III. Ce titre demetn^^ra cterncUement
Ce titre d'enfant de Dieu ne peut se perdre. De quelque manière que vous vous comportiez à l'égard de Dieu, il sera toujours vrai qu'il est votre père. Dans votre caractère ineffaçable de fils adoptif, vous lirez toujours l'indispensable obligation d'aimer Dieu. Vous y lirez votre condamnation, si vous ne l'aimez pas. Mais aussi
4() I.A KKTKAITK 1)1 SA<'KÉ-(.ŒIK .
ce titre sera le plus grand sujet de votre .joie dans le ciel si vous aimez votre Dieu. Mon Père, qui est infiniment aimable en luimême, vous paraîtra plus aimable encore envisagé en sa qualité de père. Ce titre vous autorisera à le louer plus amoureusement et à vous féliciter vous-même de ses perfections, à vous les approprier, à les regarder comme un bien commun à lui et à vous, en vertu des liens qui existent entre le père et le fils. Ce même titre sera en enfer, si vous avez le malheur d'j tomber, la source de vos plus affreux tourments, des i-eproclies cruels que vous vous ferez éternellement de n'avoir pas aimé un tel père, <'t de l'horrible désespoir où vous serez de ne pouvoir plus l'aimer.
Oh ! si vous connaissiez toutes les amabilités de mon Père, tous les droits qu'il a sur votre cœur, comme les damnés les connaissent, avec quelle violence ne vous sentiriezvous pas poussés à l'aimer ! Leur malheur est de repousser nécessairement ce puissant attrait de toute la force de leur volonté ; votre crime est d'y résister librement. Ils reconnaissent toujours Dieu pour leur père ; il« iio veulent pas l'aimer et ils ne peuvent
pas aimer autre chose. Quel état ! Si vous le méditez, il ne vous apjjrend pas moins que l'état des bienheureux, combien vous devez aimer ici -bas votre père, puisque l'amour jouissant fera le bonheur des uns et l'amour désespéré le maDieui' des autres.
AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS
O mon Dieu et mon Père, je vous remercie de ce don incomparable que vous m'avez fait de m'adopter comme votre enfant. C'est un titre à la fois si honorable et si doux î Enfant de Dieu ! Combien hélas ! j'ai profané ce titre jusqu'à présent ! Je veux l'être désormais dans la pratique comme je le suis en droit. Cette pensée m'aidera à mieux faire aujourd'hui et chaque jour l'offi-ande de toutes mes actions à mon Dieu en esprit d'amoui\ J'aurai plus à cœur aussi l'abnégation et le sacrifice de moi-même pour le règne de mon Père et pour la réparation des outrages qui lui sont faits.
KOLQLT.T SPIRITUEL.
— Scit Pater vester quid opus sii vobis anleqnarii pelatis cum. (Mat. vi. 8.;
18 LA RETRAITi: Dr 8AC11É-CŒUK.
— Ascendo nd Patrem meum et Patrem vestru7'n, Deuin mewii et Deani vestrum. (Joan. XX, 17.)
— £t si mater oblita fuerit infantem suum^ ego tamen non obliviscar tui. (Is. xux, 15.)
— Cum adhuc longe esset, vidit illum pater ej'us et misericordia motus est et cecidit super coUum ejus. (Luc. xv, 20.)
— Votre Père connaît vos besoins avant que vous ne l'invoquiez. (S. Matthieu.)
— Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. (S. Jean.)
— Si une mère peut oublier son enfant, moi je ne vous oublierai pas. (ïsaïe.)
— Comme il était encore loin (l'enfant prodigue), son père le vit et touché de compassion, il se jeta à son cou. (S. Luc.)
5e illrîïitûtton. >