III. Dieu veut que je Vaime par-dessus tout
Les motifs de reconnaissance et d'espérance ne peuvent pas préjudicier au véritable amoui- qui est dû à votre Créateur. Vous pouvez l'aimer pour ses bienfaits, comme votre père, votre Dieu et votre tout ; vous pouvez l'aimer pour la récompense infinie qu'il vous promet et que vous attendez de lui avec conliance, et en même temps l'aimer par-dessus tout pour lui-même etpoui' ses amabilités inlînies. Cette charité doit rester la maîtresse et la reine de vos affections.
Après cela, nous ne vous défendons pas et même nous voulons expressément qu'en certains cas ce soit la terrem' de nos jugements qui vous éloigne du mal et vous confirme dans la pratique du bien ; qu'en d'autres circonstances ce soit le souvenir de nos bienfaits qui vous pénètre de gratitude et vous engage à user de retour envers nous, ou que ce soit l'espérance de la récompense promise qui vous anime à sui-monter les difficultés de la vertu, qui vous inspire un
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généreux mépris des choses de la terre et qui vous soutienne dans les souffrances et les afflictions.
Conmient ne voudrions-nous pas être aimés pour nous-mêmes par-dessus tout^ Les créatures elles-mêmes ont cette prétention. Un père voudi'ait-il donc n'être aimé de son fils qu'en vue de son héritage? Un ami voudrait-il n'être aimé qu'à cause de ses dons? Quoi, les hommes sont délicats à Texcès en amour, et votre Dieu, qui seul a le droit de l'être, et qui est nécessairement Jaloux de vos cœurs, serait indifférent à ce que vous l'aimiez pour lui-même ou pour vous? Quels sont vos titres de père, d'époux, de maître, d'ami, en comparaison des siens? Ses droits ne surpassent-ils pas tous les vôtres? Et la perfection infinie de sa nature peut-elle être mise en balance avec l'amabilité des créatures? ■ • .-
Enfin, cette union ayec Dieu par la connaissance et l'amour estvotre titre de gloire. C'est votre honneur. Ge sera votre félicité éternelle. Un cœur fiait pour un si grand amour s'avilit etseiipi'QStitue quand il se donne principalement'Sklix créatures. L
Refuseï- à votre^Die^u Tamour souveraiil
qui lui est dû est un désordre immense. Mourir sans cet amour, c'est se vouer à la damnation éternelle. Celui qui n'aime pas son Dieu devient un objet d'horreur pour Dieu et pour toutes les créatures amies de Dieu, amies du bien et de l'ordre.
AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS
.. 0 mon Seigneur,, quand il ny aurait ni enfer, ni paradis, je voudrais m' attacher à. vous à cause de votre douceur, à cause de votre bonté, à cause de vous-même. Vous êtes ma pensée continuelle, ma parole, mon occupation. " (S. Pierre Damien.)
Vous êtes mon Dieu, cela suffit, je veux vous aimer toujours et vous le prouver en vous servant aujourd'hui pieusement et en accomplissant exactement et lidèlement tous mes devoirs, quoi qu'il m'en coûte.
BOUQUET SPIRITUEL
— Dei^s est Alpha et Oméga, principiuni et finis. fA})0c.;
— Universu propter seriietipsiim operatus est Domimis. Frov.
28 LA kktuahe du sacrk-cceuu.
— Qui non diligit manet in morte. (I. Joan. XIV.)
— Et si charitatem non hahuero nihil sum. (I. Cor. xiil)
— Dieu est l'Alpha et l'Oméga, le principe et la fin. (Apoc.)
— Dieu atout créé pour lui-même. (Prov.)
— Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. (D'^ ép. de S. Jean.)
— Si je n'ai pas la cliarité, je ne suis rien. [V^ ép. de S. Paul aux Corinthiens.)
3e illfîiitation.