AIME
Les membres inférieurs sont arqués et en genu varum. Il y a un pied bot varüs équin à gauche.
Les pieds (et les orteils) sont, à part celà, normalement confor-
més.
Le cordon ombilical semble normal, mais ilest inséré très
bas.
OBSERVATION IV
Musée de la Clinique Tarnier.
Lithopædion de cinq mois et demi,
Dans l’ensemble il est recroquevillé sur lui-même ; nombreuses inscrustations calcaires surtout sur la face.
Tout l’occipital et le pariétal gauches sont enfoncés.
L'oreille gauche est normale. L’oreille droite est également normale.
Le front se laisse déprimer avec la plus grande facilité.
La face est remarquablement bien formée.
Le cuir chevelu est tout à fait normal.
Le bras droit est complètement atrophié. L'ensemble du bras, de l'épaule au coude, ne mesure que 3 centimèt’es ; l’atrophie porte surtout sur l’'avant-bras qui est presque inexistant.
On trouve seulement 2 doigts bien formés, que l'on a du mal à identifier (l’annulaire ? l’auriculaire ?)
Le bras gauche est absolument normal. Les doigts en sont parfaitement formés.
Le dos est recouvert d'incrüustations calcaires.
Les membres inférieurs (et leurs orteils) sont normaux. ds
Les organes génitaux sont également normaux, ce sont ceux d’une fille.
Le cordon ombilical est normal.
Le placenta est épais (piriforme, réniforme), spongieux, débot: dant très largement la poche amniotique qui ne s’incère que sur une toute petite partie du placenta. Amnios normal.
Le cordon est inséré au milieu du placenta.
OBSERVATION V
Musée de la Clinique Tarnier.
Lithopædion de six mois énviron (c'est en réalité un lithokelyÿ phopædion).
Il est accroupi, recroquevillé, ratatiné, tassé sur lui-même. Sa tête, son abdomen et une grande partie des membres inférieurs pelotonnés, sont encore en veloppés du sac ectopique, serti de
sels calcaires, qui moule étroitement les contours du corps qu'on devine sous cette coque épaisse, infiltrée, épousant parfaitement les moindres détails,
L'ensemble est extrêmement dur, véritablément pétrifié, incrusté, nullement aplati.
La tête est celle d'un hydrocéphale. Les bosses frontales bombées sont très développées. La palpation fait percevoir des crêtes rocheuses dans le crâne, et dans les intérvalles, on à, par endroit, la sensalion de carton mouillé, dépressible, craquelant.
La pression bitemporale permet d’aplatir assez fortement la tête,
Par contre, le massif facial est entièrement calcifié, dur comme 16 roc ; on y repère à peine l’emplacetent des yeux, qui sont déplacés par rapport au plañ de 8ymétrie de la face,
La cavité buccale ét le nez sont remplacés par des crêtes calcaires et des épinés très aiguës.
Le thorax et l'abdomen sont extrémement durs, volumineux, globuieux.
Le membre supérieur droit est atrophié, Le nombre des pièces osseuses semble normal, sauf lés dernières phalanges dont cértaines manquent.
Au contraire, le membre supérieur gauche est replié le long du corps, fléchi, calcifié, extrêmement dur encore enveloppé par la gangue calcaire du sac ectopique.
Le bassin très développé est dur comme du roc.
Les membres inférieurs sont recroquevillés, les genoux appliqués contre l'abdomen.
Un fragment de la poche adhère au pied droit. Les ortéils ne sont pas séparés (syndactylie).
Les organes génitaux setiblent normaux. Ce sont ceux d’une fille,
OBSERVATION VI Musée de la Clinique Tarnier.
Grossesse extra-utérine à terme,
Dans l’ensemble, fœtus déformé ne présentant pas la position riaturelle classique du fœtus in utero.
Les pariétaux et les froutaux chevauchent l’un sur l’autre, les
fontanelles sont ossifiées.
Absence du lambeau de cuir chevelu qui devrait recouvrir le frontal et le pariétal gauches.
Le nez extrêmement aplati est fracturé à sa partie moyenne. Le front est bombé, la face est aplatie. Le massif facial est
irès dur.
