‹ La révocation de l'Édit de Nantes a Paris d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 5 sur 23 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

340 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Brevanes, Jean-François, sieur de Vaines, et peut-être un troisième, Nicolas. Celui-ci que M. Joret suppose avoir été l'aîné, serait, d'après lui, passé à l'étranger ou aurait cessé de vivre peu après le mois de décembre i683. De même, selon les auteurs de la France protestante (V, 5i3 a), qui, induits en erreur par un rapport de police où on lit Frémont pour Forment (Fr. 7o5i f" 812), ont confondu les Formont avec les P'rémont d'Ablancourt ', Catherine Herwarth, femme de Nicolas, aurait été veuve avant i685. Cependant Nicolas Formont, banquier, rue Saint-Martin, et sa femme, figurent avec la mention : Néant, sur l'état des biens des émigrés dressé par la police le 16 février 1687 (Fr. 7o5i f° 3i2). En outre, une liste des négociants qui devaient être mandés le 14 décembre chez Seignelay, contient le nom de « Formont, banquier, rue Saint-Martin ou Saint- Julien, proche un faïencier» (Fr. 7062 P 224). Il n'est pas sûr que ce soit Nicolas; toutefois celui-ci semble devoir être rangé plutôt parmi les fugitifs que parmi les morts.

Vers la fin de novembre i685, Pierre, Jean et leur mère, préparant leur évasion, prétendaient avoir obtenu la permission de vendre leurs meubles; le 26, Seignelay informait le procureur du roi qu'il n'en était rien, et ajoutait : « Vous n'avez qu'à continuer vos poursuites contre eux suivant la rigueur des ordonnances » (O* 29). Le 4 décembre, on écrivait de Paris à la Gazette de Harlem que M"'= Formont, veuve du célèbre banquier et secrétaire du roi, venait de s'enfuir et que sa maison avait été aussitôt occupée militairement {Bitllet., 2= sér., XV, 267). Pierre et Jean avaient aussi disparu; car non seulement ils n'allèrent point chez Seignelay le 14 décembre (non plus que Nicolas), mais leurs noms ont été barrés sur la liste, oii ils figuraient de la manière suivante, parmi les négociants de première catégorie dont la catéchisation ou l'intimidation était confiée au procureur général : « Formont, fils aîné du feu sieur Formont, secrétaire du roi et banquier. Formont, fils cadet du même» (Fr. 7o5i î° 216). Leur fuite était donc connue avant le 14 décembre. L'un d'eux, déguisé en officier des gardes et accompagné de six personnes déguisées en soldats^ se présenta aux gardiens de la frontière et leur demanda s'ils ne venaient pas de laisser passer des voyageurs. Oui, lui répondit-on, mais munis de bons passeports. Ils sont faux, s'écria-t-il, et il faut que je rejoigne ces huguenots. Il partit au galop et sa troupe le suivit

' lin revanche, Charles Weiss reproduit une lettre où il est parle ilcs Formont

d'Ablancourt [Hist. des réf., Il, ^'ii^.

Parisiens émigrés. 841

{Ballet., Q." sér., XV, 269). Le tour était joué. M""= Amonnet fut accusée de complicité dans la fuite des Formont, et Le Heritter, commis de Spanheim, mis à la Bastille en juillet pour avoir favorisé le transport de leurs effets à Hambourg-.

Le 3 janvier 1686, Louvois ordonnait à D'Artagnan de ne point envoyer de gens de guerre dans les terres de Brevanes et de La Tour, parce qu'elles étaient « saisies pour le roi » (Arch. Guerre). On voit dans un arrêté du 6 février publié par M. Joret que, pour éviter la confiscation de leurs biens immeubles, de leurs meubles précieux et effets mobiliaires, qui montaient à des sommes considérables (plus de 200,000 livres, dit M. Joret p. 68), les fugitifs en avaient fait opérer la saisie par des créanciers simulés, auxquels La Reynie donna quinze jours pour justifier de leurs créances, après quoi il mit les propriétés en régie. Le 5 mars, Seignelay écrivait au procureur du roi: «Sa Majesté consent que vous laissiez adjuger les biens des sieurs Formont à leurs parents qui se présentent, sans aucune préférence, pourvu qu'ils en donnent ce que ces biens peuvent valoir*» (O* 3o). Trois jours auparavant, le même secrétaire d'État avait invité La Reynie à rechercher le maçon qui avait pratiqué une cachette dans la cave de la maison de la rue Saint-Martin {Ibid.). On sut par lui que tous les livres de commerce, plusieurs comptes, lettres de change, billets, etc., étaient « amures » dans cette cave. La Reynie les mit sous scellé. On en retira, par ordre du 22 mars, les papiers concernant les affaires du roi; le reste fut remis à Seignelay, en vertu d'un ordre du 11 mai. La spoliation fut, non pas complète, comme l'affirme M. Joret, mais aussi complète que possible : grâce à leurs nombreuses relations à l'étranger, les fugitifs étaient parvenus à sauver une partie importante de leur fortune.

Jean-François, qui avait changé son titre de sieur de Vaines en celui de sieur de La Tour, se trouvait à Zurich avant 1690. En 1694 il était âgé de quarante-six ans et donnait l'hospitalité à deux dames de Paris, Claude Baudoin et sa fille, Marguerite, âgée d'environ dix-huit ans, qu'il épousa plus tard. Il eut en 1718 une querelle ridicule à propos de sa place à l'église, avec un nommé Jean Ballon, faiseur de bas, qu'on obligea de lui faire des excuses (Jaccard, L Église franc, de Zurich, p. 233). En 1718, le sieur de La Tour quitta Zurich, avec sa femme et sa belle-mère, pour s'établir à

1 Les chevau-légers Poncelet et Jean les tion en leur faveur (AfF. e'tr. — France Corigeux en avaient demandé la confisca- q58. Note communiquée par M. N. Weiss).

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Bàle, où il acheta une fort belle maison du faubourg Saint- Jean, qui porte encore aujourd'hui le nom d'hôtel de Formont. Il mourut subitement en 1720, et fut inhumé dans l'église française, aux pauvres de laquelle il légua 600 livres. Sa femme lui survécut neuf ans, et légua, à son tour^ mille livres aux pauvres et cent florins à chacun des deux pasteurs, Pierre Roques et Jean-Rodolphe Ostervald, fils du reviseur de la Bible; elle institua pour son légataire universel David Magnet, pasteur d'Orange, entre les mains duquel s'accrut encore la belle bibliothèque et la remarquable collection de médailles de Jean-François Formont {Ballet., ?>" sér., IX, 609).

On ne sait pour ainsi dire rien des autres membres de la famille ; voici les seuls renseignements que nous avons pu glaner çà et là. Le 22 septembre i658, le banquier Margas et M"'= Formont la jeune, présentèrent au baptême Marguerite Petitot, fille du peintre célèbre [Biillet., IX, 807). En 1674, Jean Formont, sieur de Montfort, âgé de quarante ans, signait l'acte d'inhumation de Gabriel de Bricqueville (Extr. des reg. de Char.). Pierre Formont père avait, selon M. Joret, un frère à Rouen, nommé Louis, qui exerçait encore en 1708 l'office de receveur des décimes du diocèse, et deux à Dantzig, Daniel et Jean; le dernier était consul de France. Louis- Nicolas, sieur de Bouville, fils de Louis, aurait été conseiller-secrétaire du roi, d'après un document de 1718 (Joret, p. 70). A la date de 1697, on trouve réfugiés à Grambzow Pierre et Jean Fromont ou Formont. Un Jacques Formont fut naturalisé anglais en 1700 et un Pierre Formont en 1701 (Agnew).

FouBERT (Salomon), voir I, 33i, fut naturalisé anglais en i685, avec sa femme Madelaine, ses fils Pierre, Henri et sa fille Judith, veuve de Nicolas Durrell. Henri était aide-de-camp de Guillaume d'Orange à la bataille de La Boyne (Agnew, in-f", II, 355).

FoucHER (Pierre), garçon cabaretier, fugitif au commencement de 1687, réfugié à La Haye (Fr. 7o5i f° 326).

FouQUET, voir II, 589.

FouQuiER (Madelaine), de Paris, âgée de cinquante ans, fille d'un marchand de bois, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

FouRNiER (M""), qui quitta Paris le 21 avril 1684 avec M. et ]y[me puet (Lettres de Claude à son fils), était sans doute fille d'une dame Fournier, envoyée au château d'Angers en 1687 à cause de

Parisiens émigrés. 348

son «opiniâtreté» (voir Pitan, III, 249). Il y a lieu de supposer que Jean Fournier, de Paris, passementier, qu'on trouve réfugié à Berlin en 1698, avec trois enfants, appartenait à la même famille (Ms. Dieterici).

FouRNOL, famille parisienne réfugiée en Brandebourg.

FouRRET (Jean), de près Paris, déserteur des troupes de France, arrivé presque nu à Genève en lyoS; on lui donna des vêtements (Ms. B. du prot.).

Franchomme (Charles), de Paris, qui, pour faire croire qu'il était catholique, était entré dans une église au moment de la messe, mais après l'élévation, fait acte de repentance à Londres le 3o décembre 1686 (Ms. Égl. de la Savoye). C'est lui qui est signalé en 1687 comme marchand de la rue Troussevache, absent (Fr. 7o5i f° 826). Marie, de Paris, âgée de quarante ans, fille d'un avocat, assistée en Angleterre, lyoS (Ms. B. du pr.).

Francœur, de Paris, manufacturier en soie, assisté à Lausanne en 1689 (B. Vaud).

Frémont d'Ablancourt. C'est à tort que Haag (IX, aSSb) donne pour témoin du mariage de Schomberg (1669) Jean-Jacob Frémont d'Ablancourt ; les registres de Charenton, fautifs en cet endroit, l'appellent ailleurs (à l'occasion des mariages de Desforges en 1674, et de Dacier en i683) Jean Jacobé, sieur de Frémont d'Ablancourt, ce qui est bien différent. Bordier a corrigé cette erreur. Jean Jacobé, natif de Vitry-le-François, avait épousé Marie, sœur de Nicolas Perrot d'Ablancourt, qui lui donna deux fils, Jean et un autre, dont leur oncle Perrot fit l'éducation avec un soin tout particulier. Jean, qui demeurait dans l'un des plus beaux appartements* du Temple, figure parmi les fugitifs à la fin de 1686; il vendit, avant de partir, une maison par un acte sous seing privé, que la police croyait antidaté (Fr. 7o5r f° 323). Il se réfugia en Hollande sans avoir abjuré et devint le favori de la princesse d'Orange. Son frère ne le suivit qu'après avoir fléchi, ainsi qu'il résulte de la très curieuse lettre que nous empruntons à l'Histoire des réfugiés protestants, II, 43i. Elle était datée du 16 septembre

' «Il en avait traité avec les chevaliers que V abomination était logée dans le

sous le nom d'un catholique. Cela donna temple n {Lettres choisies de Richard

occasion à M. Simon de dire en plaisan- Simon, III, izo). tant sur la nouvelle demeure de son ami,

344 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

1686 et adressée à D'Avaux, ambassadeur de France, par l'espion Tillières, qui, afin de détourner tous les soupçons, avait fondé une colonie de réfugiés dont il semblait le père.

J'ai vu une lettre de M'"° de Passy écrite de Paris, et une autre du frère de M. de Forment (Frémont), autrement d'Ablancourt. M""" de Passy (Henriette Bardet, rocliellaise, femme de Brunet, sieur de Passy) écrit : u Mon mari a été arrêté à cinq lieues de chez lui, etc. ». La lettre du sieur d'Ablancourt porte : (I M. l'intendant nous a fait venir chez lui, moi et cinq autres et nous a dit : Vous êtes observés sur ce que l'on a appris que vous vouliez vous en aller. Jugez ce que nous avons répondu sur cela. Il nous a dit : Retournez chez vous et n'en parlez point, et ne pensez point à ce qu'on croit de vous. Nous nous sommes séparés comme cela, mais jugez du reste. De trente-cinq que nous étions, il y en a sept de partis, ayant appris la prise de M. de Passy qui me chagrine beaucoup. » Dans cette lettre il y avait un billet pour M. de Vérace, autrement de Beyde (Budé, seigneur de Vcrace), et neuf autres parents de ces Messieurs. Ce M. de Vérace a conçu une grande amitié pour moi, me voyant avec son parent, le sieur d'Ablancourt; si bien que, nous promenant, il me fit lecture de son billet, qui était conçu en ces termes: «N'appréhendez rien. Dieu sera pour nous et nul ne sera contre... » Les neveux et nièces de M. de Passy, la mère, les frères et l'enfant de M. de Grimpré et quantité de leurs parents sont déjà dans ce pays-ci. M. Claude dit hier à un autre ministre, qui me l'a redit: (i Huit ou dix de nos amis doivent partir cette semaine de Paris». J'enverrai un guide à Charleroi où je sais qu'ils doivent passer. N'est-ce pas une chose admirable que Dieu se sert de nos plus grands ennemis pour nous soulager?

Fresselique (Pierre), de Paris, facturier de bas, réfugié en Brandebourg (Ebrard, Christian Ernst, etc.).

Freval (Jean-Baptiste), fugitif dont les biens furent confisqués (TT i58).

FuMECHON (Marthe), veuve de Jean Pierre, fugitive dont les rentes furent saisies (TT i56, 429, 433), naturalisée anglaise en 1687, avec quatre enfants : Jean, Pierre, Madelaine et Judith.

Gachon (M"'= de), absentée de Paris en août 1699; le 17, on envoyait aux gouverneurs des villes frontières l'ordre de l'arrêter (O» 43).

Gagnier (Jean), de Paris, ancien prêtre, assisté en Angleterre 1705 (Ms. B. du pr.).

Galdi, marchand en magasin, fugitif à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f" 819). Laurent Galdi arrêté dans sa fuite en 1689, était peut-être son parent.

Parisiens émigrés. 3^5

Galleran de Boislieux (Etienne), de Paris, proscl^^te, âgé de vingt-quatre ans, fait acte de repentance à Londres en 1690 (Ms. Égl. de la Savoye).

