III. Les châtiments qu'il encourt
Quels sont enfin les châtiments que la justice divine est obligée d'infliger aux pécl leurs?
Tout ce qui est peine et souffrance a été créé à l'occasion du péché et pour le punir. Mors, sanguis, contentio, oppressiones, famés et contritio et flagella super iniquos creata sunt. (Eccl. 40. 9.;
Rappelez-vous Lucifer et ses anges précipités dans l'abîme des enfers pour l'éter nité, — l'enfer lui-môme créé pour recevoir les démons et tous les damnés, — Adam, chassé du paradis terrestre et condamné avec toute sa race au labeur, à la souffrance et à la mort.
Rappelez-vous surtout ma passion et ii mort, ma longue et cruelle agonie de GetI
Vir MEDITATION.
sémani, la trahison de mon disciple, mes humiliations, mes souffrances, la flagellation et le coui'onnement d'épines, l'abandon de mes amis et de mon Père, le crucifiement. Yoilà l'œuvre du péché. Ce sont vos péchés que je portais là. (Is. 53.) Mon Père a mis tous yos péchés sur mes épaules et il m'a fi'appé à cause de vous. (Ibid.)
La justice divine est obligée de frapper l'homme tout entier, dans sa vie sociale, dans ses biens, dans sa race. — Si non audieris vocem Doraini Dei tui, maJedictus eris in civitate, maledictus in agro, maledictœ reliquiœ tuœ. (Deut. 28.) — Il y a solidarité entre les membres d'une nation, d'une cité, d'une communauté. Le péché rend les peuples maDieureux. (Prov. 14.) La puissance passe d'un peuple à un autre par suite du péché et de l'injustice.. (Eccl. 10.) Tobie disait avec raison : Nous expions les péchés de la nation par l'invasion et la captivité.
Les nations coupables sont frappées dans lem* prospérité. Rappelez-vous les avertissements de ma Mère à la Salette. La vie même du pécheur est souvent abrégée et sa famille est fr^appée avec lui. (Job. 15-13.)
Fuyez donc le péché. Le Sage vous dit
de le fuir comme on fuit le serpent. (Eccli. 21.) Fuyez-le dans votre intérêt. Fuyez-le, si vous m'aimez : l'ingratitude des pécheurs m'est si pénible ! Je l'ai dit à ma servante Marguerite-Marie : L'ingratitude m'est plus sensible que tout ce que j'ai souffert dans ma passion.
AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS
Seigneur, que n'avez-vous pas fait pour gagner le cœur des hommes? Hélas! ils vous le refusent et vous en chassent.
0 Cœur de mon Dieu, à qui seul appartient le pardon, pardonnez à ce pauvi^e cœur misérable, qui vous fait réparation. Exercez pour moi votre office de médiateur. Ne perdez pas le fi'uit de tant de peines et d'une mort si douloureuse, mais honorez-la par le salut des pécheurs.
BOUQUET SPIRITUEL
— Quasi a fade coluhri fuge peccaium.
^Eccli.)
— Miseras facit populos peccatum.
(Prov.)
— Popule meus, quid feci tibi aut in^ que contristavi te, responde mihi. (Mich.k
vm" MEDITATION.
— Filios enutrivi et exaltavi, ipsi vero spreverunt me. (Is. i.j
— Fuyez le péché comme le serpent.
(Ecclésiastique.)
— Le péché rend les peuples maUieureux. (Prov.)
— 0 mon peuple, que t'ai-fait? En quoi t'ai-je attristé? (Michée.)
— J'ai nourri et élevé mes fils, et eux m'ont méprisé. (Isaïe.)
8e illebitatton.
LE PÉCHÉ DES AMES CONSACRÉES EST LE PLUS SENSIBLE AU CŒLTl DE N.-S.l
Préparation pour la veille.
I. Lecture du saint Evangile. (S. Luc, chap. X, vers. 12-15.)
ICO vohis quia Sodomis in die 12. Il^jl illa remissius erit quant illi civitati.
(1) Cette méditation est proposée spécialement aux prêtres et aux religieux.
13. Vœ tihi Corozaïn, vœ tibi Bethsaïda; quia si in Tyro et Sidone /actœ fuissent virtutes, quœ factœ sunt in vobis, olim in cilicio et cinere sedentes pœniterent.
14. Ve7'umtamen Tyro et Sidoni remissius erit in judicio quam vohis.
15. Et tu Capharnaum, usque ad cœlum exaltata, usque ad infernum demergeris.
12. Je vous ai dit que Sodome obtiendra plutôt grâce au jugement que cette ville.
13. Malheur à toi, Corozaïn, et à toi, Bethsaïda, parce que siTyr et Sidon avaient vu les miracles qui se sont faits chez vous, elles auraient fait pénitence sous le cilice et la cendre.