‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 93 sur 100 · LE RÉVEILLON GA1LLARDIN · texte numérisé non relu

LE RÉVEILLON GA1LLARDIN

Sans doute... •

ALFRED

Pourquoi dites-vous que le mari est un honnête homme ?.,V

GAILLARDIN.

Comment, pourquoi je dis?

ALFRED

Vous ne devez pas dire que le mari est un honnête homme, puisque vous êtes mon avocat. Vous devez taper dessus, au contraire.

GAILLARDI1T, à part.

I)u calme... du calme...

ALFRED, à part, se levant.

Je ne sais pas, moi, cet avocat-là, il ne m’inspire pas. . , (Haut.) Si vous ne deviez pas taper, il faudrait me le dire... je Serais venir un avocat de Paris. Il y en a à Paris qui ne plaident que les affaires dans le genre de la mienne... je ferais venir un de ceux-là, si vous ne deviez pas taper..., je prendrais un aigle du barreau.

GAILLARDIN.

N’ayez pas peur... je taperai.

ALFRED

Bien sûr?. . . Faites voir un peu comment vous taperez ?

GAILLARDIN, levant les mains sur Alfred, puis prenant 1a table, la soulevant et la laissant retomber par terre.

Tu veux !..

ALFRED, se sauvant à l’autre bont du théAtre.

Eh là?...

GAILLARDIN, se contenant et se rasseyant.

Vous verrez ça plus tard.

ALFRED

Ah ! ça, dites donc, il n’y a pas d’erreur. .. c’est bien pour me défendre que vous êtes venu?

Page 1