‹ La revanche de ProudhonChapitre 44 sur 140 · I. Mélanges^ 3« vol., p. 273-2^4» Proudhon avait fait la · texte numérisé non relu

I. Mélanges^ 3« vol., p. 273-2^4» Proudhon avait fait la

La question est donc assez délicate et mérite qu'on s'y arrête. Puisque le capital c'est le produit, c'est encore le travail lui-même dans sa réalisation ; mais comme rien ne peut se réaliser sans un champ d'application de notre activité, le sol que nous habitons, matière première commune, véritable substratum de l'économie mondiale, constituera la condition primordiale de la richesse, du progrès dans la société. Mais comme aussi il s'offre pour ainsi dire lui-même et gratuitement à tous, qu'intrinsèquement sa valeur est nulle, le Travail étant nécessaire pour le rendre fécond, la terre^ type des biens immobiliers que le vulgaire considère tout comme le numéraire, ou réserve métallique, type des biens mobiliers, comme du capital, n'en est pas. Il lui faut pour le devenir être travaillée, transformée en vue d'une utilité ultérieure; celle Jbrme c'est le produit (i), c'est encore et toujours le capital.

Dès lors, la transition à la réponse de notre première question : Comment l'entreprise mutuelliste va-t-elle sans capital mériter la confiance publique ? s'annonce. Puisque le travail, en même temps que seul fondement de l'économie sociale, est une reproduction incessante et grandissante de produits nécessaires à des besoins incessants et grandissants^ c'està-dire un actCy non une stagnation^ le produit (capital) étant une utilité et son usage encore un travail^

même confusion dans la réponse précédente {5^ Lettre de Bastia{).

I. Lire la Polémique avec le National (articles du Représentant du Peuple des 2, 10 et plus spécialement du 18 juin. Voyez : Solution du Problème Social, p. 23 1 à fi^fi et 125 1 à 258).

Lagarde 11

le capital doit être actif cl non pas stagnant^ sinon il /i'^5fj9/a5 capital.

D'où, corollaire dérivé du même raisonnement, le numéraire qui, en l'état actuel des choses, tout en étant représentatif de travail, n'est qu'une réserve^ ne deviendra capital que dès l'instant où il cessera d'être réserve, c'est-à-dire quand il rentrera dans le champ économique transformé en facteur de production, en uiiejbrme utilisable dans une consommation immédiate ou prolongée, faisant surgir par son usure et sa disparition même des formes nouvelles, en provoquant à leur tour de subséquentes à TinOni, tout comme dans la philosophie socratique ou plalonicienne les contraires engendrant les contraires, la mort suscite la vie ! Rien ne peut vivre qu'à condition de mourir, rien ne peut servir qu'à condition de s'user, éternelle loi du monde qui nous force au Travail !

Travailler c'est donc produire, produire c'est capitaliser — tout producteur étant capitaliste, nous arrivons à prouver d'après les données proudhonicnnes, dans une contradiction de forme, non de fond, sur laquelle l'attention du lecteur ne doit pas venir se briser, que la Banque d'Echange, fondée par des négociants, artisans, entrepreneurs, industriels, propriétaires, économistes, producteurs de toute espèce, de tout état, de toute profession, opère ai>ec capital, malgré Tarticle 4 : « La Société n'a pas de capital ». En effet, puisque par capital, pris dans ce dernier cas, dans son sens vulgaire, Proudhon parle de la réserve métallique de garantie et veut d'autre part (art. 2 du Projet de Constitution de la Banque d'Echange) « procurer à chaque membre

— iSg —

de la société, sans le secours du numéraire^ tous les produits, denrées, marchaudises, services ou travaux » c'est, après explication faite : procurer à chaque membre de la société, sans le secours de ce qui n'^est pas capital (le numéraire), toutes les fractions de capital (les produits) qu'ils peuvent mutuellement se fournir : qu'il faut désormais comprendre.

Bref, la société se constitue, suivant l'article 4> sans réserve de garantie et le capital non plus stagnant, mais actif, sera constitué par les propres produits des sociétaires qui, par leur simple adhésion, s'engagent réciproquement à les faire représenter en papier de crédit de la Banque d'Echange (i).

