I. Et c'est ce qui se ferait désormais normalement
au dék Volonté des vendeurs, qui, à la longue finira par être ! de k regardée comme une loi nécessaire et normale, les dresar- engagements seront signés en présence d'un déléle/ili gué du comité. Les courtiers iront dans les caves an(s.L retirer les échantillons d'agréage. Quant aux acomptes et aux règlements définitifs, ils seri;>nt directement versés par le négociant entre les mains au producteur.
Contre cet énorme avantage d'avoir vendu son vin à un prix rémunérateur, alors qu'il était acculé à la famine et à la misère par la surproduction, qu'aura à débourser le ligueur pour payer sa quote-part dans les dépenses de l'association se résumant toutes au prix de location du magasin d'échantillons et à l'appointementde Tunique employé préposé à leur garde. En supposant lo.ooo vignerons récoltants par arrondissement, un magasin loué à 5oo francs par an et un appointement de i5oo francs à quelque vieux retraité qui n'aurait rien à faire, soit pour le total : a.ooô francs par an, la cotisation annu^//^ de chaque associé s'élèverait à la dérisoire somme de 0,20 cenitimes. Vous avez bien entendu : vingt centimes ! et vous étouffez le désespoir qui commençait à naître dans le cœur du vigneron : vous ramenez la paix et la prospérité dans les campagnes prêtes à être désertées. Vingt centimes ! et vous assurez un juste profit au producteur et du travail à l'ouvrier.
Qui refusera ces vingt centimes ? Personne ! Alors, liguez-vous, producteurs, dans une solidaire récipro: cité et réalisez hardiment le programme tracé. Au lieu de la perpétuelle misère, vous décréterez la perpétuité de la prospérité.
Voilà comment, d'après un exemple tiré de néces-
:ifl on L' (iélrai:
il k
sites vraimenl constatées et dûment analysées dans leurs causes et leurs conditions par un examen préa« lable et une étude approfondie, on peut arriver à trouver l'adaptation mutuelliste correspondante qui les détruit dans leurs funestes conséquences.
Pour appliquer le programme d'extension, il faudra donc chez les chefs du Mutuellisme pratique, une connaissance approfondie du terrain sur lequel ils évolueront et une heureuse entente dans la vaf iété des combinaisons. Ainsi, la Ligue des Viticulteurs dont nous traçons le cadre n'est ni un Syndicat de défense, ni un Comptoir de Vente, ni une Coopérative et pourtant elle participe des trois à la fois. C'est que ces dernières formes ne sont pas l'adaptation vraiment correspondante aux nécessités de la crise . vinicole. Où elles ont échoué ou rien osé, la Ligue agira et réussira. Et comme à toutes les manifestations, sans exception, de l'économie actuelle, on peut adapter point par point, par la variété des combinaisons, la formule du Mutuellisme pratique, le champ d'extension de cette doctrine ne peut que coïncider avec les bornes du monde économique : le Mutuellisme devient universel.
Mais pour assurer cette universalité, pour que les éléments d'étude ne soient pas enlevés ou rendus réfractaires à l'application mutuellisle, il faut annihiler les intluences extérieures qui pourraient la contrarier ; à notre programme d'extension, il faut en juxtaposer un second dit de défense ou de sauvegarde, qui, sentinelle vigilante, dénonçant et combattant les hostilités, prévenant toutes déviations, assure à ce premier son champ de développement.
B. Programme de défense. — En trois articles,
on peut en dégager les lignes maîtresses. Ce sont :
a. Neutralisation de TEtat ;
b. Négation de la politique ;
c. "Destruction du marxisme (collectivisme) que nous aborderons Tune après l'autre.
