III. Suivons notre roi au combat
La direction que je vous donne est tout opposée à celle du monde. Il flatte l'amourpi'opre et la sensualité, moi je les combats. Mais vous savez pourquoi je les combats, et quel est le profit de vos luttes poiu* la gloire de mon Père, pour les âmes et pour vou«même. Si un roi disait à son peuple : « l'ennemi est à nos portes, je vais le combattre, qui veut se joindre à moi ? Mais qu'on le remarque bien, je ne veux que des soldats courageux et dévoués, de bons clievaliers qui acceptent de mener avec moi la vie austère des camps. Plus on fera des sacrifices avec moi, plus on aura de part ou
2G0 LA rktuahk du sacré-cœur.
butin. ^ Que répondraient les lionmies de cœur et de coui'age ? Ils s'offi'iraient avec empressement pour aller en campagne, en menant la vie austère et rude de leur roi.
C'est ce que je demande aussi de ceux qui m'aiment. Mes ennemis et les leurs sont les mêmes. Je les ai combattus en embrassant la pauvreté et l'abnégation. Je vous appelle à me suivre. Le moins que vous puissiez, faire est de résister à la sensualité et à r amour-propre, pour n'être i)as vaincus et entrainés dans leurs excès ; mais si vous voulez être vaillants et bons soldats, vous ferez plus, vous poursuivrez à fond ces ennemis. Vous irez droit contre eux en aimant l'humilité, l'obéissance, la pauvreté, le sacrifice comme mon C(eur les a aimés. Oh ! alors vous serez mes amis et vous m'aiderez à vaincre le monde.
Mais pour cela, il faut vous mettre à bien étudier votre modèle ; à bien considérer ma vie, à voir comment j'ai mené le combat moi-même et à me suivre. Allez souvent de Bethléem au Calvaire. Suivez-moi, et vous deviendrez des vaillants au service de votre roi.
Je vous l'ai dit déjà, les sacrifices que
l'on fait avec moi sont bien compensés. Mon Joug- est doux et mon fardeau léger.
Je récompense de suite par des joies inexprimables : Centuplum occipietis mine et in iempore hoc. (Marc, x.'
Vous en avez fait l'épreuve. Quelles n'étaient pas votre joie intime et la paix de vos âmes, quand vous étiez fervents et réguliers! Quand vous étiez généreux, c'était plus que de la joie, c'était une ivresse spirituelle. Vous avez perdu la paix quand vous vous êtes relâchés, vous la retrouverez en redevenant fervents.
Ainsi, pour que je règne véritablement dans vos cœurs, tenez-les bien purs. C'est la première condition. Puis soyez toujom^s attentifs à ma voix et à ma grâce. Apprenez que je suis doux et humble de cœur. Soyez comme moi humbles de cœur et dociles aux directions de la grâce. Faites à chaque instant ce que vous dicte votre conscience éclairée par mon Esprit. Si vous me laissez vivre en vous, votre vie sera toute illuminée, toute fortifiée. Je serai moimôme votre lumière, votre paix et votre force : Egoreficiam vos. y(%h
AFFECTIONS ET RESOLUTIONS
0 bon Maître, venez, vivez et régnez en vos serviteurs. Les serviteurs infidèles ne voulaient pas de l'autorité de leur roi et niaitre : Noiamus hune regnare super nos. Moi je vous prie au contraire de venir en moi et d'y régner sans réserve. Je veux purifier de nouveau mon cœur pour qu'il puisse être votre temple. Je veux vous y faire un trône et m'y tenir à vos pieds. Je veux vous consulter en tout, et toujours faire votre volonté. Cœur de Jésus vivez et régnez en moi et dirigez-moi.
BOUQUET SPIRITUEL
— Oinnia mihi tradita sunt a Pâtre meo {S. Mattli. XI.)
— ToUitejufjum nieiim super vos el invemetis requiem anhnabus vcstris. (Ibid.)
— Domine, quid me vis facere? (Act.
IX, (j.i
— Mon Père m'a tout remis en mains.
(S. Matth. XI.)
— Prenez mon joug, et vous trouverez la paix intérieure. (Id.)
xxvr' :s[£DiTxVTio.\. 263
— Seigneur, que voulez-vous que je fasse ^^ (Act. ixj.
26e ilXftttûtion.