‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 52 sur 180 · I. Personne n échappe à la mort · texte numérisé non relu

I. Personne n échappe à la mort

Le Sauveur. — Sit mors pro doctore. La mort est certainement un docteur éloquent,

comme vous le dit saint Aug-ustin. Rappelezvous ses lois et d'abord son universalité. Tous les enfants d'Adam doivent mourir.. C'est la loi portée par mon Père : Statutum est hominibus semel mori. -Heb. 9.) Pulvis Ci et in pulverem rêver ter is, ((ren. 3.) Tout dans la nature annonce cette mort. Il n'y a rien de stable. Les jours et les annéea s'écoulent, les saisons se succèdent. Les plantes et les animaux meui'ent sous vost yeux. La vie n'est qu'une mort qui se i)ro-. longe. C'est un fait d'expérience. C'est l'histoire de l'humanité. Abel a commencé : Abel immaturœ 7nortis prbnitiœ, comme vous dit saint Grégoire de Nysse. Adam et les patriarclies ont suivi. Adam a vécu de longues années et il est mort. Setli a vécu et il est mort. Enosavécuet il est mort. Mathut salem a vécu et il est m'ort : Et mortuus est: C'est la conclusion de l'iiistoirede cliacundes liommes. Personne n'est excepté, pei'sonne n'en a même l'espérance : Nemo est qui semper vivat et qui ejus rci fiduciam ham\ beat. (Eccl. ix.) Les hommes vont à hi moiiç comme les fleuves vont k l'Océan : Omneà; morimur^ quasi aquœ dilabimur. iReg. 14.) Les flots succèdent aux flots. Les morts doat

les ossements sont enterrés dans les ossuaires ou dans les cimetières vous disent : Voyez ce que nous sommes devenus, votre tour viendra : Memor esto judicii mei, sic etit et tecum : mihi heri et tihi hodie. (Eccli. 3, 35.)

C'est le terme, il faut y arriver : Ibit homo in domum œternitatis suœ. Eccli. 12.)

La mort frappe des millions d'hommes chaque année. Si la natalité cessait, la terre serait bientôt dépeuplée. C'est l'équivalent d'une grande ville par jom*, d'une grande nation par an qui dispai'ait de la terre. Et la cause de cette ruine inévitable, c'est le péché : Stipendia autein peccati mors.

(Rom. VI.) Le verdict a été prononcé par mon Père au paradis terrestre : Quia comedisti de ligno... in sudore vultus tui vesceris pane, donec reveriaris in terro.yn de qua sumptus es. (Gen. m.)

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