Gallet (Philippe), de Paris, prosélyte, âgé de trente-cinq ans, reçu membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 24 février 1688.

Galois (Jeanne), de Paris, reçue à la paix de l'Église à Londres, le 3 octobre 1696 {Procecdtiigs, juillet 1890).

Gamonnet, assisté à Lausanne le 22 août 1699 (B. Vaud), paraît n'avoir pas été l'un des fils, mais seulement un parent de Jacques, libraire à Paris.

Gandon (Marie), fille de Salomon, et de Marie-Madelaine Moinot, de Paris, et David Le Grand, de Dieppe, publication de bans, à Londres, le 7 juin 1718 {Proceedings , juillet 1890).

Gandy (Françoise), veuve de Pierre, de Paris, âgée de cinquante-cinq ans, assistée en Angleterre avec un enfant, 1705.

Ganeron (V'' Abraham), de Paris, réfugiée à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici). Elisabeth, de Paris, femme d'un brodeur, confesseuse, assistée à Londres, 1705 (B. Fr. pr.).

Gardouleau, voir Closroger III, 71.

Garnier. Plusieurs parisiens de ce nom passèrent à l'étranger. Garnier, marchand en magasin, du quartier Sainte-Opportune, avec sa femme nommée De la Mouche et deux de ses neveux, en 1686; Esprit, marchand de vins du faubourg Saint-Antoine, et André, du quartier des Halles, avec sa femme et ses filles. La vente de leurs hardes produisit 1291 livres. Jacques fut arrêté à Guise avec Morin et d'autres fugitifs en 1686 (Fr. 7o5i f°= 819 et 842).

Gaucher (Marie), âgée de cinq ans, fille de feu Jean Gaucher, de Paris, et de Marthe, sa femme, décédés à Londres, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Gauguet, marchand de vins de la rue des Fourreurs, fugitii avec sa femme, au commencement de 1687, ayant laissé, rue de Lourcine, une maison louée 200 fr., de la valeur de 4000 à 5ooo livres (Fr. 7o5i {" 3i9).

Gautereau (Daniel), poitevin habitant Paris lors de la Révocation. Bien qu'aveugle, il avait résolu de quitter la France. Guidé

346 Révocation de l'Edit de Nantes à Pans.

par son valet, il partit à pied, muni d'une forte somme en papier, et joua du violon sur la route jusqu'en Hollande, où il échangea son papier; après quoi il alla s'établir à Zurich (Jaccard, L'Egl. fr. de Zurich, p. ii3).

Gautier. Quatre personnes de ce nom furent naturalisées anglaises: Jean, en 1682; Thomas, en 1688; Pascal, en 1690; François, en 1700. Nous ne pouvons affirmer qu'ils appartinssent à la famille parisienne, dont le procureur du roi disait dans un rapport de la fin de novembre i685: «L'aîné des frères Gaultier avocats est absolu; le cadet, qui a enseigné la philosophie à Genève, m'a donné sa parole pour les deux et même pour toute la famille » Fr. 17420 f" 191). Jeanne, native de Gien et âgée de vingt-trois ans, et sa sœur Marie- Anne, âgée de vingt-et-un ans, demeurant chez Barbot, rue du Sépulcre, abjurèrent à Paris le 17 novembre i685 (Fr. 7055 f° 289).

Gaylen, demeurant à Paris, rue Saint-Denis h la Croix de fer, s'enfuit en Hollande, où il se trouvait déjà en avril 1686. Il avait emporté 100,000 livres; son frère, riche libraire de Lyon, se préparait à le suivre (Ch. Weiss, II, 480).

Gédouin et sa femme, de la rue Chariot, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 7). Jean-Louis Gédouin, de Paris, âgé de vingt-sept ans, fit acte de repentance à Londres, le 25 décembre 1698 (Ms. Égl. de la Savoye).

Gefroy (J.), de Paris, assisté à Genève en 1706 (Ms. B. du prot.).

Gendrault, voir Menour, III, 216.

Gerou (P.) et sa femme, de Passy près Paris, reçoivent un viatique à Genève en 1705 (Ms. B. du prot.).

Gervaise, voir Anciens.

GiBARCouLT (Marguerite), fugitive dont les biens furent saisis

Giberne (Louis), de Paris, passementier, sa femme et un enfant, venant de Hollande, assistés à Genève de 1700 jusqu'en 1705 (Ms. B. du prot.).

Gilet (François), de Charenton, reçoit un viatique à Genève pour passer en Angleterre (Ms. B. du pr.).

Parisiens émigrés. 847

GiLON (Adam), lapidaire de la rue du Harlay, passé en Angleterre deux ou trois ans avant la Révocation (Ravaisson, VIII, 847 1.

Girard, voir Anciens.

GiRARDiN (Jacques), de Paris, réfugié à Magdebourg avec sa femme et un enfant, 1701 (Tollin, Geschichte, etc, II, 495; III, 5o).

GiRARDOT, voir Anciens.

GiRAULT (Veuve), pauvre femme de la rue Saint-Nicolas, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i P 2i5}.

Glatigny (Paul de), parisien, étudiant à Leide en 1686 '(Ms. B. du pr.).

Glizière (Marthe), de Paris, reçue à la paix de l'Eglise à Londres, le 11 février 1694 [Proceedings, juillet 1890).

Gloria (Marie Le Clerc, femme de Jacques), fait acte de repentance à Londres, avec Marie-Madelaine, sa fille, le 24 juillet 1687 (Ms. Égl. de la Savoye).

GoARD (Jacques), de Paris, âgé de cinquante-cinq ans, esprit troublé, assisté en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

GoBARD (Jacques), sieur de Saint-Ouen, écuyer, qui s'est confessé et a communié dans l'Église romaine, fait acte de repentance à Londres le 17 octobre 1689 (Ms. Égl. de la Savoye).

Godard (Nicolas), de Paris, prosélyte, âgé de vingt-deux ans, reçu membre de l'Église de la Savoye à Londres, le 29 septembre

GoDART, voir m, 141.

GoDEFROY (Jean), cordonnier de la Grande-rue du faubourg Saint- Antoine, sa femme et une petite fille, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i P 2i5l.

GoDiN (Jacques), commis de Falaiseau, fugitif à la fin de i685 (Fr. 7o5i f° 97). On trouve à Berlin, en 1700, la veuve de Jean- Albert Godin, de Paris, notaire impérial, et trois enfants (Ms. Dieterici); c'est sans doute elle qui était assistée à Londres en 1705 sous le nom de Marie, veuve de Jean Godin, avec trois enfants. Jérémie Godin, de Paris, fut admis à la cène à La Haye, en 1692, après acte de repentance. Madelaine des Tarses, femme de Godin,

348 Révocation de l'Edit de Nantes a Paris.

horlogeur de la rue Saint-Martin, promettait, le 10 janvier 1686, d'abjurer.

GoLLE (Samuel), ébéniste de la rue de l'Arbre sec, fugitif au commencement de 1687, ainsi que ses sœurs Anne et Susanne (Fr. 7o5i P 320).

GoMBARD, fugitif dont les biens furent confisqués (TT i58).

GoMBAULT (Pierre), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT 429, 433). André et Jeanne Gombault, fille, âgée de soixantetrois ans, assistés en Angleterre, 1703 (Ms. B. du pr.).

GoRON (Antoine), maître cordonnier du quartier de la Mortellerie, ne suivit pas sa femme, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i {" 317).

GoRREY (Adrien), natif de Paris, plaçait à fonds perdus entre les mains du consistoire de l'Église française de la rue Threadneedle, la somme de 225 livres pour l'usage des pauvres, attendu qu'il avait gagné cette somme en servant l'Église de Charenton (Reg. de l'Égl. fr. de Londres).

GoRRis (Jean de'), né à Paris en i5o5, reçu docteur en médecine le 18 avril i54i, fut bientôt après nommé professeur, puis doyen de la faculté en 1548. Exclu de sa charge comme hérétique en i568 avec cinq de ses collègues, et réintégré seulement en 1571, il échappa, on ne sait comment, à la Saint- Barthélémy ; mais il conserva de l'horrible massacre une frayeur telle que, allant un jour rendre visite à l'évêque de Paris et voyant sa litière entourée par des sergents, il fut frappé d'apoplexie, et ne recouvra point ses facultés dans les quelques années qu'il vécut encore. Il mourut en 1577, laissant plusieurs ouvrages et, d'après La France protestante, deux fils : Jean qui, suivit la carrière paternelle, et Louis, avocat au Parlement.

Du second Jean, docteur en médecine, nous ne savons absolument rien, sauf qu'il est peut-être le père des trois personnages suivants: Jean, Jacques et Paul de Gorris, qui nous paraissent avoir été frères. Jean, sieur de Meilleray, né vers i584, médecin ordinaire de Louis XIII, mourut en 1662. Sa femme, Marguerite Biseul, lui donna quatre enfants: 1° Marguerite, morte en 1662,

' Peut-être fils de Pierre, médecin, natif la faculté de médecine de Paris (Hcrmindc Bourges, qui se fit agréger en i5ii à jard, Corrcsp. des réformateurs, I, 209).

Parisiens émigrés. 849

mariée en 1641 à Gilles de Lorme, fils du sieur des Bordes, dont elle eut: Thomas (1642), Alexandre (1643), Charlotte, mariée à Henri Juste! en 1676, Frédéric (lôSy); 2° Angélique (i63i); 3° Charlotte, mariée à Daniel Martel, sieur de Montpinson en i656; 4° Marie (i635), inhumée en i638.

Jacques, né en i585, graveur des monnaies en 1618, puis procureur-général en la cour des monnaies, mort en 1647.

Paul, contrôleur-général de la marine et des fortifications en Normandie. Bernardine de Lorme, sa femme (exhumée de la terre des Bordes en 1677) lui donna six enfants: Jean (1617), présenté au baptême par De Gorris, médecin du roi, et par Uranie Le Jay, veuve de Lorme; Jacques (1618), présenté au baptême par Jacques de Gorris, graveur aux monnaies, et par Marie de Lorme, femme de Galland; Thomas (1619); Nicolas {1620), présenté au baptême par Nicolas de Lorme, sieur de Clairbois et par Marie de Gorris; Marguerite (1624), présentée au baptême par Gilles de Lorme, et par Marguerite Biseul, femme du médecin de Gorris; Jacques (1627), dont la marraine fut Marie de Gorris, femme de Lauberan de Montigny, ministre à Senlis, décédée à Ablon en 1668, à l'âge de soixante-trois ans.

Nous ignorons à quelle famille appartenait cette Marie et les De Gorris suivants: Aloph, sieur de Naucourt, marié en i656 à Péronne de Dompierre, dont il eut une fille nommée Susanne- Madelaine, qui se réfugia à La Haye. Veuf en i665, il se remaria la même année à Judith de La Planche, veuve de Jacques Caille, sieur de Pompoix. — Paul, sieur de la Guerche et sieur des Cochets, capitaine de vaisseau. En 1675, il présentait au baptême avec Gabrielle de Bernières, femme du lieutenant-général Du Quesne, une fille de Thévenin, sieur du Petit-Bois. L'année suivante, il signait dans les registres de Charenton comme témoin du mariage de sa cousine-germaine Charlotte de Lorme, fille de feu Gilles de Lorme et de Marguerite de Gorris, avec Henri Justel, conseiller du roi et âgé de cinquante-six ans. Tandis qu'on gardait certains capitaines de vaisseaux protestants. Forant, Belle-Ile-Erard et d'autres, dont la conversion paraissait probable. De Gorris fut mis à la retraite, avec Guillon et Lavigerie, pour cause de religion, par ordre du 8 février 1681 (Jal, Du Quesne, II, 38i); il mourut l'année suivante, âgé de soixante-deux ans, et fut inhumé dans le cimetière des Saints-Pères, en présence de ses cousins Philippe Bernard, sieur de Bouilly, et Everte Tassin, avocat au Parlement, tous deux anciens de Charenton.

35o Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Judith, sœur de Paul, dont elle hérita la terre des Cochets, présentait au baptême en 1674 Isaac-François Petit, avec Isaac Le Monnier, secrétaire des commandements du duc d'Orléans. En 1682, elle tenait encore sur les fonts Henri, fils de Jacques Le Maçon, avec Louis de Nettancourt. Elle habitait la rue des Marais- Saint-Germain, et figure comme fugitive sur la liste du 8 février 1687. Elle avait assez de fortune pour entretenir un carrosse: ses propriétés valaient cent mille livres environ, au dire de son ancien homme d'affaires Salomon Domanchin, qu'elle avait remplacé par Pressigny. Elle avait donné 20,000 livres en mariage à sa nièce Du Blon ou Leblanc, nouvelle catholique; et avant sa sortie du royaume, elle avait vendu à la dame d'Heucourt 20,000 livres de rentes sur la ville de Paris ; mais cette vente n'avait point été ratifiée^ et le capital en fut saisi, ainsi que la terre des Cochets (Fr. 7o5i fSii).

Il semble que le billet suivant adressé à D'Argenson le 18 septembre 1701, concerne une dame de Gorris: «Il serait nécessaire que vous prissiez la peine de voir la demoiselle de Corris, nièce de la dame de Riswick, hollandaise qui est morte à Paris pour l'exciter de demeurer en France et d'y embrasser la religion catholique

GossELiN (Jeanne), fugitive dont les rentes furent saisies (TT i56).

GouARD (Pierre-Paul), de Paris, âgé de seize ans, fait acte de repentance à Londres, le i5 novembre 1699. Un autre Pierre- Paul Gouard avait été reçu le 12 à la paix de l'Église au même lieu.

GouBERT (Jean), voir Monginot, III, 224.

Goujon (Nicolas), cordonnier, rue de Charonne, âgé de trentecinq ans, sa femme Éhsabeth, âgée de vingt-huit ans, abjurent avec deux jeunes enfants, moyennant i5 livres. Passés ensuite en Angleterre, ils font acte de repentance à Londres le 27 novembre 1687 (Fr. 7o5i f"= 187, 2i5 et Ms. Égl. de la Savoye).

