ACTE TB0I81ÈME
• GAILLARDIN, souriant avec effort.
Oui, c’est pour vous défendre... revenons à votre affaire... Vous dites donc que lorsqu’on vous a arrêté, vous étiez près de la misérable!..
ALFRED
Qui appelez-vous misérable?...
GAILLARDIN, avec force.
Ma... la femme, pardieu... la femme qui vous... la femme que vous...
ALFRED
Ah ! bien non, ah! bien non !... Je ne veux pas que vous tapiez sur la femme, au contraire. . . il faudra la ménager, la femme... ça me rendra intéressant... il faudra dire que le mari est une canaille, mais que la femme est un ange. ..
GAILLARDIN.
Un ange!!..
Oui, un ange...
GAILLARDIN, se levant et marchant avec agitation.
Une malheureuse, qui, en dépit des serments qu’elle avait faits, car elle en avait fait, des serments !
ALFRED
Ça, c’est vrai qu’elle en avait fait.
GAILLARDIN.
Et... (a part.) Mon Dieu... c’est là le point intéressant!.; (liant) Et. . . elle y a manqué !
ALFRED
. Oh ! quant à ça, complètement!
GAILLARDIN, bondissant et sautant sur Alfred.
Complètement! Vous avez dit complètement!! !
AEFRED, après a’être dégagé.
Sans doute... puisqu’elle s’est mariée... fi me semble
LE RÉVEILLON
qu’elle ne pouvait pas manquer d’une façon plus complète.
GAILLARDIN.
Puisqu’elle s’est... Ah ça, mais de quels serment parlez-vous?.
ALFRBD.
Eh bien ? mais je parle des serments qu’elle m’avait faits avant de se marier..
GAILLARDIN.
Aht (s’essuyant le front.) je parlais moi de ceux qu’elle avait faits en se mariant.
U marche aree nne extrême agitation.
ALFRED
Dites donc, il n’y a pas d’erreur... c’est bien pour me défendre que vous êtes venu ?..
GAILLARDIN.
Pas pour autre chose.
ALFRED
C’est que vous avez une façon. ..
GAILLARDIN.
Eh bien, quoi? je m’animé, je m’exalte., je suis toujours comme ça, moi, quand je dois plaider une affaire.. (Se radoucisaaut.) Allons, venez., asseyez-vous. (Tout déni vont aa raweoir.) VOUS dites donc qu’avant de se marier, elle vous avait fait des serments?
ALFRED
Et des fameux !... chez son père...
GAILLARDIN.
Chez son... i
ALFRED
Dans le temps où je lui donnais des leçons d’harmonie..J
GAILLAR DIN.
A son père?