Dès lors, il va de soi, nouvelle révélation, que, s'élevant à la somme de marchandises échangées par l'entremise de la société et représentées par les effets envoyés à ses guichets par ses adhérents (2), le capital de la Banque d'Echange ne s arrêtera pas à un chiffre fixe mais sera variable pour deux raisons :

10 Parce qu'une circulation, même régulière, n'est jamais uniforme ;

2o Parce que « tous les citoyens, sans exception » étant « appelés à faire partie » de l'association, le nombre des sociétaires variant constamment, le chiffre d'affaires des nouveaux venus viendra incessamment modifier le bilan de la banque (3).

Et ce principe de variabilité du capital, Proudhon

1. Voyez art. 3 du « Projet de banque d'échange » Salut, du Problème social, p. 186.

2. Solution du Problème social, p. t83, 184 (^article du 10 mai).

3. Art. 3 du « Projet de banque d'échange », p. 186 {Solution du Problème social).

ne Fenfreinl qu'en apparence dans son acte de Constitution de la Banque du Peuple établissant une réserve de garantie de cinq millions de francs à souscrire en un million d'actions de cinq francs chacune (i), car il prend soin de nous avertir qu'il n'y a là qu'une concession aux errements de la pratique actuelle, pour ménager une transition insensible vers la phase mutuelliste. Six ans plus tard, dans son Projet d'Exposition perpétuelle, il atténue cette contradiction, et essaie d'en faire une balance favorable au mutuellisme. Pour un établissement qui doit être à la fois banque et comptoir de vente et dont les producteurs, qui y feront exposer leurs produits pour les vendre, seront les propres commanditaires, le capital social sera versé par eux, un dixième en numéraire, les neuf dixièmes restants, devinez en quoi ? en produits, c'est-à-dire qu'une réserve serait au capital comme i est à 9 (2), réserve dérisoire d'autant plus réductible au zéro que la Société en question, si elle s'était formée, n'aurait pas eu à faire de dépense de premier établissement, le Palais de Tlndustrie, qui devait l'abriter, élant au début gratuitement fourni par l'Etat, ce qui simplifiait de beaucoup la question.

Donc, plus de métal dans la circulation mutuelliste. Etablir la Banque d'Echange c'est « abroger le numéraire, l'or et l'argent redevenus simples marchandises, renvoyés à la cuisine » dit dédaigneusement Proudhon, pourront tout au plus servir de

I. Solution du Probl. social, «Banque du Peuple », art. 10, p. a68.

a. Voyez chap. III, p. a6i .

monnaie d'appoint (i), le rôle financier dans lequel leur concours est le plus précieux : la constitution d'une garantie étant désormais supprimée.

Supposons donc la Banque constituée par la seule adhésion des producteurs, négociants, etc., et s'apprêtant à recevoir de ses adhérents à ses guichets les effets représentatifs de produits dont la masse forme le variable et véritable capital. Par quel compte va-t-elle ouvrir ses écritures ? a Ce n'est point par le compte de capital (nous savons déjà ce qu'il faut entendre par ce mot pris ici dans son sens vulgaire) puisqu'elle n'a pas de capital ; ni par le compte de matériel, puisqu'elle ne possède rien encore, pas même des billets ; ni par caisse, puisqu'elle n'a rien en caisse ; ni par marchandises générales ou profits et pertes, puisqu'elle n'a rien produit et qu'avant toute opération elle ne peut perdre ni bénéficier.