GouLAY (Les enfants d'Esther), femme de Languetmy (?), fugitifs dont les rentes sont confisquées (TT i56).

Gourdin (Madelaine), de Paris, âgée de trente-huit ans, assistée en Angleterre, i7o5 (Ms. B. du pr.).

Parisiens émigrés. 35 1

Gousset, voir III, 142.

GoYON DE LA MoussAYE, voir Béringhcn, II, 879.

Grand, famille nombreuse réfugiée à Berlin (Erman et Reclam, II, 47).

Grannon (Pierre), de Paris, prosélyte âgé de dix-sept ans, reçu membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 21 avril 1700.

Gravet, voir III, 144.

Grégut, mercier de la rue de la Chanverrerie, feignit d'aller à Fontainebleau, au commencement de novembre i685, ne revint pas. Sa femme, ses enfants, son garçon de boutique et sa servante le suivirent bientôt. La vente de ses meubles confisqués produisit 3708 livres (Fr. 7o5i f^ 145, 3o8 et 3i8).

Grignard (Octave), de Paris, âgé de soixante ans, ancien soldat, assisté en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Grignon, voir Petitot, II, 3o5.

Grimaudet, voir III, 144.

Grihault, voir II, 5o6.

Grimot (Etienne), de Paris^ reçut de Bonrepos, à La Haye, en 1698, 6 livres pour rentrer en France (Aff. étr., Holl., 177).

Grimpré, voir Emigration, II, 465.

Grimpler (Jean et David), fugitifs dont les rentes furent confisquées (TT 429).

Griot (Susanne), de France, reçoit un viatique à Genève en 1697 (Ms. B. du pr.).

Grivier (Robert), de Paris, reçu à la paix de l'Eglise à Londres le 12 novembre 1699 {Proceedings, juillet 1890).

Grostête, voir Anciens.

Grosyeux (André), rubannier du quartier Saint-Denis, sa femme, leur fils, et leur fille aînée, fugitifs au commencement de 1687, ne purent emmener quatre petits enfants qui furent mis à l'hôpital. La vente de leurs meubles confisqués produisit i5o livres (Fr. 7o5i f° 827). Le père de Jean Grosyeux, autre fugitif, dont les biens

352 Révocation de t Edit de Nantes à Paris.

furent saisis (TT i58). Un enfant et Jeanne, fille, idiote, âgée de trente-et-un ans, assistés en Angleterre, 1708 et lyoS (Ms. B. du pr.).

GuENY (Jacob), fugitif, dont la maison de la rue des Fossés- Montmartre fut confisquée (TT 14).

GuÉRiN (Catherine et Marie), de France, reçoivent un viatique à Genève en 1697 (Ms. B. du prot.).

GuÉRiN (François), brodeur et sa femme; Jean, boutonnier et un enfant, tous de Paris, réfugiés à Berlin, 1698 (Ms. Dieterici).

GUERINEAU, voir III, I47.

GuERON (Claude), de Paris, reçoit à Genève en 1699 un viatique pour la Suisse (Ms. B. du prot.).

GuETTEViLLE (Jacques de), fugitif dont les rentes furent saisies (TT i56, 429, 433).

GuiBERT (Nicolas), de Paris, prosélyte et fugitif, admis à la sainte cène à Londres, le 24 mai 1699 (Ms. Égl. de la Savoye).

GuiBERT (Philippe), de Lyon, établi à Paris, prosélyte âgé de quarante-cinq ans, reçu membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 24 novembre 1689.

Guide (Philippe), célèbre médecin, réfugié en Angleterre avant la Révocation. Il y fut naturalisé en 1682 avec sa femme, Louise, fille de Théodore Naudin, docteur en médecine, et de Louise Grostête, et leurs cinq enfants: Philippe, Jacques, Louise, Anne et Philothée. Il en eut un sixième, Alexandre, présenté au baptême par Sasserie et M"° Seignoret (Agnew, in-f", II, i5i).

GuiLLARD, voir III, 148.

GuiLLOT (Catherine), de Paris, âgée de huit ans, fait acte de repentance à Londres, le 25 avril 1687, pour avoir signé mais non abjuré (Ms. Égl. de la Savoye).

GuiON (Pierre), de Paris, assisté à Genève en 1699, 1.700, 1701 (Ms. B. du prot).

Guy, voir Dicq, II, 576.

Hamel (Elisabeth), fugitive dont les rentes furent confisquées (TT 429).

Parisiens émigrés. 353

Hanesse (Pierre et Jacob), de Paris, étudiants à Francfort-surle-Mein, 1687 (Ms. de la biblioth. du prot.).

Haran (Thomas), vannier de la Grande rue du faubourg Saint-Antoine, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 2i5), assisté en Angleterre avec sa femme et un enfant, 1703.

Hardy (Elisabeth), de Paris, reçue à la paix de l'Eglise à Londres le 12 novembre 1699 {Proceedings, juillet 1890).

Hauduroy, voir Chastelain, III, 58,

Haunelin (Louis), de Paris, passementier, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 8 livres pour rentrer en France (Aff. étr. Holl. 177).

Haunet (Catherine), de Paris, âgée de soixante-huit ans, veuve d'un horloger, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Haussemaine (Salomon), fugitif dont les rentes furent saisies (TT 433).

Havart (Madelaine), fugitive dont les biens furent confisqués (TT i58).

Havet (Catherine), de Paris, veuve âgée de quarante-huit ans, et ses quatre enfants, Madelaine, Catherine (14 ans), Didier (12 ans), Paul (9 ans), firent acte de repentance à Londres, le 29 avril 1686 (Ms. Égl. de la Savo^^e).

Héat (Isaac), de Paris, marchand, réfugié à Berlin, 1698 (Ms. Dieterici). Madelaine, aussi de Paris, veuve âgée de trentehuit ans, assistée en Angleterre avec deux enfants (Ms. B. du pr.).

Hébert, voir III, i5o.

Heck, voir Emigration II, 472.

Hélicque (Henri), orfèvre, fugitif (B., Fr. pr., IV, 5o6),

Henault (Jean), de Paris, qu'on trouve réfugié à Berlin en 1698 (Ms. Dieterici), est-il la même personne que Jean Henault, naturalisé anglais le 8 mars 1682?

Hénon (Jean), de la vallée de Montmorency, marchand, sa femme, sa nièce et une domestique, réfugiés à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

lu a

354 Révocation de l'Ëdit de Nantes à Paris.

Herberon (Judith) fugitive dont les rentes furent confisquées (TT i56, 433).

Hersan (David), de Paris, tireur d'or, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 8 livres pour rentrer en France (Aff. étr. HoU., 177).

Hervé, rubannier du quartier de la place Maubert, abjurait le 8 janvier 1686 (Fr. 17421 f° 6). La même année, Jean Hervé, Anne, sa femme et leurs enfants, Jean et Sara, étaient naturalisés anglais (Agnew).

Herwarth (Madame), sa fille, la marquise de Gouvernet, son fils Philibert, baron de Huningue, se réfugièrent en Angleterre, où les avaient précédés deux filles de la marquise: lady Eland et la marquise d'Halifax (voir chap. XXII). Un frère et une sœur de Philibert, Jean-Henri, seigneur du Fort, et Régine mariée au seigneur Laigue, quittèrent aussi la France à la Révocation (De Dienne, Hist. du dessèchement des marais).

Heucourt, voir III, i5i.

Heuzé (La veuve), brasseuse, quartier de la place Maubert, et sa sœur abjuraient le 8 janvier 1686 entre les mains des dragons (Fr. 17421 f" 6). Pierre, naturalisé anglais en 1698, devait appartenir à la même famille.

Hilbert (Pierre), de Meaux, et Marie Frémont, de Nanteuil, publication de bans à Londres le 3o juillet 1699 (Proceedings, juillet 1890).

HiNARD, fugitif de la rue de Cléry. Ses meubles confisqués furent vendus 600 livres (Fr. 7o5i f 32i).

Holzafell (Antoine), Marie, sa femme, et Antoine,, leur fils, naturalisés anglais en 1686 (Agnew).

Houssaye (Jean). Le 29 juillet 1684, Claude remerciait Tessereau, passé en Angleterre, du bon accueil qu'il y avait fait à M. Houssaye, «bon et honnête jeune homme». Outre M""= Amonnet, qui était une Houssaye, nous connaissons deux autres membres de cette famille : le proposant Isaac, qui finit par abjurer, et son frère Jean, retiré à l'étranger, dont il demandait les biens en 1688

lIouzEL (Pierre), de Villiers-le-Bel près Paris, assisté à Genève en 1707 (Ms. B. du prot.).

Parisiens cmigrcs. 355

HuART (Claude), de Paris, religieux passé à Genève pour abjurer, y reçoit un viatique en lyoS (Ms. B. du prot.).

Hubert, marchand de vin de la rue des Yieux-Augustins, dont la femme était fugitive au commencement de 1687 (Fr. yoSi

HuDDE (Nicolas), directeur de l'académie de peinture, réfugié en Ecosse [Bitllet., XII, 455).

«HuYGENs, appelé à Paris par Colbert qui créait alors l'académie des sciences, y publia en 1673 son Horloge oscillante qu'il dédia à Louis XIV, présent digne du monarque ; car, si l'on excepte les Principes de Newton, cette œuvre est peut-être la plus belle production des sciences exactes au XVIP siècle. Mais en 1681 les progrès de la persécution le décidèrent à quitter la France, sans qu'aucune promesse pût triompher de sa résolution. Le grand géomètre rapporta dans son pays natal sa magnifique découverte de l'application du pendule aux horloges, son analyse des ondulations de la lumière, les perfectionnements donnés au baromètre et à la machine pneumatique » (Ch. Weiss, II, 204).

HuLOT (Michel), de Paris, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 6 livres pour rentrer en France (Aflf. étr., Holl., 177).

HuMBERT (Charles), de Paris, étudiant à Francfort-sur-Ie-Mein, 1687 (Ms. de la biblioth. du prot.).

Lmbert, voir II, 579.

Jacobé de Norrois (Louis), de la rue Quincampoix. et sa femme Jeanne Mauclert, fugitifs, au commencement de 1687. Leurs meubles furent vendus, et les biens immeubles de la valeur de plus de 100,000 livres, qu'ils avaient laissés à Vitry, confisqués (Fr. 7o5i

Jacques, fugitif, auquel ses compétiteurs intentèrent un procès, parce qu'il avait été admis, sans doute par mégarde, à hériter avec eux (TT i5o).

Jacquesson (La demoiselle), de la rue des Marais, fugitive au commencement de 1687. On disait qu'elle avait du bien et des procès.

356 Révocation de l'Èdit de Nantes à Paris.

Jacquinot (Françoise), fugitive, dont les biens furent donnés à sa nièce Marie-Anne Jacquinot en 1688.

Jamard (Jeanne), de Paris, âgée de vingt-neuf ans, assistée en Angleterre avec trois enfants en lyoS; Judith, idem, en 1708 (Ms. B. du pr.).

Jamineau frères, marchands de dentelles du quartier des Halles, fugitifs au coîTimencement de 1687. La vente de leurs meubles confisqués produisit 404 livres.

Janiçon, voir Anciens.

Janots, voir III, 71.

Jarvis (Louis), fils de Louis, et de Marguerite de Fresne, natif de Paris, naturalisé anglais en i685 (Agnew).

Jaucourt, voir II, 356 et III, 224.

Jaupitre (Jean-Jacques), de Paris, assisté à Genève le 17 novembre 1690 sur la collecte de Hombourg (Ms. Court).

Jense (Susanne), de Paris, âgée de soixante-treize ans et veuve d'un joaillier, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

JoDOUiN (François), ministre à Senlis, qui avait épousé à Charenton Jeanne Dumaistre en i685, possédait dans la rue Saint - Eustache une maison qui fut confisquée lorsqu'on eut banni les pasteurs (TT 14).

JoLLYVEï (Ewertre), fils d'un poète avocat au Parlement de Paris, réfugié en Angleterre, oià il vivait encore en 1708 (/>. pr.).

Jouard (Anne), morte à Berlin en 1704, appartenait évidemment à la famille parisienne des Jouard, parents de M"" Isaac Claude (B., Fr. pr., VI, 872).

Joubart (Madame), fugitive avec quatre enfants en i685. On lit dans un rapport du commissaire Delamare du 17 octobre: «Le mari qui les a envoyés devant, est encore à Paris. Il serait bon de le faire arrêter pour l'obliger à faire revenir sa famille» (Fr. 7052 f" 3oo).

JouiN, nombreuse famille parisienne, réfugiée à Berlin (Erman et Reclam, II, 47).

Parisiens émigrés. 35j

JouRDAN, parfumeur de la rue des Boucheries, dont les enfants étaient notés comme fugitifs au commencement de 1686 (Fr. 7063 f 42).

JouY (Veuve Louis), de Paris, réfugiée à Berlin (Ms. Dieterici).

Joyeux, voir III, iSy.

Julien, avocat, sans doute fils d'Isaac Julien, bourgeois de Paris, et d'Anne Jédouin, dont la fille Marie avait épousé en 1675 Pierre Augier, pasteur à Favières, revint en 1699 de Neuchâtel où il s'était mis au service de la duchesse de Lesdiguières. Avertie de son retour, la cour ordonna, le 26 septembre 1699, de le mettre à la Bastille; il avait repris, le 24, le chemin de la Suisse, et l'on apprit le 12 octobre qu'il était heureusement arrivé à Genève (O' 43).

JusTEL (Henri), conseiller-secrétaire de Louis XIV, nommé bibliothécaire du roi Charles II en 1681, quitta la France à la fin de septembre avec sa femme Charlotte De Lorme. Il fut naturalisé anglais en 1687. Sa fille Charlotte figure dans la liste des naturalisations de 1688, et son fils Henri, dans celles de l'année 1693 (Agnew).

JuzEAUD (Pierre), de Paris, tailleur, à Francfort-sur-le-Mein, 1687 (Ms. de la biblioth. du prot.)

