‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 18 sur 100 · ACTE PRE MI E R · texte numérisé non relu

ACTE PRE MI E R

GAIULARD1N.

L’oiseau bleu?...

DUPARQUET.

Oui...

GAILLARDIÎT.

Elle était bonne celle-là! ...

DUPARQUET.

Pour vous peut-être, mais pas pour moi. . . Enfin il ne s’agit pas... Il s’agit du réveillon, je vous assure que, dans ce que je vous dis maintenant, il n’y a pas la moindre plaisanterie...

GAI I.L A R D I Nj passant à gauche *.

Alors, allez. ..

DUPARQUET.

Supposons que vous n'ayez pas été condamné et que je sois venu vous inviter à ce réveillon de la part de mon noble ami, le prince Yermontoff; vous m’auriez répondu: c’est impossible, ma femme ne me le permettrait pas...

GAILLARDIN, riant.

Sans compter qu’elle aurait bien fait de ne pas me le permettre. Hé! s’il y a des actrices !... (avec éclat.) S’il y a des actrices, Duparquet!..

DUPARQUET.

Je ne vous dis pas non... mais, devant couober en prison, quoi de plus simple? vous embrassez gentiment votre femme et vous lui dites : mon petit chou, ou ma bichette, je ne sais pas de quel mot vous vous servez habituellement ?...

Je change, je dis ce qui me vient... mon petit chou, ma bichette.

HUPARQUET.

Enfin, n’importe... mon petit chou... ou ma bichette... ou

* Duparquet, Gaillaidio.

LE RÉVEILLON

autre chose... le mot qui vous viendra... je m’en vais faire mes huit jours de prison, et au lieu d'aller à la prison, crac.

GAILLARDIN.

Je vais chez le prince !

Page 1