ACTE TROISIÈME
GAILLARDIN.
Moi aussi...’ . ,
TOURILLON
Ca ne m’étonne pas ; vous alliez bien ; moi aussi, d'ailleurs ! j’ai fait des folies! le petit capitaine Toto, je lui ai promis un tas de choses... Mais comme je ne le reverrai jamais, c’est moins grave que ça n’en a l’air. Voulez-vous une tasse de thé?
Avec plaisir !
Ils voit s’asseoir de chaque côté du bureau et proosent du thé. TOURILLON.
Je vois ce que c’est, vous aurez pris Duparquet dans un coin... et vous lui aurez dit: Jeserais heureux derevoir Tourillon. V . r
< GAILLAR8IN, ue comprenant pas.
Tourillon !
TOURILLON, rassemblant péniblement ses idées.
Non pas Tourillon... Le comte de Villebouzin.
GAILLARDIN.
Pas bien nette votre idée. Encore une tasse, je vous prie.
TOURILLON
Il n’y a plus de thé, mais en remettant de l’eau... (11 remette l’eau sur le thé. ) Duparquet vous aura répondu : Si vous tenez à le voir... allez à la prison.
,r . GAILLARDIN.
Il savait donc que vous seriez arrêté?
TOURILLON
Encore une fois, je ne suis pas arrêté.,3
GAILLARDIN.
Alors qu’est-ce que vous faites ici?...!
TOURILLON
Nous n’en finirons pas. J’aime mieux me confier à vous...'
90 LE RÉVEILLON
vous êtes gentilhomme, vous ne me trahirez pas... je suis...
GAILLARDIN.
Vous êtes?..
TOURILLON
Je ne suis pas le comte île Villebouzin, je suis Tourillon, le directeur de la prison de Pincomet-les-Bœufs.
GAILLARDIN, riant aux éclata.
Allons donc ! (En se lésant.) Ah ! elle est bonne celle-là ! Il se figure qu’il est le directeur de la prison ! Est-il gris ! Mon Dieu ! Est-il gris !
U «o 1ère.
TOURILLON
Vous doutez?
GàILLARDIN, riant p!ui fort.
Mettez- vous à ma place. . .
TOURILLON * (il sonne).
Dans un instant vous ne douterez plus.
Entre Léopold»