Ce que l’on voit du cuir chevelu semble normal.
L’oreille droite semble normale.
La partie gauche de la face et l'oreille gauche sont recouverts. du sac fœtal très adhérent en cet endroit.
L’occipital déplacé chevauche sur la nuque.
Au niveau du dos, perte de substance importante. Une demidouzaine de côtes sont détachées de la colonne vertébrale.
Le membre supérieur droit est à peu près normal ; cependant les quatre dernières phalanges manquent. Vaste perte de substance au coude, les os y sont entièrement à nu.
Le membre supérieur gauche est beaucoup plus lésé. L’humérus est visible dans ses 2/3 supérieurs. L’avant-bras est complètement aplati, informe, de même que la main dont on ne distingue que le pouce et l'index.
Membre inférieur droit recroquevillé.
Membre inférieur gauche en extension. On note une très impor-tante perte de substance de la fesse et de la cuisse droites.
Le pied droit est en varus équin.
Les pieds sont très mal formés, il n’y a pas d’orteils.
Les organes génitaux (femelles) sont normaux.
Le cordon ombilical est normal.
OBSERVATION Vil :
Musée de la Clinique Tarnier.
Extra-utérine à terme.
La poche dont le sac est membraneux, et translucide par endroit, est d'épaisseur variable (de 4 cm. à 1: mm.). Le cordon est fixé sur une partie amincie de la paroi de la poche.
Il y a de nombreuses brides amniotiques intra-sacculaires.
La poche est adhérente à l'utérus et greffée sur une paroi de l'utérus, en continuité directe avec le corps et le col auxquels elle est intimement unie.
De l’autre côté, les annexes sont absolument normales.
Le cordon a 20 centimètres de longueur.
Le fœtus, couvert de méconium, comprimé, enroulé sur luimême en ovoide, montre une tête dont la face est entièrement méconnaissable.
Le fœtus est dans la position classique du siège décomplété mode des fesses (les pieds à la hauteur du crâne).
Le petit pôle de l’ovoide est formé par les fesses, le gros pôle est formé par la tête.
Les pieds sont appliqués et comprimés sur le sommet du crâne dont ils épousent la forme.
Massif facial, complètement déformé, est impossible à décrire.
Le cuir chevelu est normal,
Les membres sont aplatis de même que le thorax sur lequel ils se moulent afin de combler les interstices de l’ovoide parfait que forme l’ensemble du fœtus, sans aucune solution de continuité apparente.
Les membres sont normaux mais laminés et enroulés.
OBSERVATION VHI
Musée de la Clinique Tarnier.
Grossesse tubaire à terme. Sac de grossesse extra-utérine.
Cavité aplatie transversalement mesurant dans son plus grand diamètre environ 25 centimètres.
Epaisseur de la poche variable,allant de 2 millimètres à o cm.5
Attenant à cette poche : un utérus gros comme un utérus gravide de un mois et demi conservant l’annexe de l’autre côté normale.
Le sac est sessile et implanté sur l'utérus, au niveau de son angle.
Le cordon ombilical est inséré au centre du placenta et sectionné à 15 centimètres de son point d'insertion,
Service du Professeur Brindeau,.
Quatre observations publiées.
(Leçons du jeudi soir.{Clinique Tarnier.)
OBSERVATION I
Il s'agissait d'une femme enceinte qui avait consulté son médecin pour de petites douleurs abdominales.
La femme se plaignait, en outre, de vomissements un peu plus fréquents qu’à l'ordinaire.
Ce médecin l'adresse à un accoucheur qui, après examen, conclut que la femme était enceinte de sept mois. Il fut convenu qu'il devait l’accoucher.
Un mois plus tard, la tête n’était pas engagée, mais il lui sembla cependant qu’il y avait tendance à l'engagement.
A l'époque du terme, l’accoucheur fut obligé de s'absenter, car il était souffrant, et comme la femme paraissait aller bien, il la
renvoya à son médecin. - Cette femme devait accoucher vers le 10 janvier. Le 20 jan-
vier, puis le 1° février arrivent et on n’entend plus les bruits du cœur : l'enfant était mort.