Laar (De), marchand de vins, rue de la Mortellerie, sa femme et son frère, fugitifs au commencement de 1687, après avoir vendu tout ce qu'ils possédaient (Fr. 7o5i f° 3i8).

La Barre (François-Poulain de), né à Paris en 1647, docteur de Sorbonne et curé de la Flamengrie, quitta son bénéfice en 1688 pour se faire protestant, et se réfugia à Genève. II est auteur de quelques ouvrages indiqués dans La France protestante.

La Bastide, voir Anciens.

La Berlière, voir Lemaistre, III, 192.

La Bouchetière (Charles Janvre de), gendre de l'ancien Falaiseau, passa en Hollande avec son père et sa femme Marie-Anne [Fr. pr., VI, i35).

358 Révocation de l'Édit de Nantes h Parts.

La Boulonnière (Jean de), né à Paris, naturalisé anglais en 1708 (Agnew).

Lacombe, voir III, 160.

La Coudrière, voir III, 160.

La Croix, voir III, 161.

Ladret (Sara), de Paris, réfugiée à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

Laet (Jean de), sieur du Fresnay, du quartier de la Mortellerie, Marie Chardin, sa femme, leur fils, deux laquais et deux servantes, fugitifs à la fin de 1686. Jean avait réussi à vendre avant son départ ses meubles, ses chevaux et ses carrosses. Son père, originaire de Hollande et réclamé par les États-Généraux bien qu'il fût naturalisé français, obtint un passeport pour quitter la France (voir chap. XXII), où il laissait des biens immeubles (Fr. 7o5i f° 3i8), qui furent donnés au marquis de Saint-Mars et vainement réclamés par les ambassadeurs hollandais lors de la paix de Ryswick [Actes etmém... de la paix, IV, 36i).

Laf ARGUE, voir Margas, III, 207.

La Faucille (René de), capitaine au régiment de La Ferté. On a su aujourd'hui, écrivait l'exempt Desgrez le 12 février 1686, qu'il est parti le 5 pour l'Allemagne avec les bagages de M"" la princesse de Tarente. Il est grand ami de M. de La Fontan, capitaine au régiment de Condé. Il a encore dans cette ville un de ses bons amis qui s'appelle M. de La Coudrière, de la R. P. R., lequel déloge tous les trois à quatre jours, et dont la femme est aussi à Paris. A l'hôtel d'Entragues il y a encore des protestants inconnus (Fr. 7053 f" 232). La Faucille servit en Irlande sous La Caillemote et reçut six blessures à la bataille de La Boyne. Il fut nommé gouverneur de Sligo (Agnew, II, 282). La Fontan et La Coudrière s'enfuirent également. Les biens du premier furent donnés en 1688 à son enfant resté en France.

Lafaye (Charles de) et son fils Louis, parisiens, naturalisés anglais en i685, ainsi que Jean et Susanne. Marie et ses six enfants ne furent naturalisés qu'en 1688 (Agnew).

La Ferté-Civile, voir Caron, II, 297.

Lafon, marchand de vins du faubourg Saint-Antoine, a envoyé en Angleterre deux garçons et une fille en bas âge, depuis les

Parisiens émigrés. SSg

défenses. Rapport du commissaire Delamare, mars i685 (Fr. 7052 f° 248).

La Fontaine (De), voir III, i63.

La Fontan, voir La Faucille, III, 358.

La Force, voir II, 826.

La Fosse (De\ Claude écrivant, le 16 juin 1684, à son fils retiré à La Haye : « Saluez M""-'^ de La Fosse », il y a tout lieu de présumer que ces dames étaient des parisiennes passées en Hollande. — De La Fosse, marchand de toiles de la rue des Vieillés- Audriettes, et la dame de La Fosse, de la rue Beaubourg-, sœur du sieur Lemaistre, figurent parmi les fugitifs partis après le mois de février 1687 (Fr. 7o5i f°= 5 et 3i3). Moïse Lafosse, de Paris, âgé de soixante-quinze ans, assisté en Angleterre, 1705. — Louise Lafosse, de Paris, reçoit à Genève en 1699 un viatique pour l'Allemagne (Ms. B. du prot). Lafosse le jeune, chandelier du faubourg Saint- Antoine était noté le 18 août 1686 comme cherchant à s'enfuir (Fr. 7o53 f° 201).

La Haye (Etienne), de Paris, perruquier, âgé de vingt-quatre ans, fugitif au mois d'avril 1699 (O' 48).

Lalouette (Jérémie), de Paris, âgé de neuf ans, et sa sœur Marie, âgée de dix-huit ans, firent acte de repentance à Londres le 20 mars 1686 (Ms. Égl. de la Savoye).

La Luzerne (Thioult, sieur de), épousa Marguerite, fille de Pierre de Béringhen, dit M. le premier, et de la célèbre et savante Marie Bruneau, qui lui donna deux filles. Ces demoiselles figurèrent en Hollande parmi les réfugiées les plus zélées (T. des Réaux, III, 384).

Lamandé (Daniel), de Paris, passementier, sa femme et un enfant, et la veuve d'André, passementière, réfugiés à Berlin, 1698,

Lambert, voir III, 168.

La Melonnière, voir III, 169.

La Motte (De), maître boutonnier de la rue Sainte-Foy, s'enfuit en janvier 1686, après la première visite du commissaire convertisseur (Fr. 7o5i f" 42).

36o Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Langey, voir III, 172. .

Langlache (Jean), de Paris, fugitif dont les rentes furent saisies (TT i56, 433).

Langle (De), voir III, 174.

Langlois (Matthieu), de Paris, brodeur, admis à la cène à La Haye, en lôgS, après acte de repentance, réfugié à Berlin, avec sa femme et deux enfants, 1698 (Ms. Dieterici). Il résulte d'un placet présenté au roi en 1701 par Louise Langlois, nouvelle catholique, que le mari de celle-ci était passé « depuis plus de vingt ans dans les pays étrangers pour fait de religion » (O 248).

Lannaz (Jean), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT 429).

La Pénissière, voir 111, 175.

Laperdix (Paul), de Paris, âgé de soixante ans et paralytique, assisté en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.)-

La Perrine (David Duplessis, sieur de), avait épousé en 1680 Anne Monginot, dont il eut plusieurs enfants, qu'il fit passer en Hollande dès 1687 (B. Fr. pr.).

La Planche, voir III, 177.

Lardeau, voir Anciens.

Laroche (Daniel), marchand de vins de la rue de la Mortellerie, et son garçon de cabaret, fugitifs après février 1687, ainsi que Jean de La Roche, marchand formier de la rue Tirechappe (Fr. 7o5i f° 3i8). Autre Jean de La Roche, voir prisons.

La Rochefoucault, comte de Roye, voir II, 428.

La Rochegiffart, voir II, 428 et III, 178.

La Roche-Guilhem (M"° de), auteur de plusieurs romans, habitait Paris à la Révocation et se réfugia en Hollande (voir Fr. pr.).

Lartisien (Jean), de Paris, sa femme et deux enfants, venus à Genève pour abjurer, reçoivent en 1699 un viatique pour la Suisse (Ms. B. du prot).

Lasseur, voir Margas, II, 207.

La Taii-lée, voir III, 180.

Parisiens émigrés. 36 1

La Trémollière, voir Foissin, III, 182.

Lauban (Renée de), veuve, de Paris, âgée de soixante-cinq ans, assistée en Angleterre, 1708, lyoS (Ms. B. du pr.)-

Launay, voir III, 181.

Launay (Jeanne de), veuve, de Paris, âgée de cinquante- neuf ans, fait acte de repentance publique à Londres le 22 décembre 1687 (Ms. Égl. de la Savoj^e).

Laurent (Jean), de Paris, admis à la cène à La Haye en lôSg. Pierre Laurent, de Paris, âgé de cinquante-cinq ans, fait acte public de repentance à Londres, le 28 août 1688 (Ms. Egl. de la Savoye).

Lausan (Isaac), de Villiers-le-Bel, rétracte à La Haye son abjuration, en 1686 (Ms. B. du pr.).

Leballeur (Claude), de Paris, fugitif, dont une rente de 1000 livres fut confisquée (TT 433).

Le Bar, chirurgien, rue de la Huchette, absent au commencement de 1687. Ses maisons de la rue du Vieux-Colombier et de la rue Geoffroy-l'Angevin furent confisquées (TT 14, 297, 433). \]n Bar avait signé chez Seignelay le 14 décembre i685.

Le Bas (Richard), naturalisé anglais en i685, appartenait peutêtre à la nombreuse famille parisienne de ce nom.

Lebel (Alexandre), de Paris, sa femme malade et un enfant, assistés à Genève en i683 et 1 702 (Ms. B. du prot.).

Lebel (Jean), de Paris, reçoit à Genève en 1704 un viatique pour aller servir dans les troupes du Piémont (Ms. B. du prot.).

Lebert, voir II, 5 71.

Leblond (Pierre), de Paris, cordonnier, et sa famille, reçoivent à Genève en 1690 un viatique pour le Brandebourg (Ms. B. du prot.).

Lebrun, voir III, 184.

Lebulle (Jean), de Paris, sa femme et deux enfants, réfugiés à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

Le Camus (Jean), tisserand, rue de Montreuil, et Marguerite Adam, sa femme, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5r

302 Révocation de l'Edit de Nantes à Pans.

Le Camus (Philippe), de Paris, âgé de vingt ans, rétracte publiquement son abjuration à Londres, le 6 novembre 1698 (Ms. Égl. de la Savoy e).

Lecène (Charles), ministre de Charenton, naturalisé anglais en 1687 (Agnew).

Le Clerc (Jeanne), de Paris, âgée de soixante-six ans, rétracte publiquement son abjuration, à Londres, le 12 juin 1687 (Ms. Égl. de la Savoye).

Le Cointe, voir III, i85.

Lecomte, voir III, 186.

Le Coq, voir Anciens.

Le Féron (Frédéric), parisien, étudiant à Leide en 1688 (Ms. du prot).

Lefeve (Jeanne), fille de Pierre et de Nohémie Brisson, de Paris, et Michel Coineau, de Lusignan, publication de bans à Londres le 19 décembre 1714 (Proceedings, juillet 1890).

Lefèvre, voir III, 187.

Le Flaud, du quartier du marais, fugitif au commencement de

Le Gagneur (Thomas), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT i56, 429).

Léger (Jean) et sa femme Marie, naturalisés anglais en 1682 (Agnew, II, 48). Au mois d'août 1686, le cabaretier Léger et sa femme se préparaient à sortir du royaume (Fr. 7o5o f" 258). André Léger, naturalisé anglais en 1700 (Agnew, II, 71).

Le Goux, sieur de Périgny, exilé à Noyers en 1686 et rappelé par ordre du 10 avril, après avoir promis de faire incessamment abjuration (0^30), passa ensuite à l'étranger avec sa femme; leurs biens furent donnés en 1688 à leurs enfants restés en France (0*32). Auguste Le Goux, sieur de Périgny, fugitif, dont les rentes furent confisquées (TT i56, 433), est sans doute le même personnage que le précédent. La famille était originaire de La Rochelle.

Le Grand (Madelaine), de Paris, rétracte à Londres son abjuration, le 20 septembre 1694 (Ms. Égl. de la Savoye). Judith

Parisiens cmigrcs. 363

Marchand, veuve d'Isaac Le Grand et Jeanne Le Grand, sa fille, de Claye en Brie^ reçues à la paix de l'Église à Londres le 3o mai 1696 (Proccedings, juillet 1890).

Lejeune, voir III, 128.

Le Juge, voir Ferdinand, III, 127.

Lemaire, voir III, i3o.

Lemaistre, voir III, 190.

Le Mercier (David et Antoine), fugitifs dont les rentes furent confisquées (TT i56).

Lemoine (Françoise), âgée de vingt ans, son frère, âgé de dixhuit ans, et Pierre, âgé de vingt-huit ans, tous trois de Villiers-le- Bel, rétractent à Londres leur abjuration en 1698, les deux premiers le 6 novembre, et le troisième, le 12 (Ms. Égl. de la Savoye), Etienne, sa femme Esther et leur fille Esther, naturalisés anglais en 1687 (Agnew).

Le Monnier, voir III, 194.

Le Nérat (M"^), femme d'un docteur en médecine et fille de Callot, conseiller à Troyes, ayant accompagné en Suisse M""" de La Trémollière, revint en France au bout de trois semaines.

Le Noble (Charles), de Paris, pâtissier, réfugié en Brandebourg (Ebrard, Christian Ernst, etc., p. i55). Le Noble, fils, marchand de dentelles du quartier des Halles, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i P 319). Henri, de Paris, naturalisé anglais en i685 (Agnew in-P, II, 78).

Lenostre (Élie), fugitif dont les rentes furent confisquées

Léonard (Frédéric), parisien, étudiant à Leide en i685 (Ms. B. du pr.).

Lepage (Siméon), maître orfèvre du quartier de la Cité, et sa femme, fugitifs notés sur la liste du 16 février 1687.

Lepart (Isaac), de Paris, facturier de bas, sa femme et deux enfants, réfugiés à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

Le Père (Daniel, vitrier, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 2i5).

364 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Le Plastrier, voir II, 594.

Lernoult, voir III, igS.

Le Riche, voir III, igS.

Leroux, voir II, 533 et III, 196.

Leroy, voir III, 196.

Le Royer, voir Charton, III, 57.

Lescuyer (Nicolas), de Paris, décidé à abjurer, reçoit un viatique à Genève en lyoS (Ms. B. du prot.).

Lestang (Le sieur de), fugitif, dont le commissaire Gorillon travaillait, au commencement de 1687 à découvrir les biens.

Le Tellier, voir III, 198.

Le Vasseur (Louis), de Paris, médecin réfugié en Angleterre dès i683, avec sa femme Anne de La Barre, et ses enfants Jacques, Louis, Anne, Élisabetli et IVIarie. La famille fut naturalisée en i685 {Fr. pr., voir aussi De Schickler, Egl. du refuge, II, 3i3).

