II. // appelle ses apôlres
Mais je voulais partager avec d'autres la grâce et l'honneur de l'apostolat. Je voulais des collaborateurs, qui travailleraient avec moi au salut du peuple. Et de même qu'un conquérant appelle de vaillants auxiliaires sous ses étendards, je commençai, en appelant mes apôtres et mes disciples, à recruter la tribu privilégiée des apôtres qui doit «hu-er jusqu'à la fin des temps.
J'allais à ceux que mon Cœur avait choisis
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et je leur proposais la conquête des âmes. Leurs désirs se portaient vers les choses teff-porelles et je les élevais plus haut. A ceux qui étaient à la pèche et qui se passionnaient pour prendre des poissons, je disais : « Venez avec moi et je a'ous ferai pêcheurs d'hommes; vous prendrez dans vos filets des hommes qui se perdent dans les filets de Satan et dans les abimes du péché. »
A ceux qui admiraient les belles moissons jaunissantes sous le soleil, et qui regrettaient qu'il n'y eut pas abondance de moissonnem-s pour mettre promptement les moissons à l'abri dans les greniers, je disais : « Il y a d'autres moissons qui jaunissent, ce sont les âmes qui sont prêtes pour le salut, mais il faut des moissonneurs pour les recueillir dans les greniers du père de famille, venez, et je vous ferai moissonnem^s d'àmes. »
Et quand nous avions devant nous sur la montagne une foule immense, pauvre €t manquant de pain, je faisais partager à mes disciples la compassion de mon cœur pour cette foule. Ils distribuaient le pain que j'avais multiplié et je lem- fis comprendre, comment les pauvres seraient aidés et relevés
l)ai' le règne de l'Evangile. Ce miracle, symbolisait l'Eucliaristie où tous les enfants (le Dieu sont assis à la même table; mais il avait aussi pour but de montrer comment le peuple serait secouru par le règne de la charité et de la justice.
Les apôtres et les disciples répondaient à mon appel. Je les ai formés pendant trois ans et je les laissai après la Pentecôte tout armés de grâces et de zèle pour conquérir l'univers.
J'ai choisi aussi de génération en génération des amis dévoués pour en faire mes collaborateurs, mes officiers dans la lutte contre l'ennemi de tout bien. Je leur ai montré la gloire de mon Père à défendre, les légions du ciel à compléter, les âmes à sauver. lis ont répondu à mon appel, ils ont travaillé avec zèle. Cette vocation est pour ceux qui en sont l'objet une grâce spéciale de mon Cœur. Remarquez dans l'Evangile la vocation d'un jeune homme rapportée par saint Marc. Je l'ai considéré, je l'ai aimé, puis je lui ai offert la vocation apos-^ tolique. (Marc, x.) C'est un don de choixque je fais à des âmes privilégiées.