Le professeur Brindeau fut alors consulté et trouva le diagnostic plus facile à établir, car cette femme présentait des phénomènes de rétention prolongée. En outre, on sentait en avant, dans la fosse iliaque, une tumeur arrondie : c'était l'utérus vide qui se contractait. À
Comme cette femme était enceinte de onze mois, il devenait évident qu'il s'agissait d'une grossesse extra-utérine avec rétention.
OBSERVATION II
Il s'agissait d’une femme enceinte suivie par un médecin qui ne trouva rien de particulier.
Elle avait eu cependant, vers le troisième mois, quelques petites douleurs pour lesquelles on avait prononcé le mot d'appendicite ; puis les choses avaient paru s’arranger. Elle eut une seconde crise ; puis la grossesse continua.
A l'époque du terme, l'enfant mourut.
Quinze |jours ou trois semaines se passent, le médecin commence à irouver cela extraordinaire ; il pense à la possibilité d’une oblitération du col, et envoie la malade au professeur Brindeau, qui fit le diagnostic de grossesse extra-utériue parce qu’il sentait directement en avant, un utérus vide.
2e que l’on avait pris pour l'utérus gravide était en réalité le kyste fœtal absolument adhérent, qui ne se déplaçait ni à droite, ni à gauche.
OBSERVATION III
La femme était venue à la clinique Tarnier à plusieurs reprises.
Elle était au dortoir des femmes enceintes.
À un moment donné, l'enfant cesse de remuer et on n’entend plus les bruits du cœur. La malade a quelques petites douleurs ; on croit qu’elle va entrer en travail ; mais il n’en est rien.
Malgré les conseils du professeur Brindeau, elle rentre chez elle.
Un mois plus tard, elle revient, Elle était à son douzième mois de grossesse.
Comme le col était extrêmement étroit et qu'on ne trouvait l'utérus nulle part; comme la masse était relativement mobile, le professeur Brindeau pensait qu'il s’agissail : ou bien d’une oblitération cicatricielle du col avec faux travail (comme cela arrive parfois dans le cancer du col), ou bien d'une grossesse extrautérine,
On commença par endormir la malade et le professeur Brindeau décida, si le col était en cause, de l’opérer par les voies vaturelles ; ou bien, s'il s'agissait d’une grossesse extra-utérine, de l’opérer par voie haute.
Il fut assez facile de trouver l'utérus vide,
D'autre part, M. Brindeau put introduire un cathéter dans la cavité déviée.
Dans ce cas également, le diagnostic n'avait pas été fait.
OBSERVATION V
Une femme étant surveillée par un médecin, entre en travail.
Du moment de son arrivée à la Clinique Tarnier, elle était en pleine péritonite et présentait des phénomènes extrêmement graves.
On pense à une rupture utérine.
Ayant ouvert le ventre, le P' Brindeau trouva un fœtus mort, putréfié au milieu des anses intestinales, retira le fœtus et le placenta, et put marsupialiser la poche.
La malade, qui était dans un état très grave, alla beaucoup mieux : mais le dixième jour, elle mourut d’embolie.
Résumé d’une observation de MM. Demelin et Bouchacourt à proposid'un cas de rétention pendant quatre ans d’un fœtus extra-utérin, près du terme (1903).
Année 1899.
Fenime 41 ans. Dernières règles le 5 juin. Très fatiguée et hospitalisée au huitième mois.A 32 ans règles devenues irrégulières.
4 grossesses antérieures à terme (2 morts de convulsions) et une gemellaire à sept mois (enfants morts de débilité congénitale).
Au début de sa grossesse,violentes douleurs abdominales disparues au bout de huit jours.
Pendant deux mois, souffrance dars l'abdomen et forte constipation.
En août, seulement une sensation de gêne dans le bas ventre.
Le 11 novembre, abdomen plus développé que normalement ; la malade se trouve plus lourde et plus grosse qu'aux autres grossesses. Tension abdominale.
Petit sommet en bas, 2 pôles fœtaux qui ballottent en 2 autres points foyer unique d’ausculiation à droite.
Très vives douleurs le 14 janvier, on croit au travail puis intestin, maximum dans le creux épigastrique et hypocondres.
Température 38e 5.
