‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 153 sur 180 · III. Considé7'ons les âmes à sauver · texte numérisé non relu

III. Considé7'ons les âmes à sauver

Maintenant je viens à vous. Voyez; mes enfants ont faim de la parole de Dieu et des sacrements : Parvuli petierunt panem et 7ion erat qui franger et eis. (Jer. iv. 4.)

N'en aurez-Tous pas pitié? Les œuvres d'apostolat et d'enseignement demandent des bonnes volontés. La moisson est grande, • 't les ouvriers font défaut.

Voyez les discordes sociales. Qui s'interposera entre le riche et le pauvre, pour prêcher à tous deux leurs devoirs de justice et de charité? Vous voyez les abus d'un côté engendrer la révolte de l'autre, vous entendez les revendications menaçantes de l'envie. Il faut multiplier les apôtres de la justice et de la paix.

II faut des hommes de prière et de sacrilice, qui interviennent auprès de mon Père pom' apaiser sa justice. La prière est si puissante ! Un peu de pénitence et de réparation a tant de puissance sur le cœur de mon Père. Il désire voir ainsi son bras arrêté. Il cherche ces cautions, ces arbitres de la prière et de la pénitence ! Quœsivi virum qui se interponeretet staretopposiius contra me pro terra ne dissiparera eam. (Ezech. 22.)

Ne voudrez-vous pas donner votre concours à l'œuvre du salut?

Resterez-vous sourds à mon appel? Si vous m'aimez, paissez mes agneaux. Ils sont sans pasteur, ils ont faim et soif, conduisez-les au pâturage.

Je tiendrai pour ûiit à moi-même ce que vous ferez pour le plus pet it d'entre mes frères .

Je suis venu apporter le feu du zèle suila terre, et je n'ai qu'un désir, c'est qu'il s'allume, qu'il se propage et qu'il gagne la terre entière.

Le temps presse : les loups dévorent les agneaux, les renards ravagent mes moissons, mon peuple est opprimé, les âmes tombent en enfer comme les feuilles des arbres ; qui se lèvera pour m'aider et travailler avec moi ?

Je promets une belle récompense aux apôtres : l'amitié spéciale de mon cœur d'abord et puis une gloire particulière au ciel, où ils brilleront comme brillent les étoiles au firmament. Ils auront un trône d'Iionneu)' parmi les autres.

Venez donc avec moi, vous qui m'aimez et je ferai de vous des conquérants, puissants en œuvres et en mérites.

XXXm^ MÉDITATION. 341

AFFECTIONS ET RESOLUTIONS

Bon Maître, me voici, faites de moi ce que vous voudrez. Je désire sauver des âmes, les arracher au démon et à l'enfer et les conduire au ciel pour qu'elles vous aiment et vous louent toute l'éternité. Augmentez encore ce désir et ce zèle dans mon cœm\ Si je vous avais aimé davantage, j'aurais lait plus pom* les âmes qui sont si chères à votre Cœm\ Pardonnez-moi. Je vais commencer de nouveau, dans la mesure de ma vocation.

BOUQUET SPIRITUEL

— Venite post me et -faciam vos fieri piscatores hominum. (Matth. iv.)

— Messis quidem multa, operarii autem paiid. (Matth. ix.)

— Ecce ego, mitte me. (Is. 6.)

— Venez à ma suite et je vous ferai pécheurs d'hommes. (Matth. iv.)

— La moisson est grande, et les moissonneurs font défaut. (Matth. ix.)

— Me voici. Seigneur, envovez-moi.

ils. 6.)

RKT. DU S.-C. 29

34e iîlfî>itûtton.

LA GÉNÉROSITÉ, MESURE DE l' AMOUR.

Préparation pour la veille.

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