OBSERVATION XXVI
. (N° 19.862, hôpital) Me F..., 26 ans, pas de grossesse.
Entre à l'hôpital le 23 mars 1921, pour troubles urinaires. Quinze jours, environ, avant son entrée sentit le matin, en se réveillant, une douleur ‘assez violente dans le bas-ventre, en même temps qu'elle éprouvait un violent besoin d'uriner. Mais tous ses efforts restent vains et un médecin, appelé, la sonde deux heures après et retire un litre d'urine; les douleurs disparaissent aussitôt. Depuis ce môment, la rétention aiguë ne s’est pas reproduile, mais à chaque miction, la malade a la sensation légèrement douloureuse d’un corps comprimant l’urètre. Aucun autre symptôme fonctionnel.
Toucher : Col collé contre la symphyse. Dans le cul-de-sac
postérieur, on sent une masse grosse comme le poing, très dure, assez régulière; le corps semble englobé dans la masse: Opérée le 5 mars 1921 (D' Cadenat). Hystérectomie subtotale.
Diagnostic opératoire : L'utérus est en avant, mais se continue avec une masse enclavée dans le bassin. Suites normales.
OBsERVATION XX VII.
(N° 22.000, hôpital) Me B.., 52 ans, 2 grossesses. Ménopause depuis 6 ans. …
Entre le 13 mars 1922, pour des douleurs abdominales, dont elle souffre depuis sa ménopause. Il y à 4 ans, pendant un mois la malade a éprouvé de grandes difficultés pour uriner et à deux reprises la rétention a nécessité le cathétérisme.
Toucher : Masse dure, considérable, occupant tout le vagin; à la partie antérieure de cette masse, on sent un orifice transversal qui semble être le col. Les mouvements communiqués à la masse vaginale se transmettent à une grosse masse que l’on sent par le palper abdominal.
Opérée le 16 novembre 1922 (D' Okinezic). Cœliotomie médiane sous-ombilicale. La vessie est remontée jusqu’à l'ombilic; elle est soulevée ainsi que le cul-de-sac vésical par la tumeur sousjacente. Il s’agit d’un fibrome entièrement inclus dans le ligament large et formé aux dépens de la face postérieure du col utérin; il remplit tout le cul-de-sac de Douglas. Le corps utérin est petit. En libérant la tumeur on trouve le vagin étiré à la partie antérieure de la tumeur. Les pédicules de l'artère utérine, surtout celui du côté droit, sont étalés et dissociés à la surface de la tumeur. Hystérectomie totale. Celle-ci faite, on s'aperçoit que la face postérieure de la vessie est très amincie et réduite, en un point, à une paroi translucide. En essayant de la consolider par refoulement et capitonnage de la -musculeuse, une pince détermine un petit orifice punctiforme, par lequel sort de l’urine. Suture de la paroi vésicale en deux plans au catgut. Fermeture du vagin et péritonisation. Fermeture de la paroi en un plan.
Suites : Urines sanglantes pendant les quatre premiers jours, urines troubles le cinquième : lavage de vessie.
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OBservaTION XX VIII.
(NES personnelle’) M%% D.., 34 ans, pas de grossesse. Entre à l'hôpital à la Pitié le 7 octobre 1900.
Douleurs pelviennes depuis un àn environ, pas d'hémorragies pas de leucorrhée. Depuis trois mois, se plaint de difficultés de la imiction, mais elle ne souffre pas pendant celle-ci; parfois, elle ne peut uriner, et depuis un mois à dû se faire sonder à plusieurs reprises.
Toucher : col porté en masse en arrière, à orifice regardant en bas et en arrière. En avant du col, faisant saillie dans le vagin, on trouve une tumeur arrondie, dure, séparée du col par un sillon et qu'on retrouve par le palper abdominal de la région hypogastrique. Cette tumeur remonte jusqu'à deux travers de doigt au-dessous de l’ombilic et s'étend d'une fosse iliaque à l'autre. Les mouvements imprimés à cetle tumeur se transmettent au col. En arrière et à droite du col, dans le cul-de-sac postérieur, on trouve une autre tumeur également arrondie, dure, et mobile dans une certaine mesure. Opérée le 13 octobre 1900 (Professeur Hartmann), castration bilatérale après myomectomie. La vessie remonte jusqu’à mi-distance de l’ombilic : incision transversale du péritoine entre le fond de l'utérus et la vessie et énucléation par morcellement d’un fibrome intermédiaire à l'utérus et à la vessie. Suture de la poche par un surjet à étages successifs. Suites normales.