On pense à des troubles intestinaux. Purgatifs sans effet.
Etat général aggravé le 16 janvier. Facies pseudo-péritonéal. Hyperesthésie extrêmement douloureuse du creux épigastrique et des hypocondres.
Diagnostics discutés. Péritonite ? Lithiase biliaire ?
6 38,6. Isolement. Vomissements continus bilieux puis poracés. Lavements, 3 selles fétides. Pas de soulagement.
17 janvier, la glace calme la douleur, vomissements alimentares continus. Entéroclyses sans résultat. 6 de 37 à 38, 5.
27 janvier, calomel, abondante débâcle fétide, soulagement.
22 janvier, 6 38, amélioration. Abdomen très tendu. Bruit du cœur bon. |
3 février.Nouvelles douleurs abdominales. Convulsions tumultueuses de l'enfant. Le soir : plus aucun mouvement.
5 février, galactorrhée abondante. Plus de bruit du cœur.Amélioration de la malade.
10 février. Etat général satisfaisant, tout rentre dans l’ordre. Abdomen moins tendu, diminué de volume. Pas de crépitation osseuse de la tête. ;
Au devant de la présentation, petite tumeur (mandarine) délimitée ; on nesent pas de contraction de ce qu’on croit être la paroi utérine ; le col esttrès près derrière la symphyse pubienne.
La présentation est très haute et en arrière.La petite tumeur a la consistance d’un fibrome ramolli.
8 mars et la suite, perte de sang noirâtre.
26 mars,douleurs périodiques (on pense au travail). Col presque complètement effacé. Les douleurs disparaissent au bout de huit heures.
27 mars et la suite, plus de douleurs. Le col a repris sa longueur normale. Pertes de sang noirâtre et poisseux jusqu'au 15 avril.
30 avril,plus de souffrance ni de perte.Ventre diminué et mou (6 mois). Partie fœtale difficile à délimiter. La malade rentre chez elle.
18r mai. Perte de sang rosé.Repos de quatre mois. Amélioration progressive.
Septembre. — Reprend son métier (cartouchière) ; quatre ou cinq jours de règles tous les deux ou trois mois.
Février 1900. — Rien de nouveau.
Diagnostic de grossesse extra-utérine. Identification de l'utérus avec la petite tumeur suspubienne . En arrière et au-dessus masse ferme inégale, pierreuse par endroits.
Radiographie : opacité très grande de la tumeur.
On préconise l’expectation.
FA
Après quatre ans de calme, brusques douleurs abdominales très vives, le 1°r août 1903.
15 août 1903. Transport à la Clinique Tarnier pouropération libératoire.
Aspect général mauvais. Insomnies. Pas d’albumine.
Examen : volumineux ovoide à grand axe transversal ; très dur, dépassant un peu l’ombilic et situé en arrière de bte. qui est normal. Douleurs.
3° septembre. — Intervention. MM. Bouchacourt, Brindeau, Demelin. Poche kystique dure contenant matière caséeuse jaunâtre. Fœtus très fléchi sur lui-même adhérent à la paroi de la poche kystique. Placenta (discoïde jaune et scléreux, diamètre 10 centimètres, épaisseur o cm.o1,adhérent intimement à la poche kystique qui adhère elle-même étroitement à l’épiplon,à l'utérus). Onne tente pas le décollement. Marsupialisation de la poche. 2 drains.
Ce fœtus était presque à nu dans la poche kystique.
3 septembre au soir : 6 36,8. Pouls à 100. Somnolence. Dyspnée.
4 septembre. — Etat général bon. 6 normale. Pouls 112. Urine trouble et rougeâtre. Paralysie intestinale.
5 septembre. — Même état.
6 septembre. — Garde-robe très fétide.
7 septembre. — Etat général moins bon Tympanisme augmenté.
8 septembre. — Gaz en abondance.
9 septembre. — Fatigues. 0]37,4. Pouls 114. R. 36.
10 septembre. — Aggravation. 6 38. Pouls 118. R.40, congestion pulmonaire de la base droite.
11 septembre. — Enlèvement des fils les jours suivants,liquide du sac fétide.