Elle ouvre ses comptes par la catégorie de traites et remises » (a). C'est le simple jeu de l'expansion commerciale et la seule réalisation des fins spéculatives de ses adhérents qui règlent sa mise en marche, commandite d'un genre spécial qui tend à devenir universelle. Le commerce pouvant en quatre mots être résumé : Vente — achat, créance — dette, ce sont les effets, causes juridiques de ces rapports de droit qui, sous forme de lettres de change, billets à ordre, etc., passeront dans les bureaux de la Banque d'Echange — tous les adhérents s'y sont engagés — assurant par ce va-et-vient continuel du cré-

I. Solat. da Probl. social^ p. 121 (Organisation du Crédit, par. IV).

a. Solat. da Problème social, ^. 5216 (article daaSmai).

dît entre membres d'une société qu'on pourrait dénommer Société (T amélioration économique de la circulation^ le mouvement, la vie d'une entreprise prélevant, 5a/is bénéfices^ nm commission destinée à la stricte couverture des seuls frais d'entretien.

Contre les effets présentés et acceptés, que donnera la Banque au porteur, puisqu'elle n'a pas de numéraire et que, d'autre part, elle veut maintenir l'antique et juste vérité de l'échange des produits contre les produits ? Un billet dont elle aura le monopole d'émission, véritable et intégrale représentation de la marchandise et que Proudhon a déjà dit être « une généralisation » de la lettre de change — que l'on sait être soumise aux conditions d'indication : !<> de lieu; 2o de date ; 3o de somme à payer ; 4 de nom du débiteur ; 5o de l'époque et du lieu du paiement; 60 de la valeur fournie — puisqu'il sera dépouillé « des qualités circonstancielles de lieu, de date, de personne, d'échéance et d'objet » tout en conservant les qualités essentielles de : change^ acceptation^ provision et payable en tout temps et en tout lieu sur sa simple présentation, analogue au billet de banque actuel, mais contrairement à lui et conformément à la lettre de change gagé non plus sur le métal, mais sur le produit. Ces billets émis sous le nom de Bons d'échange (Projet de Constitution de la Banque d'Echange), Bons de circulation (Banque du Peuble), Bons généraux d'échange (Projet d'Exposition perpétuelle), à la coupure de i.ooo, 5oo, 100, 5o, 20 et même 5 francs, ne laisseront au-dessous de ce dernier chiffre que le rôle d'appoint au numéraire (i).

I. Nous touchons ici à la question du privilège eu delà liberté d'émission des billets de banque. L'émission peut être

Ainsi, autre fonction essentielle de la Banque, elle émet de la monnaie de papier qui, signe parfait, ne portant pas en elle, comme le métal, une valeur intrinsèque faussant son rôle de représentant de produits valorifîés, restera soumise comme et plus que toutes les autres monnaies, puisque le numéraire est chassé du système sous peine de non viabilité, aux deux conditions de gage et de garantie.

Quel sera donc, si le billet de banque mutuelliste veut vivre, son gage ? Quelle sera sa garantie ?

I*» Le gage ! Nous le connaissons déjà. Puisque le Mutuellisme aspire à réaliser la formule de J. B. Say : « Les produits s'échangent contre les produits » par la suppression du métal monnayé, A devant égaler A, les deux termes étant mis directement l'un en face de l'autre à l'exclusion de tout intermédiaire qui puisse fausser l'échange dans son égalité, le troc ancien reste dans sa naïve justice, perfectionné par la nouvelle monnaie de papier véridiquement gagée par la marchandise. Dans la banque d'échange, la

libre comme aux Etals-Unis, sauf certaines réserves imposées par TEtat, ou concédée comme en France à titre de privilège à une seule banque. La Banque de France, si elle fût devenue, comme le demandait Proudhon, banque mutuelliste, aurait eu un billet payable comme auparavant à vue, mais réduit désormais à n'être qu'une représentation de produit ; le privilège s'évanouissait dans son fond tout en se maintenant dans sa forme, le bon de circulation n'étant ni plus ni moins qu' « un ordre de livraison revêtu du caractère social rendu perpétuel et payable à vue par tout sociétaire et adhérent en produits ou services de sa profession » (Art. i8. Banque du Peuplé).

