‹ La revanche de ProudhonChapitre 57 sur 140 · Mélanges (2« vol.), p. m (17 avril i · texte numérisé non relu

Mélanges (2« vol.), p. m (17 avril i

2, Mélanges (3® vol.), p. 48. Détermination du Crédit MutueL

Mutualité. Enfin comme couronnement, si l'engagement s'étend entre cent, mille et toutes les associations d'ouvriers s'il se peut, tout, travail et capital se concentrant dans les mêmes mains, les petites entreprises d'abocd, les grandes exploitations ensuite, viendront se fondre dans la Mutualité qui coulée dans le cadre immense de la nation considérée dans sa masse économique, fera de tout un pays une vaste entreprise d'assurances.

Et pour faire la démonstration de celte vivifiante formule mutuelliste permettons-nous pour un moment d'anticiper sur l'étude ultérieure du relatif pratique ou des critiques à adresser à labsolu théorique de Proudhon, regardons maintenant à nos pieds vers ce pauvre essai de mutualité fait dans des conditions de milieu social défavorables, vers ces sociétés de secours mutuels que la loi du icr avril 1898 institua et que les subventions de TEtat ravivent tant bien que mal comme un peu d'eau jeté dans un terrain stérile au pied d'un arbrisseau rabougri. Ce sont de véritables coopératives de secours contre les maladies (i).

Par application de ce qui vient d'être dit, qu'on établisse au-dessus d'un certain nombre d'entre elles des caisses d'assurances pour ces assurances premières ou Mutualités et que sur ces dernières on en surétage de nouvelles jusqu'à ce qu'une seule surétablie comme point de rayonnement soit l'expression quintessenciée du mouvement coopératif de secours mutuels I Dès lors, voyez comme l'horizon s'élargit,

I. Certaines constituent des pensions de retraites, des allocations en cas de chômagç, etc.

les sociétaires des pauvres premières coopératives véritablement assurés (permettons-nous de jouer sur les mots) de leur assurance (i) /devant les secours abondants et les primes toujours en réserve, pourront refuser cette obole que FEtat laisse^ tomber dans le casque de Bélisaire, ce qui leur permettra de réaliser les trois conditions du coopératisme :

jo Isolement, question de dignité ;

20 Indépendance vis-à-vis du capital et par répercussion de l'Etat, question de liberté ;

30 Copropriété du patrimoine coopératif, question de justice : toutes conditions essentielles, nous l'avons vu, pour arriver la à suppression des intermédiaires et de rentrer à nouveau par l'assurance largement pratiquée dans le giron du M utuellisme.

Et l'assurance ne s'arrête pas là. Sous l'effet des théories mutuellistes, elle pousse et s'épanouit sous des manifestations économiques et des institutions qui à première vue en semblent fort éloignées. C'est elle qui nous sert de transition pour arriver jusqu'au Comptoir de Vente.

Page 1