MODIFICATIONS DU CLICHÉ
tate surtout dans certains massifs de verdure auprès d'habitations blanches ; la maison est bien venue, vigoureuse même, mais tout à côté se trouvent des arbres verts, des massifs incomplètement venus. Il peut y avoir aussi des parties de terrain que le soleil ne frappait pas. Si on avait renforcé l'ensemble, les endroits légers se seraient bien améliorés, mais les parties vigoureuses, la maison par exemple, qui a juste les valeurs voulues, se seraient mal trouvées de ce traitement.
Pour avoir quelques détails de plus dans des parties relativement secondaires on eût sacrifié l'ensemble, tandis qu'en laissant le cliché comme il est, et en rehaussant les ombres, tout s'harmonisera.
Parfois, avec certains clichés qui n'auraient pu supporter la réduction sans danger, c'est le contraire qui se produit. Tout irait très bien mais par endroits on a à déplorer trop d'intensite; répreuve vient bien jusqu'à un moment donné, mais, ensuite, les lumières restent trop blanches. Si Ton pousse rimpression,ces grands blancs ne valent guère mieux et les ombres se brûlent. On a donc à choisir entre deux maux,
OU imprimer l'ensemble et supporter des blancs crus, ou bien obtenir quelques détails dans les parties trop vigoureuses et sacrifier tout le reste.
L'un et l'autre sont impossible, il faut trouver un moyen terme et essayer de tout avoir.
Si, quand les parties ombrées sont imprimées le plus fortement possible, on a cependant obtenu certains détails dans les lumières, on poussera Timpression de l'épreuve jusqu'à la dernière limite possible pour l'ensemble, et la trop grande crudité des blancs sera atténuée en teintant légèrement Tépreuve, pendant quelques secondes, au sortir du châssis. C'est un voile léger qu'il faut produire mais si on faisait cette opération au soleil, ou si elle était trop prolongée, on risquerait de dépasser le but et de produire une épreuve grise.
Ce remède, un peu homéopathique, ne doit s'appliquer que lorsque le mal est léger, mais si le défaut dont nous venons de parler était trop marqué, il faudrait avoir recours à un autre moyen plus rationnel. Le voici :
On imprimera une épreuve de toute la grandeur du cliché, puis, à l'aide de petits ciseaux ou de la pointe d'un canif, coupant très bfen.