a. Neutralisation de VEtat. — Une condition du progrès, nous l'avons mentionné à plusieurs reprises et l'expérience le prouve tous les jours surabondamment, c'est la diflférenciation, de plus en plus accentuée, en catégories, de la masse économique d'abord amorphe, indifférenciée à son origine, quand les énergies qui la faisaient tressaillir étaient de pauvres activités de primitifs. Aujourd'hui que la tâche partagée entre des millions d'individus assure à la fois, par la division du travail, une plus grosse production et une plus petite localisation d'efforts sur des parcelles du labeur mondial tendant à devenir infinitésimales et entraîne par une vaste coopération de spécialités le développement du bien-être, de la dignité, de la moralité, de Tindépendance, toutes conditions donnant comme résultante I'Energie, surélévation de plus en plus accentuée des hommes, il ne peut être question, pour ces dites spécialités, d'empiéter sur le champ d'application de certaines autres, ce qui serait nier leur propre spécialisation, revenir sur le chemin déjà parcouru, aboutir à une moins grande somme de production, à une diminution d'ENERGiE. Un pareil empiétement, une pareille rétrogradation ne peuvent être tolérées. C'est pour cela qu'il faut conclure à la Neutralisation de l'Etat, qui, lui aussi, est une spécialisation issue de la division du travail mondial. Quelle est donc sa spécialité ?
Décrire les lois économiques, quand elles se sont manifestées et i>eiller à leur maintien et respect tant qu'elles ne sont pas détruites dans leurs fondements par des formes nouvelles qui les remplacent. Et pour assurer un pareil fonctionnement, la société a fait un véritable sacrifice. Elle a distrait de la masse d'individus dont elle disposait en vue de la production un certain nombre d'unités, rangées depuis, sous le nom de fonctionnaires y dans une nouvelle catégorie, non pas d'inutiles, mais d'improductifs.
Ainsi, l'Etat n'est pas même un producteur spécialiste ; il n'est qu'un appareil d'enregistrement des phénomènes économiques, en dehors desquels il doit constamment se tenir, pour être d'accord avec l'essence de sa spécialité. Il ne peut les provoquer, il ne peut les arrêter, il ne peut les modifier sans courir droit à des désastres, car il remonterait le cours de l'évolution, tendrait, en voulant tout absorber, à réaliser l'unité formelle (i), la plus grande approximation de l'amorphisme, de l'anarchie. En face de l'Etat, les manifestations écononomiques restent libres. L'Autorité doit s'incliner devant la Liberté. Renversons les préjugés, considérons désormais comme une remorque ce qu on avait jusqu'ici vulgairement regardé — une trop longue application de Tabsolutisme royal et une centralisation progressive en sont les principales causes — comme un pôle directeur. C'est renouveler le raisonnement que Saint- Simon enferma dans sa Parabole devenue si fameuse. Voici en quoi il consistait :
I. G*est le but du socialisme d*Etat qui se croit bien avancé et se trouve être le plus rétrograde, le plus réactionnaire qui soiL
Si, par hypothèse, tout ce qui constitue l'Etat : roi, empereur ou président, dignitaires, chambres législatives et fonctionnaires disparaissaient subitement, le trouble, exclusivement politique^ ne serait pas de longue durée ; les personnages disparus seraient assez vite remplacés, sans que pendant cette vacance, la vie économique de la nation soit le moins du monde suspendue ; si, dans le cas contraire, c'étaient les producteurs et industriels qui disparussent, laissant réduits à leurs propres forces les représentants du principe d'autorité intégralement conservés dans leur nombre et leurs dignités, tout serait arrêté, pour ne pas dire anéanti, jusqu'à ce qu'une nouvelle génération se soit formée, prête à combler les vides el vivifier à nouveau le pays par son activité industrieuse et productrice.
