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gées et peut-être à certains cas de comas urémiques. A l'hystérie revient une grande part de la luxuriante forme « convulsive » de Tanquerel des Planches et ceci explique la rareté actuelle de l’encéphalopathie par rapport à sa fréquence ancienne,
Mais il n’en reste pas moins une variété particulière, l’épilepsie, qui ne pouvant être attribuée aux causes précédentes reste l'expression la plus claire de l’encéphalopathie et nous pouvons dire avec Letulle : « Ainsi déblayée, l’encéphalopathie apparaît comme un syndrome bien précis, bien spécial, aussi remarquable par les signes qui le révèlent au elinicien que par les conditions pathogéniques qui lui donnent naissance ».
Faits nouveaux
Ils sont d’ailleurs de moindre importance clinique ; leur intérêt est surtout de contribuer à éclairer le mécanisme de l’encéphalopathie.
Ils sont peu nombreux et nous les décrirons rapidement.
L'AMAUROSE. — Elle avait été signalée, il est vrai, par de nombreux auteurs des XVIe et XVII siècle. Duplay en 1834 et Tanquerel des Planches quelques années plus tard, nous la signalent comme signe prémonitoire del’encéphalopathie mais sans y attacher une importance spéciale, et la confondent avec des signes d'aucune valeur. Elle est notée dans de nombreuses publications ultérieures (Meyer 1868, Danjoy 1864) mais n'est bien étudiée que dans la thèse de Meillères (1903)
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et dans les observations de Labadie, Lagrave et Laubry, et de Rist et Bornait-Legueule en 1906, sur lesquelles nous aurons à revenir. C’est une cécité complète avec conservation de réflexes pupillaires, décoloration de la papille, et sans aucune lésion visible à l’ophtalmoscope. Pour Meillères elle serait suivie pendant quelque temps d’une légère diminution du champ visuel et de dyschromatopsie.
SURDITÉ. — La surdité complète est signalée par Tanquerel, et pour lui, elle succéderait toujours à l’arthralgie !
Elle fut observée par Pal, en même temps que l’amaurose, chez un saturnin. ;
L'APHASIE TRANSITOIRE. — Un cas en fut publié par Gaucher en 1880, la Société clinique suivie de guérison définitive.
Ces 3 signes, il faut le remarquer, furent observés par les auteurs modernes avec un signe d'une importance capitale et qui fut totalement ignoré des anciens, c'est l'hypertension artérielle.
Description clinique
Il nous est maintenant possible de définir ce que nous entendons par encéphalopathie saturnine.
Ce sont des accidents qui surviennent chez un saturnin soit en pleine santé soit le plus souvent au cours d’une autre manifestation saturnine, et sont caraclérisés par une attaque épileptiforme, « éclamplique » précédée ou non de prodromes,
Ceux-ci peuventêtre : des fourmillements, des crampes, un affaiblissement musculaire, de l’asthénie, que Letulle appelle des prodromes imprécis de l’encéphalopathie. De la céphalée, violente, générale ou particlle, surtout frontale, avec des vertiges de l'agitation.
De petits accès convulsifs. S
De l’amaurose passagère pouvant durer un jour et survenant quelques heures avant l'accès.
Enfin plus rarement de l’aphasie et de la surdité transitoires.
L'accès encéphalopathique sera une crise épileptiforme en 3 phases de convulsions toniques, cloniques, de résolution musculaire, suivies d'assoupissement.
De nouveaux accès peuvent apparaître et conduisent au coma terminal.
Pendant l'accès la tension artérielle sera augmentée ; les troubles généraux seront minimes, il n’y aura pas de fièvre.
La constatation d’autres stigmates du saturnisme ne fera que renforcer le diagnostic : présence du liseré gingival, gonflement parotidien, présence dans le sang de globules rouges déformés, dyschromatophiles et d’érythrocytes ponciués.
La marche de l'accès est insidieuse ; cependant Vaquez montra que l’abaissement de la tension artérielle permet de prévoir la terminaison de l’accès.
Le pronostic doit donc être toujours réservé puisque la maladie peut être mortelle.
Mais lorsque l’accès est terminé, le malade peut être considéré comme guéri et ne verra jamaisse reproduire
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l'accès s’il quitte la profession qui l’expose à l’intoxication saturnine.
FORME CLINIQUE : la crise légère : En général le premier. accès est peu convulsivant. Il se manifeste d’après Grisolle par une perte de connaissance complète mais les mouvements convulsifs se borneront à quelques tremblements de la face ou des membres supérieurs.
Constatations anatomiques
Il n’est pas sans intérêt de chercher de quelles lésions sont accompagnées les accidents encéphalopathiques. Celles-ci sont peu nombreuses.
| Au point de vue macroscopique, les auteurs qui ont eu l’occasion de pratiquer des aulopsies notent que les circonvolutions cérébrales sont fortement serrées les unes contre les autres et presque effacées « le cerveau paraissant à l’étroit dans la cavité cranienne ». La substance cérébrale a perdu sa consistance normale, elle est densifiée donnant à la main la sensation de pâte de guimauve. Ces caractères rapportés par Tanquerel des Planches sont également signalés par Laënnec, Miquel, Dance, Martin Solon, Grisolle, Andral et sont contrôlés plus récemment par Letulle qui a observé un aspect du cerveau semblable, chez des saturnins ayant succombé à l’anémie et à la cachexie. Ménétrier, dans une observation qui restera classique, retrouve également ces caractères et note que la pie-mère est peu colorée et ses vaisseaux presque vides de sang.
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A la coupe, la substance cérébrale est d’après Tanquerel jaune, sale, terreuse, montrant un œdème uniforme du cerveau et du cervelet.
es classiques ne rapportent aucune lésion des autres organes.
Ménétrier a trouvé chez son sujet de l’hypertrophie du ventricule gauche et une aorte plus étroite que normalement. Les reins et les capsules surrénales sont intacts.
L'examen histologique a révélé à Ménétrier : une substance nerveuse d'apparence poreuse en raison des vides qui existentautour des vaisseaux et dus à l'æœdème qui détendait le tissu au moment de la fixation de la pièce. Il n’y a pas « d'autre altération grossière de la texture du tissu. Pas d’exsudat au niveau des méninges ; pas de diapédèze leucocytaire autour des vaisseaux soit de la pie-mère, soit du parenchyÿme nerveux lui-même. Les artères cérébrales sont absolument saines sans aucune trace d’endartérite ».
Les reins sont sains sauf une congestion assez intense. Pas d’exsudat dans la cavité des tubes ni de la capsule de Bourmann. Les capsules surrénales ne présentent que des altérations cadavériques.
En résumé on ne constate chez l’encéphalopathique qu'un aspect œdémateux des circonvolutions sans lésion des artères cérébrales sans traces d’hémorragie, sans aucune lésion ni trace de lésion méningée.
Et l’on est en droit de rejeter les relations de Renauldin, Canuet et Thomas qui prétendaient avoir trouvé chez des individus morts de délire et de convulsions