Levé (Daniel), de Paris, malade, assisté à Genève en 1700, sa femme aussi assistée en 1704 (Ms. B. du prot.)

Levesque, voir II, 404.

Lezeau, demeurant rue Vieille-du-Temple chez M"'^ Bigot de Saint-Pierre, passé à l'étranger avec sa famille. Au commencement de 1687, le commissaire Gorillon travaillait à découvrir ses biens (Fr. 7o5i f 7).

L'Hermet (Nicolas), manufacturier de bas, réfugié à Magdebourg, i7o3(Tollin, Geschichte, etc., III, 52.)

Ligneau (La femme de), Esther Van der Bauck, de Paris, âgée de vingt-deux ans, rétracta publiquement son abjuration à Londres, le 20 mars 1686 (Ms. Égl. de la Savoye).

LiSLE (Jean Claude de), de la rue Geoffroy l'Angevin, fugitif dont les rentes furent confisquées (TT i63).

Lombard, dit Brion, voir Emigration, II, 439.

LoRENT, famille nombreuse réfugiée à Berlin (Erman et Reclam, II, 47) ; nous n'avons pas la certitude qu'elle soit la même que la famille Laurent de Paris.

Parisiens émigrés. 365

LoRME (De), voir Des Marchais, ancien et Justel.

LoRAiNE, marchand, rue des Cinq- Diamants, fugitif au commencement de 1687, qui n'avait laissé que ses meubles à sa femme (Fr. 7o5i f" 326), est probablement Paul Lorrain, qui fut naturalisé anglais en 1690. Pierre l'avait été dès i685 (Agnew).

LosY (François), de Paris, déserteur des troupes de France, reçoit à Genève en 1700 une chemisette et un viatique (Ms. B. du prot.).

LoTiN (Nicolas), de Paris, maître de langues à Leide, 1684 (Ms. B. du pr.).

LouviGNY, voir III, 201.

LoYSEAU (Anne), de Paris, âgée de quarante-deux ans et veuve d'un orfèvre, s'enfuit avec ses enfants au mois d'octobre 1687, laissant sa boutique garnie à la garde de deux servantes (O' 3i); elle était assistée en Angleterre en 1705 (Agnew).

LuBiN (Jacques), fîls d'un orfèvre de Paris, assisté à Genève en 1694; on lui cherchera un maître.

Lucas. Plusieurs personnes de ce nom, sans doute parentes de l'imprimeur, passèrent à l'étranger : Jacqueline, Denis, âgé de soixante ans, et sa femme, Abraham et sa femme, assistés en Angleterre, 1708; Madelaine Lucas, de Paris, veuve âgée de trente ans, également assistée en 1705.

LuMEAU (Jean), de Paris, âgé de soixante-huit ans, assisté en Angleterre avec sa bru Marie, en 1705 (Agnew). Jean Luneau(?) de Paris, et Marie Gresler, d'Argenton en Berr}^ publication de bans à Londres le 24 mars 1700 {Proceedings, juillet 1890).

Macmac (Marie), de Paris, âgée de soixante-huit ans, veuve d'un banquier, assistée en Angleterre, 1708, 1705 (Agnew),

Maillard de Plainchamp, voir III, 2o3.

Malherbe (Nicolas) et Jeanne Fiart, réfugiés à la Nouvelle- York, présentaient au baptême, en 1696, Antoine Andrivet {Registers...N. York). Peut-être Nicolas appartenait-il à la famille parisienne des Malherbe.

366 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Mai.iba (Veuve Jacques), de Paris, brodeuse, réfugiée à Emmerich avec un enfant, 1700 (Ms. Dieterici).

Mallart (La veuve), de Leide, chez qui demeurait en 1691 le ministre Benjamin de Malnoé, était très probablement une réfugiée parisienne (Ms. B. du pr.).

Malnoé, voir III, 204.

Malvia (Madelaine), veuve de Louis), de Paris, âgée de cinquante ans, assistée en Angleterre, lyoS (Ms. B. du pr.).

Marchais (Jonas), Judith, sa femme, et leur fils Isaac, naturalisés anglais en 1688, appartenaient peut-être à la famille parisienne de ce nom.

Marchand, voir Du Vigneau, II, 3o8.

Marchand (Jean-Baptiste), de Paris, ex-chantre d'Orange, reçoit à Genève en 1704 un viatique pour l'Allemagne, et en 1705 un autre pour la Suisse (Ms. B. du prot.).

Maréchal (Jacques), écossais, maître tailleur de la rue de Buci, et Marguerite Bauman, sa femme, fugitifs retirés en Angleterre (Fr. 7o5i f° 3).

Margas, voir III, 207.

Marguerite (Marie Armenault, veuve de Pierre de), fugitive en 1686. Par un brevet du 3o mai, ses biens furent donnés à son fils Henri-Marguerite, sieur de Lagrange (O ' 3o).

Marguèse, fugitif, dont une maison fut confisquée rue de la Petite-Truanderie (TT 433).

Mariette (Les) de Paris appartenaient à une très ancienne famille bourgeoise d'Orléans, dont un des membres prêtait en i568 le serment de fidélité au roi imposé aux protestants Orléanais. Un autre figure parmi les galériens pour la foi. En 1610, Isaac représentait l'Eglise d'Orléans au synode de Sancerre; en i632, Jacques, sieur de La Fauconnière, assistait comme ancien de la même Église au synode de Châtillon-sur-Loing, et en 1634 à celui de Mer. On lit dans les extraits des registres de Charenton, à la date du i3 janvier 1678: «Daniel Le Maire, peintre-sculpteur, épouse Elisabeth Mariette, fille de Jacques, sieur de La Fauconnière, et d'Esther Bothereau, 78 ans». La mention de l'âge semble se rapporter au père de la mariée.

Parisiens émigrés. 867

Du mariage de Guillaume Mariette, sieur de La Courtoisie, mort avant 1661, et d'Anne Allard, naquirent à Orléans Charlotte, Alexandre, François, Jacques et Isaac, tous établis à Paris.

Charlotte épousa en 1654 Jean Le Maistre, sieur de La Brangerie, originaire de Gien.

Alexandre, marchand de vins, rue de l'Egout (aujourd'hui commencement de la rue de Rennes) épousa en lôSy Louise Le Maistre, fille de Denis, marchand à Orléans, laquelle lui donna un fils (1659) et une fille nommée Louise, mariée en 1677 à Jean Mesnard, pasteur de Paris. Il n'abjura point avant la Révocation comme l'en accuse la France protestante ', mais seulement un peu plus tard et après avoir été mandé chez La Reynie ainsi que ses principaux coreligionnaires du faubourg Saint-Germain. Visité dans les premiers jours de janvier par le commissaire Gazon, qui travaillait énergiquem.ent aux conversions, il lui montra son acte d'abjuration et celui de sa femme. Quant à son fils, âgé de vingt-six ans, il prétendit ne pas savoir oili il était, en ajoutant toutefois qu'il le croyait en Hollande auprès de son gendre Mesnard (Fr. 7o5i f° 44, 47, 341). Alexandre fils, gentilhomme servant du roi d'Angleterre, épousa en 1698, à Schiedam, la fille de Josué Prévost du Parc et de Madelaine Bezart, après que les annonces eurent été faites d'une part dans la chapelle royale de Saint-James, et d'autre part, dans le temple wallon de Rotterdam. C'est peut-être un autre Alexandre qui fut naturalisé anglais avec sa femme Madelaine en 1696 (Agnew III, 57). Le beau-père de Mesnard avait acquis une fortune considérable, évaluée à 600,000 livres (Fr. 7o5o f° 264), qu'il fit, dit-on, passer en Hollande avant de s'y rendre avec sa femme à l'aide d'un faux passeport qui, suivant l'espion Tillières (Ch. Weiss, II, 18) servit successivement à quinze de ses amis. Sa maison de la rue de l'Egout fut saisie., ainsi qu'une autre de la rue Galande, dont il était co-propriétaire avec Mesnard (TT 409 et 414).

François, marchand de vins de la place Maubert, épousa en 1661 Elisabeth Le Maistre, sœur de la femme de son frère. Plus fervent que celui-ci, François avait fait ses préparatifs de départ avant la publication de l'édit révocatoire. Ayant eu avis qu'il s'apprêtait à gagner la frontière de Flandre, Seignelay ordonna, le 3o octobre i685, de l'arrêter dès qu'il sortirait de Paris. François réussit cependant à s'enfuir avec sa femme et ses six enfants^.

' Voir ci-dessus 11, 6. cinq seulement furent naturalisés en

- Les documents disent: six; pourtant Angleterre avec leurs parents. Le sieur

368 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Seignelay écrivait à La Reynie le 29 novembre : «Sa Majesté a été informée que le nommé Mariette, marchand de vins, qui s'en est allé en Hollande, fait vendre ses effets à Paris, sur quoi elle m'a ordonné de vous dire de faire les diligences nécessaires pour les faire saisir» (O* 29). On mit le scellé sur les marchandises. La vente des meubles produisit 1800 livres; toutefois après avoir acquitté les frais et les dettes privilégiées, le sergent chargé de l'opération se trouva créancier de 117 livres, qu'on ne lui avait pas encore remboursées au mois de mars 1687. François était propriétaire d'une grande maison, à l'enseigne du Petit seau, formant l'encoignure de la rue des Boucheries et de celle du Cœur- Volant (angle sud du boulevard Saint-Germain et de la rue de l'Ancienne comédie); elle était louée 1200 livres et en valait 3o,ooo. Il possédait en outre des biens estimés plus de 60,000 livres, consistant en plusieurs maisons et vignobles à Saint-Denis-en-Val et Breuilly près d'Orléans, en une maison et un grand vignoble en Sologne à deux lieues de Blois (Fr. 7o5i f" 18, 3o8, 842 et TT 26). Réfugié en Angleterre, François y fut naturalisé en 1686 avec sa femme et cinq enfants : François, Jean, Claude, Elisabeth et Louise (Agnew III, 41). En 1722, la maison de la rue des Boucheries ne figurait que pour un loyer de 8i5 livres sur le compte de la régie; en 1724 le loyer atteignait 900 livres (TT i56 et 433).

Jacques, docteur en médecine, épousa en 1664 Susanne Bertrand, et se réfugia en Angleterre, où il présentait au baptême, le 28 novembre 1686, son petit-neveu Jacques-Auguste, fils de Louis Gervaise et de Jacqueline Mariette, sa nièce, avec Marie Le Maistre, sa belle-sœur.

Isaac, marchand de vins, avait épousé avant 1664 Marie Le Maistre. Nous ne lui connaissons que deux filles : Jacqueline (Agnew, in-f" II, 109 et Fr. 7082 f" 817), mariée à Gervaise fils, marchand réfugié en Angleterre dès 1681, qui fut ancien d'une Église française de Londres, et Charlotte, qui épousa, en 1682, Benjamin Chazeray, sieur du Chesnois, natif d'Orléans. Le commissaire Delamare écrivait le 5 octobre i685: Isaac Mariette, riche marchand de vins, est décédé depuis un an '. Il a laissé de grands biens, entre autres deux maisons, l'une, rue du Bac, louée plus de 2000 livres, et l'autre, rue de Beaune, dans laquelle la femme de

de Lestang, petit valet de pied de Sa Ma- ' C'est donc à tort que La France pro-

jcstiî, obtint la confiscation de ses biens testante (V, 237 a) dit qu'il passa en

(AfF. étr. — France qûS. Note commu- Angleterre avec son gendre, niquée par M. N. Weiss).

Parisiens cmigrcs. 369

Gervaise a sa portion, et qu'il serait bon de saisir après avoir, au besoin, entendu Gervaise père (Fr. 7032 P Siy).

En 1789, Paul Dufour, trésorier de l'hôpital français de Londres, léguait à chacune des deux filles de François Mariette, de Spitalfields, 100 livres; à Pierre Mariette 5o livres; à son neveu Louis Gervaise 100 livres; à Louise Mariette 5o livres et à Françoise Mariette la même somme (Agnew, in-f" II, 371).

Mentionnons encore divers Mariette dont la famille nous est inconnue: Gentien, naturalisé anglais en 1682; Jean, aussi naturalisé anglais en 1693 (Agnew, III, 54). Un Mariette qui se mêlait de chirurgie et demeurait rue du Four, avait abjuré à la Révocation. Etant tombé malade aussitôt après, il fut longtemps à la Charité, puis transporté aux Convalescents; il demandait l'assistance du roi que le commissaire Gazon lui refusa, n'ayant l'ordre de donner qu'à ceux qui étaient à l'aumône de Charenton (Fr. 7o5i f" 47). La nommée Mariette fut mise à l'Hôpital-Général comme opiniâtre, par ordre du 24 mai 1711 (O ' 55) En vertu d'un ordre du 20 octobre 1718, François fut transféré de ce même hôpital au Grand-Châtelet, «pour lui être son procès fait et parfait» (O' 62). Enfin Louis Mariet, sieur de la Ville, fut enfermé au Petit-Chàtelet pour la R., le 2 février 1686 (Fr. 7o5i f" 3o3).

Marin (Daniel), de Paris, étudiant à Leide en 1691 (Ms. B. du pr.).

Daniel, de la rue Dauphine, commis au domaine, réfugié en Hollande dès 1682 ou i683, fut rejoint en 1687 par Louise Brisebart, sa femme, et leurs trois filles : Charlotte-Louise, Susanne-Françoise et Elisabeth (Fr. 7o5i f'' 323l.

Marmier (Les frères) ne sont point mentionnés dans les extraits des registres de Charenton. Nous ne possédons sur eux que les renseignements contenus dans ces deux billets :

Le commissaire Poiret à La Reynie, 16 janvier 1686,

Il n'y a plus dans le quartier qu'Hilaire Marmier, garçon qui est malade de corps et d'esprit, et frère d'Hector Marmier, fort honnête homme et de bonne foi, qui prend des mesures pour donner satisfaction à cet égard [c'est-à-dire pour abjurer] (Fr. 7o5i f° 93).

Seignelay à La Reynie, 26 avril 1688,

Sa Majesté veut bien qu'on fasse sortir du royaume le frère de Marmier, banquier, en cas qu'il ne se convertisse pas (O' 82).

