CONCLUSIONS
1° Chez un grand nombre de sujets porteurs de hernie ombilicale, la paroi abdominale est affaiblie dans ses plans musculo-aponévrotiques et chargée d’une prodigieuse quantité de graisse; la paroi est effondrée et pendante au-devant des cuisses et de la vulve. Ce prolapsus graisseux, il est facile de s’en assurer, contrarie toute la statique abdominale et même celle du corps tout entier et gêne considérablement les malades.
29 La hernie n’est donc qu’un élément d’une difformité assez complexe et s’il reste, certes, le principal, il faut reconnaître que la suppression de cette hernie ne suffit pas à remplir toutes les indications.
39 A l’acte essentiel qu’est la cure radicale de la hernie, il convient, dans des circonstances relativement nombreuses, d'ajouter, d’une part, une série de manœuvres destinées à réduire la paroi musculo-aponévrotique, à augmenter sa résistance et à lui rendre une tension normale, d’autre part, une résection très étendue de la peau et du pannicule adipeux sous-cutané.
49 La résection cutanéo-graisseuse, pour être suffisante, doit être faite dans des proportions en apparence énormes, et l’on sacrifiéra, sans hésiter, des bandes cutanéo-graisseuses offrant de 70 à 90 centimètres de longueur sur 20 à 25 de haut.
5° La facon la plus commode de fermer l’orifice ombilical est la suture transversale selon deux plans superposés.
60 La consolidation de la paroi musculo-aponévrotique
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sera obtenue par la création de bandes de renforcement de colonnes, soit au niveau de la ligne blanche, soit latéralement en dehors des muscles droits. Ces columnisations médiane et latérales, seront obtenues par le plissement des aponévroses à l’aide de surjets au catgut enfouissant des bandes de tissu fibreux. Dans les cas d’éventration, au niveau de la ligne blanche, la colonne médiane pourra exiger plusieurs surjets superposés, dont chacun enfouit plus profondément les précédents.
70 Par ces manœuvres,on procède donc à une véritable restauration de la paroi, à une laparoplastie.
On serait autorisé à de telles interventions même en l'absence de toute hernie pour remédier au prolapsus de la paroi abdominale et à une excessive accumulation de graisse sous les téguments.
8° Contrairement à ce que l’on aurait pu supposer a priori, ces interventions si larges, forcément longues et toujours assez complexes, se sont montrées jusqu'ici d’une bénignité remarquable.
90 Le bénéfice qu’en tirent ces malades est considérable, et l’on peut affirmer qu'il y a là un progrès réel et une application des plus heureuses dela chirurgie réparatrice.
Vu et Permis d'imprimer :
Le Président de thèse, HARTMANN.
Le Doyen, D. LANDOUZY.
Le vice-recleur de l'Académie de Paris,