III. Moyens à prendre
Prenez à l'avenir tous les moj-ens pour ne plus blesser mon Cœur. Après l'amour ardent de cette belle vertu, que je viens de vous inculquer, le premier moyen c'est l'hoi*reur du vice contraire. Ce vice m'est si odieu^, il est si détesté des anges et des saints ! Il est si dangereux pour le salut, par la violence des passions qui l'accompagnent et par la ténacité des habitudes qu'il provoque ! Il est suscité par des démons si répugnants ! II revêt comme d'un manteau de puanteur ceux qui en sont atteints.
Cette sainte liori'eur du vice inq)ur est bien précieuse, demandez la souvent dans vos prières ])ai' l'intercession de ma sainte Mère.
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Un autre moyen c'est la modestie. Observez-la dans vos regards, dans votre pensée, dans votre imagination. Par là, vous fermez la porte aux tentations. Imitez en cela la prudence de ma Mère. C'est souvent par les yeux que le péché fait son entrée dans les âmes.
Défiez- vous des attaches naturelles pour les créatures. Elles éloignent d'abord de la piété, elles conduisent ensuite au péché. Elles font perdre l'esprit d'oraison, le recueillement, la paix de l'àme, elles affaiblissent le goût des sacrements. Elles nuisent à l'obéissance et même à la sincérité des confessions. On cherche des excuses poui' se satisfaire et on n'obéit pas. On n'ose pas dire à son directeur la cause de sa tiédeui\ Enfin ces attaches éloignent de Tamoui" divin.
Je fis voir à ma pieuse servante "Marguerite-Marie combien des âmes religieuses souffi^aient en purgatoire pom' avoir conservé ce défaut, qui avait failli les perdre.
Un autre moyen nécessaire, c'est la mortification. Il faut en faire quelque pratique chaque jour. Si votre corps ne sent pas l'aiguillon de la mortification, il se rendra le maître et vous conduira au péché.
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Enfin le moyen le plus puissant c'est l'union avec moi et particulièrement avec mon Cœur sacré. Si vous êtes habituellement attentif à ma grâce qui agit en vous, à mon Esprit par lequel je vis en votre cœur, mon amour régnera en vous et domiuera tout autre sentiment. Et mon amour est essentiellement purifiant.
Prenez donc de généreuses résolutions.
Cette vertu est si précieuse pour tous ! Elle me séduit, elle m'attire. Je me plais, parmi les lis, et les âmes vierges seront au ciel même mes compagnes les plus intimes. Si ma grâce vous appelle à la perfection de la chasteté pour faire de vos âmes mes épouses, ne lui résistez pas.
AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS
Bon Maitre, j'ai mieux compris maintenant la beauté de cette vertu et le charme qu elle exerce sur votre Cœur. Pardonnezmoi toutes les fautes que j'ai commises contre cette vertu. Je les regrette surtout parce qu'elles vous ont attristé et offensé. J'ai horreur du vice contraire. Je le déteste et lui jure une haine profonde. Augmentez
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encore en mon cœur cette horreur salutaire. Je prendrai tous les moyens que vous m'avez indiqués et particulièrement l'union avec vous et la docilité à votre grâce.
BOUQUET SPIRITUEL
— Quam pulchra est casta generaiio cum claritate! ;Sap. iv.)
— Virgines sequuntur agnum quocumque ierit. (Apoc.)
— Dilectus meus mihi et ego illi qui pascitur inter lilia. (Gant, vi.)
— Que les âmes chastes sont belles et dignes d'honneur! (Sap. n.)
— Les vierges accompagnent toujoui's l'Agneau. (Apoc.)
— Mon bien-aimé est à moi et je suis à mon bien-aimé, qui se plaît parmi les lis. (Gant. VI.)
29e illfîïitûtton.