Ul 24

3 70 Révocation de l'Edit de Nantes a Paris.

Marot (Jean), naturalisé anglais en 1682, appartenait sans doute à la famille parisienne des peintres et architectes de ce nom.

Marsaille (Aimée), de Paris, âgée de soixante-trois ans, assistée en Angleterre, 1708, lyoS (Ms. B. du pr.).

Martin, voir III, 211.

Martin (Isaïe), de Meaux, guide, voir II, 475.

Masclari, voir Anciens.

Massanes, voir Anciens.

Massienne (Henri), naturalisé anglais en 1682. Jean, joaillier sur le quai de l'Horloge, âgé de cinquante-cinq ans, abjure le 3 décembre i685 avec sa femme Jeanne Gavelle et deux enfants (Fr. 7o55 f° 824), et signe le 14 chez Seignelay. Autre Jean, naturalisé anglais avec Anne, sa femme, en 1691 (Agnew). Susanne Massienne, de Paris, épouse à Londres, en 1702, Jean Delafons, de Châtellerault (Agnew, in-f" II, 104).

Masson, voir III, 21 3.

Massonneau jeune, marchand de dentelles de la rue des Lavandières, passé à l'étranger avec Vachery, son garçon de magasin. Bien qu'il figure comme négociant de la seconde catégorie sur la liste de préparation de l'assemblée du 14 décembre i685, il était déjà en fuite depuis quelques mois : avant le 16 octobre, ses meubles avaient été vendus par le sergent Gobert. Les frais payés et les dettes privilégiées acquittées, il restait entre les mains du commissaire Le Marrier 640 livres (Fr. 7o5i f"^ 32i, 202). Marie Massonneau, de Paris, veuve âgée de quarante-sept ans, était assistée en Angleterre avec un enfant en 1703 et 1705 (Ms. B. du pr.).

Mauger (Josias) et Elisabeth Berito (Beritault) de Paris, publication de bans à Londres le 2 février 1708 (Proc^«/«/^s, juillet iBgo).

Maurice, voir Heck, II, 472.

Maurice, graveur sur pierres, de la rue Dauphine, s'enfuit avec sa femme au commencement de février 1687.

Maurice (F.), de Paris, sorti du service militaire de Hongrie, et sa femme, décidés à abjurer, reçoivent un viatique à Genève en 1701 (Ms. B. du prot.).

Parisiens émigrés. Syr

Mauzy (Elisabeth), veuve, réfugiée à Barnstable, avec sa fille P>ançoise, assistée en lyoS (Ms. B. du pr.); elle devait être parente du riche négociant du même nom, qui signa chez Seignelay le 14 décembre i685.

Mazurier (Cinq enfants, neveux de), réfugiés en Hollande, furent renvoyés en France par D'A vaux, en 1686. Voir prisons et couvents.

Melot (Louis, Pierre, Nicolas, etc.) voir III, 216.

Mercier, voir II. 616 note.

Mesmin (Guy), docteur en médecine du quartier de la place Maubert, passé à l'étranger avant le 9 janvier 1686. Après avoir abjuré à l'église Saint-Etienne avec son fils âgé de trois ans, Anne- Marie Martin, sa femme, le rejoignit avec l'enfant, nommé Gu}^ Le cadet, Pierre, était resté en nourrice. Ils possédaient la moitié d'une maison, dans la rue des Ménétriers près Saint- Julien, habitée par leur beau-frère De Lisle, propriétaire de l'autre moitié (Fr. 7o5i f° 19), une autre maison, rue des Lavandières, estimée 18,000 livres, la terre d'Hervay à deux lieues d'Orléans, et celle des Savons près de Château-Thierr}^, dont Guy Mesmin, sieur de Breviande, père du mari, touchait les revenus. Pierre, négociant et frère du médecin était passé en Suisse en i685, et s'était fixé à Berne, probablement avec ses deux sœurs Dorothée et Anne. Il fut membre de la Direction instituée en 1689, pour veiller sur la conduite des réfugiés. Il collecta en Suisse en leur faveur et s'établit ensuite à Genève, où on le trouve en 1699 (Jaccard, L'Égl. fr. de Zurich, p. 255 et 257). Isaac, frère des précédents, réfugié à Berlin (1700), avec sa femme et trois enfants, devint conseiller inspecteur des manufactures (Ms. Dieterici). Son fils Michel lui succéda en 1718 (Tollin, Gcschichte der franz. Col. von Magdchiirg, III, 3o).

Mesnard, voir III, 218.

Mesnil, voir III, 21g.

Mestral (J.-F.), de Charenton, assisté à Genève en 1709 (Ms. B. du prot.).

Métivier (Jean), naturalisé anglais en 1687, était probablement parent de Pierre, ouvrier en soie du faubourg Saint-Antoine, qui signa la profession de foi le 24 décembre i685 (Fr. 7o5i f° 188).

Mettayer, voir Crommelin, III, 81.

373 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Meusnier, voir III, 220.

MiCHAUD (Daniel), fils, marchand de Paris, réfugié à Berlin avec sa femme et sa belle-mère (Ms. Dieterici).

Michel (Henri), du faubourg Saint-Antoine, fugitif en i685; Marie Martin, sa femme, abjura le 24 décembre; deux de leurs enfants furent mis à l'aumône ordinaire (Fr. yoSi f" 188). Jean, boulanger et confiseur de Paris, sa femme, trois enfants et une servante réfugiés à Halle, 1760 (Ms. Dieterici).

MicHou (Michon? Pierre), de Paris, reçu à la paix de l'Église à Londres le 14 octobre 1694 {Proceedings, juillet 1890).

MissoN (Jacques), de Paris, admis à la cène à La Haye en 1680, après avoir retracté publiquement son abjuration (Ms. B. du pr.). — Nous avons peut-être eu tort de reproduire dans l'Eiicyclop. des sciences religieuses l'affirmation de Haag, qui fait incidemment de l'auteur du Théâtre sacré des Cévcnnes un parisien. C'est là une hypothèse dont la réalité ne nous est pas démontrée. Quant au capitaine Misson, qui rentra en France en 1701 après avoir servi en Angleterre et finit par obtenir une pension, les Registres du Secrétariat l'appellent «fils du célèbre ministre protestant* (O248), c'est-à-dire de Jacques, pasteur à Sainte-Mère-Eglise, puis à Niort; mais nous ignorons également si celui-ci était né à Paris.

MoiSANT (Jacques) et sa femme Rachel Glizier, tous deux réfugiés, firent baptiser à Londres en 1695 leur fils Jean. Le nom du parrain et celui de la marraine, qui furent le ministre Mesnard et Charlotte Justel, autorisent à penser que Jacques Moisant appartenait à la famille parisienne de ce nom.

MoiVRE (De), voir III, 224.

Mellier (Nicolas), de Paris, étudiant à Leide en 1693 (Ms. B. du pr.).

MoMOYE (Jeanne, veuve de Jean), de Paris, âgée de cinquante ans, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Monceau (Elisabeth de), fille de Daniel, sieur d'Antin, et de Madelaine-Judith Domanchin, née en 1684, n'avait que deux ans lorsqu'elle fut enlevée à ses parents et envoyée dans le couvent des Ursulines de Montargis, où elle resta jusqu'à sa vingtième année {Fr. pr., VII, 489 /;). Nicolas Monceau, sieur de L'Estang, et Madelaine de L'Estang, naturalisés anglais en 1697, appartenaient

Parisiens émigrés. SyS

à cette famille parisienne très nombreuse (Agnew). Mentionnons encore la fille du graveur en taille douce Etienne de Monceaux, passée en Hollande en 1699 à l'âge de dix-huit ans, pour rejoindre ses parents (II, 473).

MoNGiNOT, voir III, 229.

MoNGLAS (Marie), fille d'une veuve demeurant rue de Bourbon- Pré-aux-clercs, dans la maison habitée par Du Quesne, fugitive au commencement de 1687 après s'être retirée chez Spencer à l'ambassade anglaise (Fr. 7o5i f°' 4, 281, 3ii).

MoxNEROX (Gilles) et Marie Hérisson, fugitifs à qui l'on confisqua une rente de 75 1 livres (TT i56).

MoNOYE (Jacques) et sa nièce, de Paris, assistés à Genève en 1694 (Ms. B. du prot.).

MoNTAiGU (Jacques) et sa femme, passés en Angleterre avant la Révocation, revinrent à Paris en 1684. Une note conservée dans les papiers de La Reynie nous apprend que M'"^ Montaigu devait abjurer à Saint-Germain l'Auxerrois le 19 août i685 (Fr. 7082 f° 354). L'année suivante, Montaigu se plaignit au roi de ce que le nommé Sauvage, tireur d'or à Londres, refusait de lui renvoyer une petite fille qu'il lui avait confiée en partant, parce qu'elle était trop jeune pour supporter la fatigue du voj'age. Sa Majesté fit écrire le 24 août à son ambassadeur Barillon, lui ordonnant d'en parler au roi d'Angleterre pour obliger ledit Sauvage à renvoyer l'enfant en France (O' 3o\ Sans doute Sauvage répondit qu'il la renverrait dès qu'on lui aurait remboursé ce qu'il avait dépensé pour elle; car on lit dans un rapport de Delamare du 14 septembre: «Montaigu est cabaretier proche Maintenon; je lui ai mandé de venir me parler^ et je crois qu'il pourra bien donner au moins une partie de ce qui sera nécessaire pour retirer sa petite fille ; car il paraît beaucoup zélé pour la retirer» (Fr. 7052 f" 10).

MoNTEiL, voir III, 229.

MoNvoisiN, habitant de Charenton, fugitif en 1700 avec trois membres de sa famille. Comme il se dirigeait vers l'Angleterre ou la Hollande, l'ordre de l'arrêter fut transmis le 11 mars à Cambray, Tournay, Dunkerque, Calais et Lille. C'est, écrivait-on, un petit homme d'assez mauvaise mine, habillé de gris blanc (O' 44).

3^4 Révocation de l' Édit de Nantes à Paris.

MoNY (Louis de), de Paris, et sa femme, assistés en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

MoREAU, voir III, 282.

Morgue (Susanne Hardy, femme de Pierre), fugitive, dont la maison de la rue de la Petite-Truanderie, louée 5oo livres, fut confisquée (TT i56). Son mari, réfugié à Berlin avec trois enfants, était en 1700 commissaire des guerres de S. S. E., et avait placé sur l'État 3oQO rixdales (Erman et Reclam, I, 323).

MoRiN (François), sieur de Sandat, guidon des gendarmes de M. le prince, habitait la rue des Marais-Saint-Germain; il épousa Marie, veuve de David de La Croix'et sœur de Muisson, conseiller au Parlement. Veuf en 1686, il se retira en Suisse, à Neuchàtel, dit un rapport de police du 8 février 1687, après avoir mis ses effets à couvert et rendu compte au sieur de La Croix, son beau-frère (Fr. 7o5i f°' 4, 184). Il alla servir en Hollande.

MoRissET, voir III, 233.

MoROGUES (Jean-Alexandre), sieur de Médan, avait épousé Anne Bazin de Limeville, qui, en sa qualité de nouvelle catholique, hérita de tous les biens de sa sœur Madeleine passée en Hollande, où on la trouve elle-même en 1702. Anne de Morogues, qui abjura le 5 janvier 1686, était son unique enfant, d'après La France protestante; toutefois La Reyhie a mis en marge de son abjuration : « Fille aînée de M™° de Médan » (Fr. 7o55 f° 376). Nous ignorons si Marie de Morogues qui avait abjuré le 5 novembre de l'année précédente, était la sœur d'Anne, ou bien Marie, fille de Guy de Morogues, morte à Paris vers 1739. Deux sœurs de celle-ci : Joachime et Louise, femme de Pierre de Narbonne, passèrent à l'étranger à la Révocation. — Un de leurs parents, François de Morogues, sieur de Longfroy et de Fontfaye en Nivernais, avait épousé le 8 janvier i685 Susanne de Lauberan de Montigny, avec laquelle il s'enfuit en Hollande, après avoir vendu, le 18 mai 1688, à Lepelletier, président au Parlement, la terre d'Ablon (S 656 et Bullet., 3= série, X, 347).

MosNiER, capitaine suisse, retourné dans son pays à la Révocation, avec sa femme Antoinette d'Angennes de Montlouet^ dame de Lizy, et .ses enfants.

Parisiens émigrés. SyS

Mouche, sieur de La Colombière, avocat au Parlement de Paris, réfugié en Hollande, fait un legs en faveur d'un premier essai de mission chez les Barbares.

Moue (La femme de Pierre),' barbier rue du Figuier, fugitive au commencement de 1687. Le mari et les deux fils restés à Paris (Fr. 7o5i f-' 3i8).

MousÉ (Jean), de Paris, arquebusier, sa femme et trois enfants, réfugiés à Berlin 1698 (Ms. Dieterici).

MouTÉ (Gervais), gasier, sa femme et un enfant, réfugiés à Berlin, 1698, 1700 (Ms. Dieterici).

MouTiER (Pierre), de Paris, soldat, sa femme et un enfant, assistés en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

MouY (François), courtier de chevaux rue Bourg-l'Abbé, sa femme Jeanne Brière et leur fille Marie, abjurèrent à Saint-Leu en i685. Marie recevait en 1708 une gratification de i5o livres. C'est elle sans doute qui était assistée en Angleterre en i7o5, comme infirme et âgée de quarante-cinq ans (Ms. B. du pr.).

MoYSAN, voir La Roche-Logerie, III, 178.

MuissoN, voir II, 867.

MuNiER (Madelaine), fille, de Paris, réfugiée à Halle, 1698, et Pierre, gantier, réfugié à Cassel (Ms. Dieterici).

Nadal (Jean), fugitif, dont les biens furent confisqués (TT i58).

Natalis (Simon), de Paris, réfugié à Erlangen (Ebrard, Christian Ernst, etc., p. i55).

Nâudin, voir III, 235.