Dans le Projet d'Exposition perpétuelle, tenu en arrêt par le monopole de la Banque de France, Proudhon tournait la difficulté en faisant émettre à cette société des bons à un ou plusieurs jours de vue (p. 267, paragr. 2), combinaison assez originale à signaler.

masse des bons de circulation aura pour gage le portefeuille, c'est-à-dire tout le stock des effets de commerce présentés aux guichets représentant, eux, directement les produits. Le billet mutuelliste, sorte de lettre de change élevée à sa deuxième puissance, représentation de papier par du papier, est encore gagé par les produits, répercussion qui n'affaiblit

pas la sûreté du gage, puisque l'entreprise ne centralisant que les affaires de ses adhérents, ceux-ci sont à la fois détenteurs soit effectivement, soit par délégation, et du portefeuille et des bons de circulation. On peut soutenir, comme l'a fait le National (i) dans sa polémique avec Proudhon, que jusqu'ici il n'y a rien de bien original et que la Banque de France, sa réserve métallique mise à part, trouve dans son portefeuille d'effets toujours soigneusement vériflés le gage nécessaire à son papier crédit. Oui, mais cela n'est vrai qu'en partie, car le billet de la Banque de France s'adosse tout aussi bien à la réserve métallique qu'au portefeuille. Il y a donc là une grave différence qui va s'accentuer et s'élargir jusqu'à briser le cadre étroit des premiers errements à propos d'une condition à la fois complémentaire et primordiale de rémission, la garantie^ destinée à donner l'authenticité nécessaire au nouvel agent de circulation et à parer non à l'insuffisance du gage (2) qui se suffit toujours à lui-même, mais à sa perte éventuelle.

1. Voir article du National du ic' juin. Solution du Problème social, p. a3i.

2. Le National l'avait soutenu. Voir pour cela et pour tout ce qui va suivre. Solution du Problème social (article du 10 juin), p. a4o.

20 La garantie. Elle est de deux espèces :

a) Garantie d'acceptation.

b) Garantie d'existence du gage.

a) La garantie d acceptation peut à son tour se subdiviser en :

a) Garantie d'acceptation proprement dite ;

p) Garantie de responsabilité.

a) La garantie d'acceptation proprement dite, c'est la certitude que l'on a de faire recevoir sans atermoiement et sans discussion un papier de crédit par n'importe quel échangiste. C'est la dénomination théorique de la confiance publique, sûre de la réalité de la valeur représentée par le billet. Que la banque d'échange soit réunie par décret à la Banque de France et notre bon de circulation devient immédiatement acceptable tout comme le billet de banque actuel. Qu'elle soit formée par l'adhésion d'un grand nombre d'industriels, négociants, producteurs, il est encore certain que l'acceptabilité s'étendra au fur et à mesure du nombre des sociétaires. La garantie d'acceptation proprement dite est donc la certitude de non refus du papier présenté à l'échange. Le bon mutuelliste possède cette garantie.

p) La garantie de responsabilité, nous l'avons déjà mentionné implicitement à propos de la lettre de change, est constituée par la solidarité de tous les souscripteurs dont la signature figure à l'endos, ce qui donne à l'effet de commerce une virtualité proportionnelle au nombre des endosseurs qui, pour si élevé qu'il soit en l'état actuel des choses, n'atteindra jamais le chiffre de la banque mutuelliste. En présentant un effet à ses guichets, c'est, admettons, cent signatures qu'on lui donne en garantie, contre

une autre bien plus énorme, de mille, cent mille, un million, etc., de firmes qu'elle rend en retour avec usure, suivant le nombre de ses adhérents solidairement responsables, — ils s'y sont engagés par leur acte d'adhésion même, — si bien que, si pour la lettre de change, il n'y a presque pas de probabilité délaisser l'effet impayé au cas de perte du gagé avec cent endosseurs, pour le bon de circulation il y a une incommensurable certitude de remboursement. Quel papier pourrait donc avoir une garantie de responsabilité aussi grande que le bon de circulation ? Aucun ! Pas même le billet de la Banque de France gagé sur une réserve métallique stagnante, sans pouvoir de reproduction — pecunia non parit pecaniam — puisqu'elle est obligée de commanditer, si elle veut s'augmenter, le travail qui, seul, forme le produit, la véritable valeur représentée par le billet mutuelliste.

b) Garantie d'existence du gage.

