SCÈNE VII
TOURILLON, GAILLARDIN.
TOURILLON,.»» lovant et venant à Gaillardin.*
Etes-vous convaincu?
GAILLARDIN.
Parfaitement convaincu...
TOURILLON
Pardonnez-moi d’avoir employé un moyen..;
GAILLARDIN.
Je vous pardonne d’autant plus volontiers que vous m’avez fait empoigner pour rire, et que vous auriez eu le droit de me faire empoigner pour tout de bon.
TOURILLON
Je ne vous comprends pas, cher marquis.
GAILLARDIN.
Laissez-moi donc tranquille... Je ne suis pas marquis... TOURILLON.
Par exemple!..
* Gaillardin, Tourillon.
ÎÎ2 LE RÉVEILLON
CAILLA R DI Y.
Je ne suis pns plus Valangoujar que vous n’êtes Villebouzin... je suis Gaillardin, voilà tout.
TOURILLON
Vous dites?
GAILLARDIN. .
Je suis Gaillardin.
TOURILLON
Le mari de madame Gaillardin ?
GAILLARDIN.
Parbleu, je viens faire mes huit jours de prison... Rappelez
votre homme et faites-moi boucler de rechef.
TOURILLON, A son tour, riait an* édite.
Ah bien celle-là, elle est encore meilleure !
GAILLARDIN.
Comment, meilleure?
TOURILLON
Je vous dis : je suis Tourillon. Vous me répondez : je suis Gaillardin ; je viens faire mes huit jours... malheureusement...
Malheureusement?
TOURILLON
Je vous ai prouvé que j’étais Tourillon ; je puis vous prouver aussi que vous n’êtes pas Gaillardin... Je l’ai arrêté hier loir, Gaillardin !
GAILLARDIN, rient.
Vous l’avez arrêté?
TOURILLON
Moi-même.
GAILLARDIN, gouailleur. 1 *
Où ça l’avez-vous arrêté ?