19 septembre. — P. et r. normaux. La poche se rétrécit latéralement de plus en plus.
30 septembre. — Malade très bien.
4 octobre et suite 22 octobre.— Suppression de tout-drain.
6 novembre. — La malade quitte le service en parfait état. Etroit trajet fistuleux de 4 centimètres.
Fœtus.
Longueur totale : 56 centimètres.
Poids: 1.525 grammes,
Méplats de compression.
Coloration jaunâtre.
Sensation savonneuse de la peau.
Tête aplatie transversalement.
Face peu déformée, chevauchement considérable des os du
crâne.
Cuir chevelu se détachant et presque dépourvu de cheveux.
Larges pertes de substances : pointe et bord interne de l’omoplate gauche et les 5 dernières côtes droites. Vertèbres dorsales mises à nu, omoplate droite recouverte de ses muscles.
Fesse et partie supérieure de la cuisse droite.
Tête fémorale hors de l'acétobulum et à nu, le talon du pied droit s'enfonce dans cette brèche (talus valgus excessif).
Malléole interne dénudée.
Articulation tibio-tarsienne ouverte. :
Bras gauche : muscles disséqués, articulation de l'épaule ouverte.
Pieds et mains recroquevillés, les doigts n’ont plus leur direc tion normale.
Métacarpiens gauches dénudés.
La tête a creusé une large cupule en effondrant les côtes et le sternum.
Incision linéaire et petits trous ronds taillés à l’emporte-pièce dans la partie externe de l'avant-bras et du bras droits.
Aspect d'ensemble : corps corrodé par les acides.
Cordon ombilical blanchâtre et résistant.
ANNEXE I Observations de M. le Professeur Stamm (de Mayence).
Zeitschrift für Geburshülfe und gynecologie 1925.Hofmeier und Franz (Ferdinand Enke, à Stuttgart). — Direktor Kupferberg.
Über extra-uteringravidität Von Dr med. F. Stamm,
Volontärarzt.
Sur un cas spécial de grossesse intra-utérine ligamentaire secondaire : Stamm (n° 172). — Année 1923.
Mme Th. B..., primipare,29 ans.
Anamèse : à 11 ans, érysipèle de la face, 1'® menstruation à 17 ans, rien de spécial. Il y a 2 ans, extérieurement laparotomie probablement à cause d’un hydramnios.
Dernière menstruation 15 avril.
Depuis 5 juin, hémorragies de force variable. Le médecin appelé ordonne repos au lit et des gouttes.Sur quoi l’hémorragie cesse mi-juillet. Fin juin, la patiente fit une injection (!) É
Après une demi-heure, il y eut de très violentes tranchées, mais qui disparurent le lendemain.
Dans la nuit du 1er au 2 août, subitement très violentes douleurs de ventre, pseudo-crampe.
Etat du 2 août :
Etat alimentaire médiocre,pàleur dela peau et des muqueuses, le col se trouve pris derrière la symphyse, utérus refoulé vers la droite et devant, gros comme un petit poing.
A gauche, à côté de l’utérus, tumeur grosse comme la tête d’nn petit enfant, très sensible à la pression,elle fluctue,elle fait bomber le Douglas fortement, le col devient ballottant.
Colostrum.
Pas de métrorragie, pertes jaunes (gonocoque).
Hémocytologie.
Taux d’hémoglobine : 60 %.
Coagulation du sang : 20 minutes.
Leucocytes : 30.000.
Erythrocytes : 4.000.000.
Tension artérielle 10,5-6,5.
Pouls : 68,
Comme le diagnostic hésitait entre tumeur annexe avec exsudat dans le Douglas chez une femme enceinte de 3 mois, et une grossesse tubaire gauche, on procéda à une ponction d'essai du Douglas qui donna un liquide laiteux ; par conséquent le diagnostic de grossesse ectopique fut abandonné pour cette raison, et la patiente fut traitée conservativement. -
7 août. — De temps à autre, très violentes douleurs sous forme de crampes à gauche.
11 août. — Jlématologie.
Taux d’hémoglobine : 50 %,.
Coagulation du sang : vingt-deux minutes.
Leucocytes : 10.600.
Hématies : 4.000.000,