C'est le travail qui fait marcher le monde et non les gouvernements. Qu'en face de l'économie, la politique s'abstienne, que TEtat reste neutre. Et qu'il n'allègue pas, pour sortir de son essentielle neutralité, qu'il n'a pas à commettre de malveillance. Il est au contraire prêt, ajoute-t-il, à subventionner les entreprises qui lui paraîtront dignes d'être encouragées (i). Des subventions ! d'où qu'elles viennent
I. Ceci s*est produit à propos des Sociétés de Secours Mutuels. Nous avons déjà dit que la loi de i8g8 constituait un grand progrès, mais qu'elle révélait encore la tare du principe d'Autorité qui Ta promulguée. Elle établit une hiérarchie: lo en bas,' les sociétés libres — cela se conçoit, l'Etat relègue toujours la Liberté au dernier rang, — puis plus haut placées dans son affectueuse estime 2° les sociétés approuvées et enfin, 3o les plus chéries du pouvoir, les sociétés reconnues d utilité publique^ ces deux dernières bénéficiant des subventions de l'Etat. Nous
les mutuellistes les refuseront. Nous repoussons la bienfaisance, éuervement des énergies prêtes à ne plus compter sur elles-mêmes ; nous voulons faire dofr hommes et non pas des mendiants. Gardez ! Gardea pour votre budget obéré, pour Tamortissement de votv<> énorme dette, les quelques écus que vous voulez généreusement dépenser au plus grand
voulons la Mutualité pure et sans tache, sans hiérarchie, c'està-dire, pour toutes les sociétés, la véritable Ubérté obtenue par la neutralisation absolue du principe d'autorité, cq qui n'a pas même lieu pour les sociétés euphémiquement dénommées : libres. Nous allons donner un exemple de cette cruelle méfiaoce de l'Etat en jetant un coup d'oeil sur l'article i5.
«•.. Elles peuvent(les sociétés de secours mutuels) avec PaU' risalon du préfet recevoir des dons et des legs mobiliers.* » On autorise donc la liberté par décision préfectorale ou, comme dariscertàins cas spéciaux prévus parTart. i5, par décret simple, par décret du Président de la République rendu en Conseil d'Etat I Après une pareille énormité, tout n'est pas encore dit.
«... Les sociétés libres — pose le 4^ alinéa du même article — ne peuvent acquérir des immeubles, sous quelque forme que ce soit à peine de nullité, sauf les immeubles exclusivement affectés à leurs services. »
Admirez la phrase, casuistes et recueillez- vous I Elle en vaut la peine. Remarquez cette affirmation suivie d'une négation.
Les sociétés libres ne peuvent,,, et surtout ne vous placez pas pour la comprendre sur le terrain du bon sens. Les sociétés libres ne peuvent. . . Vous vous étiez donc imaginé, simples que vous êtes, que la liberté était Texercice de toutes nos facultés. L*Etat renverse tout cela dans sa négation de logique, les sociétés libres sont celles qui ne peuvent pas et celles qui peuvent sont celles qui sont sous la surveillance de TAutorité. A présent, étonnez-vous de cette contradiction monstrueuse, lorsque vous saurez que, par application du principe d'autorité qui le soutient, l'Etat hostile à toute liberté y approuve et soutient tout ce que s'en écarte, ce qu'il pourrait écrire en bon fran-
détriment des contribuables. Vous enchaîneriez notre activité dont le but ne peut être atteint que par la franche liberté ! Cette bienveillance dont vous paraissez être si riche, quelle forme elle doit revêtir pour que nous vous en sachions gré ? Celle-ci : Neutralité absolue.
çais : Nous interdisons à la Liberté d'être libre. Et nous, Mutuellistes, ce que nous interdisons à TEtat c'est Texorbitance de son autorité, la création de distinctions pour des sociétés ayant le même but, leur asservissement par des subventions qui font de la Mutualité l'ombre d'elle-même. Nous prolestons donc avec la dernière énergie contre les erreurs du vir Congrès national des sociétés de secours mutuels tenu à Limoges en 1901 {La Mutualiié, F. Lépine, p. i5i) demandant l'extension des subventions de TEtat aux sociétés libres au nom de l'égalité et de la solidarité mutualistes. « Pourquoi, y fut-il dit, les maintenir en dehors des largesses de l'Etat ? Nous estimons qu'il appartient au vip Congrès de faire cesser cette anomalie... Nous sommes persuadés que les mutualistes de cœur sauront soutenir la cause de leurs amis des sociétés libres et les confondre enfin dans l'union étroite qui est Tessence même de la solidarité mutualiste. » Nous sommes peiné d'en* tendre un tel langage: mutualistes de cœur... union étroite... solidarité mutualiste... Qu'est-ce que tout ce plâtras de grands mots fait pour cacher les fissures d'un édifice lézardé ? À quoi ^rt tout ce verbiage, si ce n'est pour grimer cette fusion qu'on demande entre les sociétés sous un commun recours à la charité de l'Etat .^C est étrange comme le milieu influe sur la mentalité des gens. Tout comme un esclave ne trouve pas de raison d'être libre, de même les mataalistes assistés — le mot seul fait bondir — trouvent naturel, qu'on assiste la liberté.
