‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 59 sur 180 · II. La ynort des justes est précieuse devant Dieu · texte numérisé non relu

II. La ynort des justes est précieuse devant Dieu

La mort du bon religieux est bien diftërente ; elle est douce au mourant et agréable à Dieu : Pretiosa in conspectu Domini mors sanctorum ejus. (Ps. 115.) Celui qui a vécu dans la crainte de Dieu reçoit des secours spéciaux à ses derniers moments, et sa mort est entourée de bénédictions divines : Timenti Dominum bene erit in extremis^ et in die defunciionis suce benedicetur, (Eccl. 1.) Déjà les justes de l'ancienne loi mom-aient dans la paix et dans une douce contiance.

David exprimait cette grâce en leur nom* - Je prendrai mon dernier sommeil dans la paix, disait-il, paix-e que le Seigneur m'a confirmé dans sa confiance. » In pace in

idipsum dormiam et rcquiescam, quoniam tu, Domine^ singulariier in spe constituisti 7)ie> iPs. 4.)

' La mort des justes d'Israël étonnait par la paix surabondante qui les entourait. Le prophète Balaam les enviait : " Mon Dieu, disait-il, puissé-je mourir de la mort de ces Justes, puissent mes derniers moments ressembler aux leurs ! ^ Moriatur anima mea morte justorum et fiant novissima mea horum similia. (Num. 23.)

Mais dans l'Eglise, toutes ces grâces sont bien plus abondantes. Ce sont des torrents de paix qui inondent les justes, comme l'a prédit Isaïe : Ecce ego declinabo super eum, quasi fluvium pacis. (Is. 60.) Ceux qui ont semé dans les larmes S'iennent avec allégresse présenter leurs gerbes au divin Maitre : Eunies ibani et. flebant mittentes semina sua; venientes^ autem venient cum exultatione portantes manipulos suos. (Ps. 125.) Comme exemples, il faudrait citer tous les saints. Ne} 8uis-je pas venu moi-même miraculeusement et n'ai-je pas envoyé ma mère et les saints anges pour consoler et encourager les justes à leur mort? Rappelez-vous la mort de saint

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François Régis, de saint Stanislas Kostka et de tant d'autres. Et quand je ne viens pas visiblement et miraculeusement, je viens intérieurement par le secours de ma gràcer. Les prières de l'Eglise ne sont pas vaines et l'assistance qu'elle demande au ciel pour le mourant dans la recommandation de l'âme est toujours accordée aux justes et particur lièrement aux religieux qui ont vécu selou leur saint état.

Mais la mort est particulièrement douce et favorable à ceux qui ont été pendant leur vie dévoués à mon Cœm\ Je l'ai dit à Marguerite-Marie. « Ceux-là trouveront leur refuge dans mon Cœur lui-même pen~ dant lem* vie et à l'hernie de la mort. « — « Je suis leur asile assuré contre les embû* ches de l'ennemi, et surtout à l'heure de la mort je les reçois amoureusement dans mon Cœm\ ^

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