‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 124 sur 180 · II. Pourquoi nous devons être humbles · texte numérisé non relu

II. Pourquoi nous devons être humbles

Pour vous, en dehors même du désir d'imiter les sentiments de mon cœur et d'imiter ma sainte Mère, les motifs d'humilité sont bien puissants. 11 y a d'abord la faiblesse, les imperfections et la dépendance de votre nature. Qu'étes-vous donc? une pauvre créature, qui n'a qu'un souffle de vie : Homo quasi flos egreditur et conteritur, et fugit velut umhra. (Job. xiv, 2.) La vie de l'homme est fragile conmie celle de la Heur qu'on foule aux pieds.

Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu? Et ^i vous tenez tout, même l'être et la vie, de la libéralité de votre Créateur, de quoi pouvez-vous vous glorifier? Quid gloriaris, quasi non acceperis? 1. Cor. iv, 7.) Vous n'êtes rien de vous-mêmes, vous n'êtes que de pauvres créatures absolument dépendantes. Mais ce n'est pas tout, vous êtes do plus des pécheurs qui avez souvent offensé votre Dieu.

Ce ne sont pas les péchés d' autrui que vous portez, mais les vôti'es. Ne sont-ils

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pas bien nombreux, bien grands peut-être? et un seul péché véniel serait déjà im motif infini d'humilité.

L'humilité est de plus un préservatif contre les tentations toujom^s renaissantes de l'orgueil. N'est-ce pas encore tm motif bien puissant poin* l'aimer ?

Vos actes d'htimilité répai^ent votre orgueil passé. Sous ce rapport encore ils sont bien nécessaires.

Vous pouvez encore aimer l'humilité dans mi esprit apostolique, poiu* obtenir des grâces pom* les péchem's et pai^ticulièrement pour les orgueilleux, en réparant ce qui est pour eux le principal obstacle aux g-ràces de conversion.

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