S'il nous fallait donner notre sentiment à ce sujet nous dirions :« 0 sociétéseuphémiquementdénommées libres, refusez des présents compensés par une aggravation de servitude. Méprisez le chien gros et gras que la fable vous montre portant sur son cou pelé la marque de son ignominie. Faites comme le loup, n'attendez rien d'autrui. Faites- vous plus grandes que la nécessité ; vous trouverez au début la gêne, mais pour plus tard l'énergie delà victoire. »
b. — Négation de la politique. — Placée en ordre logique après la neutralisation de TElat, cette seconde condition du programme de défense est, si on l'observe strictement, la plus efficace, car elle prévient les dangers internes du Socialisme qui n'est pas, mais absolument pas, une question politique, mais bien plutôt économique (i), dangers provoqués par de faux amis, par des équivoques, des confusions d'étiquettes, des erreurs de parti pris, etc., constituant, sous une forme quasi congénitale, le plus grave péril pour l'extension pratique des idées mutuellistes.
Et d'abord, qu'est-ce que la politique?
Sortie de la constatation des gênes financières provoquées par une trop forte application du principe d'Autorité — (absolutisme royal de l'ancien régime) — en contradiction avec le mouvement économique qui, demandant plus de liberté, se trouvait retardé dans son essor, la politique fut d'abord une haute controverse de philosophes et de jurisconsultes pour trouver à l'Etat une forme de gouvernement qui s'adaptât aux nouvelles nécessités. Elle s'appelle alors Y Esprit des Lois avec Montesquieu, le Contrat social avec Rousseau, le Traité des Délits et des Peines avec Beccaria. De ces révélations profondes jaillit une Révolution.
Sur un terrain déblayé, des praticiens essayent de multiples et éphémères réalisations : c'est Mira-
I. Un marxiste allemand, Babel, en a donné une formule d'une vérité lumineuse : a La question sociale est une question de vendre. » Pourquoi, dès lors, inscrire la politique au programme socialiste. Les estomacs se repaissent-ils d'étiquettes ?
beau, c'est Sieyès et Napoléon, puis la Charte transfbnnée en i83o, puis définitivement renversée en 1848 et remplacée par le suffrage universel d'abord demandé par Ledru-RoUin, puis, intégralement rétabli par le second Bonaparte. Dès lors^ quand, par rignorance ou la mauvaise information du corps électoral dont toutes les têtes n'ont pas encore atteint ce développement de raison et de dignité qui fait arriver les individus à leur conscience d'hommes, il parut possible à certains esprits de satisfaire par l'équivoque, au détriment de tous, ce mode (Tintérêt personnel exclusif dénommé ambition, la politique, perdant de sa sublimité, s'abattit, les ailes cassées, au ras du sol ; elle devint une dispute. Et comme, pour réaliser une pareille manifestation de l'activité humaine, l'instruction et la capacité n'entrent pas en ligne de compte, les aspirants législateurs ou gouvernants ne furent et ne sont pas toujours en majorité, des hommes aptes à remplir ces fonctions. Leur opinion politique, c'est-à-dire l'idée de la forme gouvernementale que doit revêtir l'Etat, ils l'étayent, pour la plupart, à la fois sur les velléités supposées de leurs électeurs et sur les théories correspondantes élaborées par de grands esprits dont ils glanent de ci de là quelques formules à insérer dans un banal discours de réunion publique. Dès lors, le fond n'est rien ; l'apparence est tout ; et la masse, encore trop peu instruite, s'arrête aux couleurs de l'étiquette.
C'est contre ces dangers, ces divisions inconsidérées, ces stériles agitations, cette disparition du but économique à atteindre que le Mutuellisme, augmentant l'énergie du prolétariat, le faisant se surélever de lui-même par la continuité de son propre travail
Lagarde 3o
multiplicateur de prospérité, se soulève de toute la hauteur de ses grandes théories. Il veut établir une ruche, mais il en chassera les frelons. Et puisque nier la. politique, c'est, d'après notre méthode dialectique, l'affirmer, les mutuellistes pourront en faire, mais d'une seule façon: en combattant les politiciens (i).