C'est la responsabilité matérielle de l'échangiste lui-même.

Au ca3 de perte du gage, nous Tavons vu, les adhérents de la banque tout comme les endosseurs d'une lettre de change sont solidairement responsables. Ils forment, parle bloc de leurs adhésions, comme une vaste garantie d'assurance destinée à rétablir l'équilibre dans réquation fondamentale, à rendre à A sa valeur intrinsèque au cas où, par suite d'un concours fâcheux de circonsttinces (confiance injustifiée dans Tadhérenl, faillite, erreurs, faux etc.,), A serait inexistant, égalerait zéro. Mais, conformément à la justice, c'est l'échangiste lui-même qui dans sa responsabilité première est primordialement tenu —

c'est la garantie d'existence dn gage — de prouver que A existe, qu'il est une réalité et si cette réalité disparaît, qu'il en a d'autres pour en fournir l'équivalent. Au cas où il refuserait la compensation, il serait poursuivi dans ses biens meubles et immeubles jusqu'à ce que la valeur perdue eût été recouvrée, indépendamment des frais de poursuite.

Le bon d'échange est donc théoriquement solidement établi en son gage et en sa garantie, obéissant à toutes les conditions essentielles de viabilité logiquement confirmée. Supposons-le universellement adopté ; il est imprimé, il court en mains, il rend l'échange plus rapide, le voilà maître de la circulation. Va-t-il lui aussi comme le métal, comme le billet de banque, ses prédécesseurs qu'il a supplantés, dépréciés à certaines époques, être sujet à des fluctuations de valeur, à des dépréciations? (i)

Proudhon répond négativement : c'est une question qu'une pratique prudente de la banque résoudra victorieusement .

I. Tout le monde connaît la dépréciation subie par Tor sous le Second Empire, lors de la découverte des mines de la Californie qui en haussa brusquement loffre alors que le peuple simpliste prenait ce roulement inusité de jaunets pour un signe de prospérité.

Le billet de banque, en France même, où depuis l'établissement du tiers consolidé, il n'y a plus eu de banqueroute, a subi une dépréciation provoquée à plusieurs reprises par une crise politique, le paiement d'une indemnité de guerre, etc., ce qui amenait le Gouvernement à décréter le cours forcé. Sans remonter bien loin on peut citer la dépréciation qui suivit le paiement de rénorme indemnité de guerre payée aux Allemands jusqu'au dernier écu en 1878 et qui fit durer le cours forcé jusqu'en 1878.

Quant à l'argent, il subit une dépréciation actuelle. Il ne

« Chaque souscripteur aura un compte ouvert à la banque d'échange... jusqu'à concurrence d'une somme égale à celle qui lui aurait été accordée dans les conditions de l'escompte en espèces ; c'est-à-dire dans la mesure connue de ses facultés, des affaires qu'il traite, des garanties positives qu'il présente, du crédit réel dont il aurait pu raisonnablement jouir sous l'ancien système » (i).

Les souscripteurs seront donc des gens solvables, première précaution.

« L'émission du nouveau papier ne peut jamais être exagérée, comme celle des billets ordinaires de la Banque, bons du Trésor, papier-monnaie, assignats, etc., attendu que celte émission n'a lieu que contre bonnes valeurs de commerce et au fur et à mesure des demandes d'escompte » (2).

La sortie des bons sera proportionnelle à la rentrée des effets de commerce, deuxième précaution.

On se montrera difficile sur l'admission des effets de commerce qui devront être « de bonnes valeurs », c'est-à-dire représentatifs de produits liçrés ou au moins acceptés^ troisième précaution (3).

vaut plus, valeur marchande, que la moitié de sa valeur légale si bien qu'un écu de cinq francs vaut en réalité de 2 francs 45 à 3 francs 5o environ. 11 est vrai que cette dépréciation est accentuée par l'adoption quasi générale du mono-métallisme or. Pour essayer d^enrayer cette descente, la France bi-mélalliste a suspendu la frappe de Targent.

1. Solat, du ProbL social, f, ii5. (Organisation du Crédit, parag, III).

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