Nesle, fugitif, sur lequel nous n'avons d'autre renseignement que ce billet du 20 février 1680 adressé à l'intendant Marillac : « On a avis que le nommé Nesle de la R. P. R. qui tenait auberge à Charenton, partit la semaine passée avec sa femme et quatre enfants par les batelets de Poissy pour aller à Rouen, oia il doit avoir été loger chez quelqu'un de ses parents qui fait des toiles cirées, et qui demeure au faubourg, hors le pont, devant l'église de Bonne-Nouvelle, et qu'il espère sortir par le moyen d'un certi-

376 Révocation de l'Edit de Nantes à Pans.

ficat qu'il a surpris de M. l'archevêque de Paris. Sa Majesté m'ordonne de vous écrire de faire observer s'il est encore à Rouen, et s'il se met en état de passer outre de le faire arrêter avec sa femme et ses enfants » (O' 3o).

Netz (De), voir III, 235.

Neveu ou Nepveu, voir III, 236.

Nicole (Esther), habitant depuis longtemps Paris, réfugiée à Guernesey en février 1686 (Fr. 7052 f" 182).

NoBLET (Pierre), naturalisé anglais en 1696, était sans doute parent de Michel, maître graveur de la rue de Harlay, qui abjura le 24 décembre i685 (Fr. 7o55 f° 847).

NoH (M™^ de), mère de l'intendant de M. le comte Roget (de Roye?), et deux de ses filles qui demeuraient rue des Marais-Saint- Germain, fugitives en juin 1686 (Fr. 7o5i f° 7).

Olbreuse (D'), voir II, 428.

Olier (Etienne), de Paris, âgé de trente-cinq ans, coupable seulement d'avoir signé la profession de foi, fait acte de repcntance à Londres le 3o juin 1687 (Ms. Égl. de la Savoye). Il devait être parent du lecteur et chantre de Charenton, qui avait abjuré avec sa femme à l'église de Saint-Leu lors de la Révocation.

Orléans, voir III, 241.

Oursel (Nicolas) et sa femme, Elisabeth Bernard, étaient passés en Hollande avec leur famille, à la Révocation. En 1789, la sœur d'Elisabeth, Marguerite, veuve du banquier Auvellier, semblait près de sa fin. L'appât de sa riche succession tenta son neveu Nicolas Oursel, qui accourut en France et abjura, dans l'espérance de recueillir l'héritage. Quand Marguerite fut morte relapse, dans sa maison de la rue de Seine, et eut été inhumée dans un chantier du faubourg Saint-Antoine, le procès commença. Le fermier des biens des fugitifs réclama l'héritage et eut contre lui le procureur du roi; Nicolas réclama également, ainsi que des cousins de la défunte, habitant Durfort, près d'Alais, qui prétendaient à leur tour exclure Oursel. Le jugement fait laissé à la Chambre des domaines (TT 86).

OuzEL, voir Chastelain, III, 67.

Parisiens émigrés. 877

Page (Daniel) et sa femme, de Paris, venant d'Allemagne, reçoivent à Genève en 1690 un viatique pour retourner en Allemagne (Ms. B. du prot.).

Pain, voir III, 242.

Panserot (Isaac), cordonnier de Paris, réfugié à Neuchâtel en Suisse (Godet, Hist. du Refuge, p. 280).

Panuvet (Anne), de Paris, reçue à la paix de l'Eglise à Londres le 2 juillet 1699 {Proceedings , juillet 1890).

Pape de Saint-Auban (Jacques) sortit de France à la Révocation et servit comme lieutenant-général en Angleterre. Il épousa en Hollande Marie-Anne de Massanes, fille d'Antoine et de Marguerite Hardy de Vicques, née en 1675 {Reg. de Char.).

Papillon, voir Anciens.

Papin (Denis), médecin à Paris, célèbre par ses découvertes sur la vapeur, réfugié en Angleterre dès 1675 [Fr. pr'.).

Pardaillan (M'"'= la marquise de), réfugiée en Hollande quelques mois avant la Révocation, était sans doute Victoire de Bourbon- Malauze (B. Fr. pr., II, 1086). Dans sa lettre du i5 octobre i685, Claude la recommandait à son fils comme une «femme d'un mérite et d'une vertu tout à fait distinguée». Elle avait laissé quelques effets à Paris, suivant un billet de Seignelay à La Re3mie, du 19 avril 1686 (Qi 3o).

Paris (Marie-Madelaine), de Paris, réfugiée à Berlin, 1698 ; Abraham, ébéniste, sa femme, sa fille, sa belle-mère et un garçon, réfugiés au même lieu, 1698, 1700 (Ms. Dieterici).

Paris de Clorignon, voir Girardot, anciens.

Pariset (Anne Gouffet, veuve d'Esaïe), ouvrière en dentelles, fugitive avec quatre enfants au commencement de 1687. Son fils, soldat aux gardes, s'était emparé de sa maison et de ses terres sises à Villiers-le-Bel (Fr. 7o5i f° 827).

Pasquier, voir Cheron, III, 68.

Passereau (Alexandre), de Paris, assisté en Angleterre avec sa femme et trois enfants, 1705 (Ms. B. du prot.).

Passerot (Ab.), de Paris, allant rejoindre son frère, établi en Suisse, reçoit un viatique à Genève en 1701 (Ms. B. du pr.).

378 Révocation de VÉdit de Nantes h Paris.

Pastoureau (Pierre), naturalisé anglais avec Jeanne sa femme, en 1693, était peut-être parent de Benjamin, inhume clans le cimetière de la Trinité en i633. (Reg. de Char.).

Paurès (Marie), de Paris, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 12 livres pour rentrer en France (Aff. étr. — Holl., 177).

Paurès-Bonnelle (Marianne), de Paris, et ses deux enfants reçurent de Bonrepos à La Haye, en 1698, 24 livres pour rentrer en France (Aff. étr. — Holl., 177).

Pautrier (Daniel), de la Beauce, venant de Paris, reçoit à Genève en 1696 un viatique pour l'Angleterre (Ms. B. du prot.).

Pavret (Les frères), de Paris, Jacques, Pierre, Jean et Antoine, portèrent la broderie française à Berlin. L'électeur de Brandebourg les chargea de broder les selles et les housses de la cavalerie, ainsi que les uniformes des officiers (Ch. Weiss, I, 166). Jacques avait abjuré le 18 novembre i685. Il s'enfuit avec quatre membres de sa famille ; Jean, avec trois de ses enfants ; Pierre, avec sa femme, deux enfants et sa belle-mère (Ms. Dieterici). Un Jean Pavret, de Paris, aussi brodeur, âgé de quarante-cinq ans, était assisté en Angleterre avec sa femme en 1705. Nicolas, aussi brodeur, sa femme et leurs enfants avaient touché 5o livres après leur abjuration (Fr. 7o5o f" 134). Pierre-Etienne Pavret et sa femme Marie- Madelaine Thierry, tous deux de Paris, reçus à la paix de l'Église à Londres le i5 mars i6g8 (Proceedings, juillet 1890). Voir Tarian.

Pelé (La veuve), de Paris, âgée, reçoit à Genève en 1691 un viatique pour l'Angleterre (Ms. B. du prot.).

Pelissari (Georges), sieur de La Bourdaisière, originaire du canton des Grisons, entra au service de la France sous Mazarin, eut la charge de trésorier des galères en i65i, puis celle de trésorier de la marine, qu'il cumula avec la première (Jal, Du Qucsne). Protestant zélé, il avait loué à Charenton l'une des quatre maisons construites par le consistoire dans l'enclos du temple, et la conserva jusqu'à sa mort (1676). Sa veuve, Madelaine Bibaud, passa en Angleterre en 1686, avec son fils Barthélémy, et sa fille Julia, laissant dans le quartier Saint-Eustache une maison de la valeur de 40,000 livres (Fr. 7o5i f° 32i). Elle se réfugia ensuite en Suisse, où elle mourut avant 1690.

Parisiens émigrés. 879

Pélisson (Jacques), sieur de La Terrassière, qui épousait en 1644 Marguerite Fauvel à Charenton, est probablement le même personnage que Jacques Pélisson naturalisé anglais en 1688.

Pépin (Henriette), fugitive dont les rentes furent confisquées (TT i5i, 433).

Peray (De), voir II, 849.

Perey (Jacques), marchand de vins, rue des Yieux-Augustins, sa femme et deux neveux, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 326).

Perron (Jean) tailleur de Paris, réfugié au village d'Ysenbourg, Hesse-Darmstadt.

Petit, voir III, 247.

Petitot, voir II, 3o5.

Petra (L.), de Paris, reçoit à Genève en 1705 un viatique pour se rendre en Allemagne (Ms. B. du prot.).

PE'i'RONNEAU (Jacques et Guillaume), fugitifs dont les biens furent saisis.

Philippe (François), marchand de Paris, et sa femme, réfugiés à Berlin, 1698. François, peintre, réfugié au même lieu, 1700 (Ms. Dieterici).

Picard (Sédrac), de Paris, admis à la cène à La Haye en i653, Anne Picard, de Paris, reçue à la paix de l'Eglise, le 3i janvier 1689, à Londres {Proceedings, juillet 1890, p. 895), et Louis Picard, aussi de Paris et âgé de soixante ans, assisté en 1705 avec Anne, sa femme, en Angleterre (sans doute la même personne que la précédente), appartenaient évidemment à la nombreuse famille des horlogers de ce nom, dont un, Jean, reçut 100 livres après son abjuration en i685 (Fr. 7o5o f" i38).

Pierre-Buffière (Benjamin et Louise de), sortis de France à la Révocation, appartenaient à la famille parisienne du marquis de Chambret {Fr. pr., VIII, 289 b).

Pierron, de Paris, capucin d'un couvent de Provins, admis à l'abjuration par le consistoire, assisté à Genève en 1707. On paie sa dépense à l'auberge et son costume (Ms. B. du prot.).

38o Révocation de l' Edit de Nantes a Paris.

Pieu, ouvrier en soie, passé à l'étranger en 1687. Sa femme, restée à Paris (Fr. yoSi f° Sic).

PiGOU (Jean), d'Amiens, Marie Crommelin, sa femme, et leurs six enfants, Jean, Adrien, Marc-Antoine, Susanne, Catherine et Marie, passés en Angleterre avant la Révocation. En i683, François Amonnet et M™'= Pigou tenaient Marie Testard sur les fonts de baptême à Londres. La même année Pigou et M'"= Alexandre Sasserie présentaient au baptême Marthe Amonnet (Agnew^).

PiLLET, fugitif dont la rente fut confisquée (TT i58).

PiNCHAR (La veuve de Jean), de Paris, assistée à Genève en 1702 (Ms. B. du prot.).

PiNGUER (Gabriel), de Condé en Brie, et Hélène Bazire, de Paris, publication de bans à Londres, le 27 septembre 1702 (Proceedings, juillet 1890).

PiNON (Marie-Madelaine), de Paris, femme âgée de vingt-six ans, rétracte à Londres son abjuration le 29 août 1686 (Ms. Egl. de la Savoye).

PiQUERET (Charles), menuisier de la rue Saint-Antoine, père de trois enfants de quatre à quatorze ans, fugitif en décembre i685, (Fr. 7o5i f 182).

Piquet (Jean), son fils Jean et Anne, naturalisés anglais en 1682, devaient appartenir à la même famille que Marie Piquet, de Villiers-le-Bel, assistée à Londres en 1705, à l'âge de soixante-treize ans (Agnew).

PiRON (Nicolas et Jean), fugitifs dont les biens furent confisqués. Jean, né en i636, était fils du peintre Claude, qui mourut en 1640 (TT i58). Jacques, de Paris, âgé de trente-trois ans, rétracte à Londres son abjuration le 25 mars 1687 (Ms. Égl. de la Savoye).

PiTAN, voir III, 249.

Poitevin (Antoine), Gabrielle, sa femme, naturalisés anglais en 1682 avec leurs trois enfants, et Sébastien, naturalisé anglais en 1690, étaient sans doute parents de Samuel, marchand de la rue Saint-Denis, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 826), et de M""" Poitevin, mère de Bourdieu, fugitive dont la rente fut confisquée (TT i56).

Parisiens émigrés. 38 1

PoLLY (Maximilien), banquier rue Saint-Martin, se disant allemand, fugitif au commencement de 1687, avec Elisabeth Jourdain, sa femme, et Anne, leur servante (Fr. 7o5i {° 3 12).

PoLTAY (Jean), de Vincennes, prosélyte âgé de quarante ans, reçu membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 24 mars 1700.

PoMAREiLLES (Le sieur de), de la rue des Bons-Enfants, vendait ses meubles le 25 septembre i685, pour passer à l'étranger (Fr. 7o52 î" 342).

PoNROY ou PouROY (Susaune del, fugitive dont les rentes furent confisquées (TT i56, 429, 433).

Porcher (Esther, veuve de Louis), de Paris, âgée de soixantedixK-neuf ans, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du prot.).

PoRTRAiN (Isaac), menuisier, grande rue du faubourg Saint- Antoine, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 2i5).

Pougnet (Jean), de Paris, sa femme et sa fille, reçoivent un viatique à Genève en 1705 pour se rendre à Erlang (Ms. B. du prot.).

Pousses (Denis), de Paris, passementier, réfugié à Berlin avec trois enfants, 1698 (Ms. Dieterici).

Prévost, voir III, 257.

Prou, voir II, 585.

Puet et sa femme, fugitifs, quittèrent Paris le 20 avril 1684 et passèrent par l'Angleterre pour se rendre en Hollande (Lettres ms. de Claude).

Querue (Élie), cordonnier, rue de Lamoignon, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 817).

Ouillet (René) et sa femme, fugitifs dont les rentes furent confisquées (TT i56, 429, 488).

Rambouillet, voir III, 258.

Rambourg (Anne), passée à l'étranger en 1689. Marguerite, de Paris, veuve âgée de soixante-dix ans, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du prot.).

382 Révocation de l' Edit de Nantes a Paris.

Rasset (Louis), de Paris, chirurgien, âgé de soixante huit ans, assisté en Angleterre, lyoS (Ms. B. du prot.).