Par qui les remplacerons-nous? Par des gens compétents, exclusivement occupés, parc*^ quHls y seront intéressés^ des intérêts économiques de la nation, de façon à ce qu'une région agricole élise des agriculteurs, un centre d'industrie des industriels, une ville commerçante des commerçants, afin de réaliser une approximation de plus en plus grande d'un idéal que Proudhonen 1848 exprimait en ces termes :
« Les députés à l'Assemblée nationale sont nommés par chaque catégorie de producteurs et de fonctionnaires, proportionnellement au nombre de leurs membres. L'élection par circonscription territoriale est supprimée. Elle ne peut servir que comme moyen d'arriver à la représentation corporative et professionnelle.
Le mandataire du peuple doit représenter un
intérêt positif, il doit avoir spécialité et caractère.
C'est quand le mandataire du peuple sera l'expression du travail organisé, que le peuple aura une véritable représentation, une véritable élite. Hors de là, vous ne trouverez jamais que déception, impuissance, gaspillage, corruption, arbitraire » (2).
I. Même s'ils adoptent l'étiquette mutueliiste sans en avoir resprit.
a. Mélanges^ (le' vol.) articles du 3i mai, le' et 5 juin III. Forme de gouvernement, p. j3.
Dès lors, le Gouvernement, comme emmuré par une telle représentation économique, sans pouvoir, au delà de son rayon, pousser d'absolutistes avancées, sinon la nation entière, par ses représentants, se retournerait contre lui, serait régularisé, uniforr misé, monotonisé dans son fonctionnement non plus de pouçoir exécutif — ce qui est un contre^sens — . msài^dC agent d'exécution conformément à la logique et aux vérités théoriques ; la politique tomberait d'ellemême, comme un champignon flétri, puisque TEtat n'étant plus, une^dtrection, la forme gouvernementale serait subordonnée aux nécessités économiques. Sur ime . route rectiligne, débarrassée d'obstacles, le Mutuellisme n'aurait plus que la peine de faire son chemin et de toucher au but, si un nouvel ennemi, récemment surgi, le Marxisme, ne venait se mettre en travers,
c. — Destruction du Marxisme (collectivisme). — Article essentiel dans le programme de défense, puisque, nous l'avons déjà vu, cette dernière doctrine:
lo S'empare des réalisations mutuellistes quand elle le peut, en fausse l'esprit et les fait dévier de leur but ;
Ho A des tendances et une expansion contraires au développement du Mutuellisme, l'une afQrmant ce qui est nié par l'autre et çice^çersa.
Ainsi, contrairement à tout ce qui vient d'être dit^ le Marxisme (collectivisme) afiirme :
a. La prépondérance de l'Etat (i) ;
I . Manifeste communiste. K. Marx et F. Engels, p. 53^ (édition ?)
(i. L'affirmation de la politique (i), puis, allant jusqu'au bout de ses déductions, pose :
La conquête du pouvoir ;
L'emploi de la violence avec son cortège de grèves, d'émeutes et de misère ;
La suppression de la propriété privée (2) comme but d'un programme de lutte de classes, transformant réconomie sociale en champ clos où les querelles d'appétits se vident à la façon des primitifs avec les dents et les ongles, tous articles succinctement énumérés dans le bréviaire des collectivistes : le Manifeste communiste lancé paT Karl Marx et Frédéric Engels à l'aurore de 1848, tandis que le Mutuellisme, comme une antithèse :
Dédaigne le pouvoir et le maintient en arrêt.
Nie la violence qui ravale le prolétariat.
Tend à Vunis^ersalisation de la propriété privée par un travail multiplié dans ses effets par VAssociation réciprocitaire .
Et n'admet point la lutte entre hommes mais seulement contre la matière inerte, lutté faite à coups de pioche, de limes et de marteaux.
3o De plus, le Marxisme jouissant encore, tard venu, des primeurs de la nouveauté, compte beaucoup d'adeptes inconscients qui n'en connaissent que l'étiquette et manquent de flambeaux qui les éclairent sur les vérités et les cruelles déductions d'une théorie qui, ayant tout critiqué, n'a point osé