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III. Préparons-nous une sainte mort

Mais si la mort du juste est le passage à

la vie immortelle, vous devez préparer ce

passage par une vie sainte.

Soyez toujours prêts. Le juste n'est jamais

surpris : Justus autem si morte prœoccii-

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paius fuerit, in refrigerio erit. (Sap. iv.) Si vous étevS unis habituellement avec moi, la mort viendra sans vous troubler. Vous la verrez venir avec joie comme saint Paul : Mihi vivere Christus est et mori lucrum. (Pliilipp. 1-23.) — Appliquez-vous aux œuvres qui vous sont confiées. Le sentiment du devoir accompli vous donnera confiance à la mort. Vous vous reposerez sur la promesse que j'ai faite dans l'Apocalypse : « Heureux ceux qui meurent dans le xSeigneur, leurs œuvres les suivent devant le trône de Dieu. »» Beati mortui qui in Domino iïioriuniur, opéra enim iUorum sequantur illos. (Apoc. XIV.)

N'avez-vous pas aussi un gage d'immortalité dans la sainte communion? Je l'ai promis, celui qui mange dignement mon Corps ne mourra pas éternellement : Qui manducat hune panem non morietur in œternum. (Joan. vi-59.) Communiez aussi pieusement que fréquemment.

La dévotion à Marie ma Mère et à saint Joseph est aussi une source de grâces et de consolation pour le moment difficile de la mort. L'expérience des Saints l'atteste.

Enfin j'ai promis aux âmes dévouées à

mou Cœur de les assister dans le dernier combat, quand le démon vient tenter un dernier effort. Mais ce que je demande surtout de vous, c'est que vous soyez toujours prêts à accepter la mort de bon cœur. Je vous ai donné l'exemple en acceptant pour vous la mort sur la croix.

La mort n'est-elle pas pour vous une loi, une volonté divine? Ne devez-vous pas l'accepter avec l'obéissance filiale que vous devez à tous les décrets divins? N'est-ce pas aussi une délivrance désirable, la fin de la douleur, du péché, de l'exil?

C'est sm^tout enfin un sacrifice d'expiation, qui s'accomplit par la séparation la plus complète. Le lit de douleui' est un autel; la maladie est un feu consumant, l'âme qui se dévoue aux coups de la justice divine est le prêtre sacrificateur.

Acceptez d'avance la mort comme je l'ai acceptée moi-même : Proposito sibi gaudio, sustinuit crucem, confasione contempta.

(Hebr. xn, 2.)

AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS

Ah ! qu'il est doux de mom'ir après avoir eu une constante dévotion au Cœur de celui

138 LA RETRAITE DU SACRÉ-CŒnî.

qui doit nous juger! Je veux me préparei' une mort aussi consolante et rassurante. Pour cela je renouvelle toutes mes résolutions de vie, d'amoar et d'immolation au Cœur de Jésus. J'accepte d'avance la mort qui m'est due mille fois comme un sacrifice de réparation, d'expiation et d'amour.

BOLQUKT SPIRITUEL

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