est parfois moins clémente au malade et au chirurgien. Quelles peuvent donc être les complications que nous aurons à combattre? Plusieurs auteurs ont signalé, et s’en sont plaints beaucoup, une véritable fonte adipeuse. L’écoulement ainsi établi peut durer plusieurs jours et varier d’abondance. Gette éliminationde graisse ne pourrait qu'être profitableau malade, si elle ne retardait un peu la cicatrisation des orifi ces de drainage. Chez une de nos malades, ce fait s’est produit. La guérison n'en fut pas moins bonne et durable. Le résultat heureux ne s’est pas démenti, et l’opérée n’a pa se défendre d’exprimer bien des fois au chirurgien le parfait contentement qu'elle éprouve de sa métamorphose.
On peut, et à juste titre, songer avec effroi aux conséquences de l'infection dans une plaie offrant de telles dimensions. L’immense étendue du champ opératoire, la difficulté de manier facilement un paquet de graisse et de peau d'un poids toujours considérable, souvent énorme, la longue durée et la complexité des manœuvres opératoires, rendent toujours possibles quelque petite faute ou négligence d’asepsie. La déchéance des tissus augmente encore leur réceptivité, Aussi, chez un assez grand nombre d'opérées, on à vu survenir des suppurations, qui, d’ailleurs, sont demeurées localisées et, après une évolution bénigne, ont parfaitement guéri. Il a toujours sufli de faire sauter quelques points de sutures aux endroits où les téguments