‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 25 sur 180 · III. Cest une œuvre toujours urgente · texte numérisé non relu

III. Cest une œuvre toujours urgente

Il est toujours urgent de vous ai)pliquerf à votre salut. Si Loth eût tardé d'un jour' à se rendre à l'avertissement de l'ange, il périssait à Sodome. Un retard dans le soin de votre salut met aussi votre âme en dan-« ger de se perdre. ^

Vl*^ MEDITATION. DO

D'ailleurs la mort peut vous sui'prendre. Les passions grandissent si on ne les réprime pas; les habitudes s'enracinent et l'endurcissement vient à la suite de l'abus des grâces.

Mon Père lui-même vous presse. Sa juste colère grandit et réclame ses droits. II ne peut plus contenir son bras. Il vous avertit de ne plus ajouter à votre dette. - Ne adjidas peccaiurn super peccalinn. •• lEccli.) - Ne tardas converti ad Dorninum, subito eniyn venit ira ejus. - (Eccli), Ceux qui habitent le sanctuaire seraient même frappés avant les autres par les exigences de la justice divine. •• A sanctuario incipite. - (Ezech.)

Vous avez enfin à redouter le terrible et mystérieux châtiment de la substitution des grâces. - Episcopatum ejus accipiat alter . - Judas a perdu son rang. Saùl a perdu son trône. David n'a pas construit le temple. Roboam a vu son royaume divisé.

Le salut est donc un devoir sacré poui' vous. C'est l'accomplissement de la volonté de Dieu sm' vous. C'est l'adaptation de votre vie au plan divin. Vous ne pouvez pas le négliger sans vous séparer de mon

RET. or s.-c. o'

Père et de moi et sans vous exposer à -lendre cette séparation éternelle.

C'est une affaire si importante et si urgente qu'il faut au besoin tout sacrifier pom* elle. Je vous l'ai dit : •» Si votre œil vous scandalise, arrachez-le et jetez-le loin de vous. "• (Matth. XVIII.) J'ai voulu dire par là qu'il ne faut pas hésiter devant les plus grands sacrifices pour sauver votre âme. Si donc votre «alut exige le sacrifice des satisfactions de vos sens, des caprices de la curiosité, des susceptibilités de l'amour- ])ropre, des intérêts temporels, des affections naturelles même, hésiteriez- vous?

Ai-je hésité, moi, à souffrir et à mourir l)Our votre salut? Que pouvais-je faire de plus pour vous faire comprendre combiei votre salut est important, combien je le désire, et à quel prix je l'estime?

Les paraboles du bon Pasteur et de h drachme perdue vous disent aussi avec queF empressement, avec quel zèle je clierche à procurer le salut du pécheur qui est l'eprésenté ])ar la bj-ebis et par la drachme perdue.-

AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS

Eclairé par votre grâce, ô mon Dieu, je comprends mieux l'importance de mon salut. Je vois combien mon salut vous est cher. Comment vous exprimer ma reconnaissance pom' le souci que vous en avez ?

Je vous contenterai en donnant tous mes soins à cette affaire capitale. J'interrogerai souvent ma conscience pour voir où j'en suis par rapport au soin de mon salut.

BOUQUET SPIRITUEL

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