‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 85 sur 180 · I. La jniséricorde ]jrévicnt le pécheur · texte numérisé non relu

I. La jniséricorde ]jrévicnt le pécheur

Le Sauveur. — Ne connaissez-vous pas encore la miséricorde de mon divin Cœur? Considérez dans l'Evangile mes paroles et mes actes.

Le prophète Osée avait déjà indiqué ma; pensée et celle de mon Père : misericor-

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diam volai et non sacri/îchim. - J'aime mieux la miséricorde que le sacrifice. '• C'est ce que je pratiquais pendant ma vie mortelle. C'est ce que je pratique encore. J'allais au-devant des péclieurs. Je les prévenais. Je le fais encore.

Dans l'Evangile que vous venez de lire, je vais au-devant de Lévi le publicain pom* en faire un apôtre. Je dîne chez lui avec des pécheurs. Les Pharisiens se scandalisent. Je leur rappelle le mot d'Osée et j'ajoute : " Ce ne sont pas les justes mais les pécheurs que je suis venu appeler. « Cette parole, je l'ai redite plusieurs fois, comme l'Evangile le rappelle. Souvent j'allais aux pécheurs, je m'entretenais charitablement avec eux et les Pharisiens s'en étonnaient. C'est à cette occasion que je leur donnai un jour les trois paraboles de la brebis égarée, de la drachme perdue et de l'enfant prodigue, pour bien leur faire comprendre ma miséricorde et ses prévenances à l'égard f^^s péclieurs.

Ne voyez-vous pas le Pasteur aller a la recherche de la brebis égarée ? Il ne l'attend Das. Il quitte les autres. Il fouille les buis-

-ns, les haies et les fossés. Il la trouve, il

IIK) LA RKTRAITK Dr SACRÉ-CŒUR.

la prend, il la cliarge sur ses épaules. C'est aussi ce que je veux foire pour vous.

La pauvre femme qui a perdu sa pièce de monnaie, ne reste pas indifférente. Elle allume sa lanterne, elle balaie la maison, elle cherclie avec soin jusqu'à ce qu'elle trouve : quœrit diligenter^ donec inveniat.

Le Père de l'enfant prodigue n'oublie pas son fils non plus. Il l'attend, il guette son retour, il court au-devant de lui et se jette à son cou.

N'ai-je pas montré cette prévenance de mon Cœur en maintes circonstances rapportées dans l'Evangile ? Comme je voulais gagner Zachée, n'ai-je point levé les yeux vers lui et ne l'ai-je pas interpellé en lui disant : Zachée, descends vite, je veux demeurer chez toi. (Luc. xix.) Le paralytique demandait seulement la guérison, j'ai pourvu au bien de son âme en lui disant : Aie confiance, mon fils, tes péchés te sont remis. (Matth. jx.)

Et la Samaritaine, voyez comme je la préviens et la prépare. Je quitte mes apôtres pour l'attendre au puits de Jacob. Je lui demande de l'eau, je lui révèle sa vie, je l'excite à demander une eau surnaturelle

qui rassasie mieux que l'autre. Je ne la quitte pas sans la gagner. (Joan. iv.j

Et Madeleine? Après l'avoir émue par mes prédications, je l'accueille chez Simon aux dépens même de ma réputation et je la défends contre ses détracteurs. (Luc. vu.)

J'ai voulu aussi appeler saint Pierre à la pénitence par mon regard après son reniement. (Matth. XXVI.)

Et ce que je faisais pendant ma vie mortelle, je l'ai continué depuis. Saint Paul en rend témoignage pour lui-même. " J'étais, dit-il, blasphémateur et persécutem' des chrétiens, mais la grâce a été plus abondante encore que mes fautes : il est donc bien vrai que le Christ veut sauver les pécheurs. « — Prais blasphemus fui, et persécuter et conturneliosus , sed rnisericordiam Dei consecutus sum... superabundavit gratia,.. /idclis sermo quod Chrisius venit peccatores scdvos facere. (i Tim. i, 13.)

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