Réau, voir Girardot, II, 63.

Reboul ou Rebour (Henry), ébéniste de Paris, revenu de Lyon, o\x il était allé quérir sa femme et deux enfants retenus en prison, assisté à Genève en 1689 et 1691, reçoit un viatique pour l'Allemagne en 1693 (Ms. B. du prot.), et se réfugie en Brandebourg (Ebrard, Christian Ernst, p. i55).

Rechignevoisin, sieur des Loges. Quatre fils de Charles et de la célèbre Marie Bruneau, Benjamin, Charles, Gabriel et Maurice, allèrent servir à l'étranger bien avant la Révocation (voir Vr. p.).

Regnard (Jacqueline), parisienne, fugitive.

Regnault, voir III, 262.

Régné, voir Régnier, III, 262.

Remond (Guillaume), de Paris, étudiant à Leide 1687 (Ms. B. du pr.).

Renaud (François), de l'Ile de France, manufacturier de bas, et cinq enfants, réfugiés à Kônigsberg, 1700. Pierre, aussi de l'Ile-de- France, perruquier, réfugié au même lieu avec cinq ouvriers, 1700 (Ms. Dieterici).

Renouard, voir III, 262.

Renouverk, fugitif du quartier des Halles. La vente de ses meubles produisit i358 livres (Fr. 7o5i f" 3o8).

Révérend (Jean), menuisier en ébène rue de Charonne, dont la femme, Susanne Vallery, s'enfuit à l'étranger aussitôt après la Révocation. Le mari et les deux enfants abjurèrent (Fr. 7o5i f° 182).

Ribert, associé de Ferrouillat, marchand rue des Bourdonnais, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 319).

Ribot (Charles), marchand d'étoffes de soie, rue Troussevache, rejoignit au commencement de 1687, sa femme passée en Hollande vers le début de l'année précédente (Fr. 7o5i f" 826 et 7o53 f' 281).

RuiROLLE (Jeanne), de Paris, âgée de quarante ans, assistée en Angleterre, i7o5 (Ms. B. du pr.).

Parisiens émigrés. 383

Richard (Marie), de Paris, âgée de quarante-deux ans, assistée en Angleterre avec deux enfants en lyoS (Ms. B. du pr.).

RicHET, voir III, 266.

Robert (Luys), de Paris, figure au rôle des enfants reçus à l'orphelinat d'Œtenbach en lôgS (Jaccard, L'Égl. fr. de Zurich, p. 112), Anne, veuve d'Isaac Robert, de Paris, âgée de cinquanteneuf ans, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

RoBETHON, voir Anciens.

RocHEMONT (Jacques de) et sa sœur, sortis de France et réfugiés à Genève avant la Révocation. M"" de Rochemont revint en France en 1681, fut mise aux Nouvelles-Catholiques et abjura, après quoi elle demanda les biens de son frère Jacques (TT 25i).

Roger, voir III, 268.

Rondeau, voir III, 269.

Rossignol (Marie Gros3feux, veuve), fugitive, dont la maison de la rue Sainte-Foy et de Bourbon fut confisquée (TT i58).

Rou, voir III, 270.

Rouillé (Les demoiselles), de Paris, fugitives dont les rentes furent confisquées (TT i56, 433).

RouiLLOx, voir III, 270.

Rousseau, voir III, 271.

RoussET ou Roussel (Etienne), de Paris, fondeur en cuivre, réfugié à Neuhaldensleben, avec sa femme et deux enfants (Ms. Dieterici), reçoit à Genève en 1698 un viatique pour retourner en Holl. (Ms. B. du prot.).

Rouveroy (Claude), de Paris, facturier en soie et laine, réfugié à Spandau, avec sa femme et un enfant, 1701 (Ms. Dieterici).

RoYE (Comte de), voir II, 423.

Rozel de Beaumont, voir \'illarnoul, II, 181 et 36o.

R0ZEM0NT, voir Anciens.

Ruvigny, voir II, 419.

384 Révocation de l'Éciit de Nantes à Pans.

Sadier (Anne), voir III, 278.

Saint-Amand, voir IVIigeon, II, SSg.

Saint-Brice (Anne Collin, veuve de David de), demeurant cour du Maure, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 3i3).

Saint-Contest (M"'' de). Claude informait son fils le 2 mai 1684 que M"° de Saint-Contest avait du goût pour la théologie, et écrivait sous sa dictée une explication de l'Épître aux Hébreux; et nous voyons dans La France protestante (2*= édit., V, 547) que Du Bosc, retiré à Rotterdam, mourut entouré de M"" de Saint-Contest et de M""' du Tilly. Il s'agit évidemment d'une demoiselle Barberie de Saint-Contest^ peut-être fille de Michel {Ibid., I, 781), et sœur de Marie, qui avait épousé à Charenton Gédéon Ménage, sieur de Cagny. Elle passa donc à l'étranger après la Révocation. Nous ignorons qui était M'"'^ de Tilly; mais il y avait à Paris une famille de ce nom : Jean des Mazis, sieur de Tilly, épousa Anne Androuet du Cerceau qui mourut en 1666, et dont la fille Madelaine fut mariée en 1667 à Jean Goguée Chalant {Reg. de Char.).

Saint-Denis (Marthe Guillet, veuve de Samuel de), fugitive dont les rentes furent confisquées (TT 488).

Saint-Hiérosme (De), capitaine d'infanterie du régiment royal du premier bataillon, logé à l'hôtel de Montperou, dans la rue Guénégaud, absent en 1686, sans qu'on sache où il est allé, soit guide, soit fugitif (Fr. 7o58 f" 285).

Saint-Martin (De), voir II, 872.

Saint-Maurice (M"" de), nouvelle catholique du Dauphiné, habitait Paris, qu'elle quitta au commencement d'octobre 1699. La police la crut passée en Hollande (O' 48).

Salomon (Esther), née à Paris en \53g, admise à la cène à La Haye, après rétractation de son abjuration 1687 (Ms. B. du pr.). Elle était fille du peintre Jean-Georges et de Geneviève Risté; elle avait pour parrain Melchior Tavernier, graveur du roi, et pour marraine Esther Turpin.

Sandry (Abraham), fugitif dont la rente fut confisquée (TT429).

Sarrau. La famille parisienne de ce nom a fourni plusieurs membres au Refuge. Jean, né en 1688, fils d'un conseiller-secrétaire du roi et d'Elisabeth Bazin, s'établit à La Rochelle et quitta la

Parisiens émigrés. 385

France à la Révocation, avec son fils Abraham, auquel on confisqua 425 livres de rente. Les enfants d'Isaac, ministre de Bordeaux dont l'apostasie ne fut que passagère, et sa seconde femme, fille du banquier Rondeau, passèrent aussi à l'étranger {Fr. pr.).

Sasserie, voir III, 278.

Saumer (Nicolas), de Paris, sculpteur malade, assisté à Genève en 1700 (Ms. B. du prot.).

Saunière (René de), avocat de Paris, réfugié en Angleterre, où il présentait au baptême en 1686 Jean, fils de Jacob de Rouffignac, ministre (Agnew, in-f°, II, 109).

Schomberg, voir II, 416.

Segray, voir II, 532.

Sehut, voir III, 279.

Seigneuret ou Seignoret. Un réfugié de ce nom figure en Angleterre avec sa femme Elisabeth dès i683; il était sans doute le même personnage qu'Etienne, naturalisé anglais en 1686. Louis reçut aussi la naturalisation anglaise en 1690 et Jacques, en 1691. Nous ne savons rien de plus d'Etienne et de Louis. Quant à Jacques, il doit être le banquier de la rue de la Chanverrerie, fils de Jean- Jacques, banquier lyonnais. Mandé chez Seignelay comme négociant de la première catégorie, il y signa le 14 décembre i685. Il avait épousé en 1676 Marie-Anne Doublet, qui lui donna André (i683) et Olympe (1684) d'après les extraits des registres de Charenton. Mais ces extraits sont incomplets; car M'"'= Seignoret abjura le II janvier 1686 avec quatre enfants.

Seignouer (Jean-Jacques), du Vivarais, et Elisabeth Loret, du lieu de Mambrie (Meaux en Brie?) près Paris, publications de bans à Londres le 6 juin 1708 {Proceedings, juillet 1890).

Sène (De), de Paris, fugitif auquel on confisque une rente de cinquante livres (TT 483).

Sénegat, voir III, 280.

Senesse, arquebusier de la rue de Seine et lecteur à la chapelle de l'ambassade de Hollande, passé en Hollande avec sa femme et une fille, avant le 8 février 1687 (Fr. 7o5i f° 12).

Serières (De). Cette famille originaire de Mazaribal, établie à Paris, se composait du père, de la mère et de trois enfants. En

386 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

i685, le fils cadet, Annibal, s'enfuit en Hollande avec le proposant Faugeron, de Clairac, son précepteur (B., Fr.pr.,^!, 368). — Renée Serrière enfermée chez les Bernardines de Péronne en 1687 et expulsée du royaume en 1688 (TT 235), était-elle sa sœur?

Seudre, voir Foissin.

SiLVESTRE (Pierre), de Bordeaux, envoyé à Paris pour y suivre la clinique des hôpitaux au moment de la Révocation, s'enfuit à Amsterdam et devint médecin du prince d'Orange. Il suivit Schomberg en Irlande (Agnew, in-f", II, 367).

SiMARD (Jean), fugitif dont les biens furent saisis (TT i58).

Simon (Nicolas), de Paris, âgé de vingt-six ans, menuisier, réfugié à Bayersdorff, en 1686 (Schanz, Ztir Geschichtc der Colonisation, 1884, p. 16).

SiRASSE (Françoise), de Paris, veuve de Guillaume La Baume, épouse à Dublin en 1694 Jacques Ouevermont de La Hauteville, officier né à Dieppe (Agnew).

Sire (Louis), de Paris, impotent âgé de vingt-deux ans, assisté en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Sommelier (Catherine), de Paris, âgée de soixante ans et veuve d'un orfèvre, assistée en Angleterre, 1705 (Agnew).

Sonne (Nicolas), de Paris, prosélyte, reçu membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 8 août 1686.

Sonnet (Camille), de Paris, veuve âgée de quarante ans, et Judith Piertet, sa mère, assistés en Angleterre, 1705. Marie Sonnet, âgée de soixante-deux ans, assistée en 1708 (Ms. B. du pr.).

SoRET, voir III, 282.

SouAN (Marie de), de Paris, prosélyte, femme de Jean Wulson, orfèvre, reçue membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 17 mai 1693.

SobLARu et S0UIL1.ARI), voir III, 283.

Stampi.e, voir Girardot, Anciens.

Stomac (Sébastien), orfèvre de Paris, âgé de soixante ans, et sa femme, assistés en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Paris ieiis cinigrcs. 387

SuREL iCharloïte), fille de Samuel, peintre, Grande-rue du faubourg Saint- Antoine, fugitive au début de 1687 (Fr. 7061 f" 2i5).

SusANNET DE La Foreï, voir Peray, II, 849.

Tabariet (Jacques), sculpteur parisien, dont la veuve, Catherine Godeau, âgée de soixante-quatre ans, était assistée en Angleterre en 1705 (Ms. B. du pr.).

Tallemant, voir III, 285.

Tardif-de-Frémicourt (Jacques), fait rétractation à La Haye en 1686 [Fr. pr.).

Tarian (Jean), natif du canton de Berne, et sa femme Marie Pavret, de Paris, reçus à la paix de l'Eglise à Londres le i5 mars 1698 [Proccediiigs, juillet 1890).

Tassin, voir Anciens.

Tarente (princesse de), voir II, 422.

Taupain (Jean), de Paris, admis à la cène à La Haye en 1689 (Ms. B. du pr.).

Tavernier, voir Chastelain, III, 58.

Tessereau (Abraham), contraint par un arrêt du Conseil de vendre sa charge de secrétaire du roi, se réfugia en Angleterre dès i683 et y fut naturalisé le 21 janvier i685. C'était l'un des meilleurs amis de Claude.

Tessier (Jean-Pierre), de Paris, bourgeois de Vevey, 1725 (Ms. Vaud).

Testard, voir III, 287.

Thérond (Paui\ fugitif dont les rentes furent saisies (TT i56, 429, 433).

Thirault (Pierre et Renéei, fugitifs dont une petite rente fut confisquée (TT 433).

Thomasset (Samuel), apothicaire de la rue de Seine, dont la fille Marie épousa en 1668 Jean-Pierre Bouilly, sieur de Beauregard, et en i683 Abraham Gilbert, ministre de Charenton, était originaire de Genève et habitait Paris depuis cinquante ans lorsque éclata la

388 Révocation de l'Eiiit de Naides à Paris.

Révocation. Il s'empressa de retourner dans sa ville natale avec sa seconde femme, nommée Tourtiou. Une maison considérable, estimée i5,ooo livres, qu'il possédait dans la rue des Vieilles- Tuileries (auj. rue du Cherche-Midi), fut confisquée et donnée le i3 mars 1688 à la dame de Combé, Marie Six, veuve d'Adrien de Combé, hollandais de naissance converti (O 42), laquelle ayant sincèrement abjuré, y établit le couvent du Bon-Pasteur, destiné à recevoir les Repenties. Dès le lo juin, l'archevêque de Paris autorisa la célébration de la messe dans cette maison. Des lettres-patentes portant confirmation de cet établissement furent données en 1698. Le couvent exista jusqu'en 1790 ; il fut ensuite occupé par l'intendance militaire. C'est sur son emplacement qu'a été élevée en i85i la prison militaire (O' 82, O' 42 f° i58 et Fr. 7o5i i" Si.

« Thort, marchand d'eau-de-vie en magasin, de la R. P. R., qui demeurait proche la Grève et qui s'est retiré en Hollande au mois de janvier dernier, écrivait Delamare le 29 avril 1686, avait laissé plusieurs effets à recevoir entre les mains de Crommelin, banquier, aussi de la R. P. R. Crommelin a fait abjuration et a fait les recouvrements de son ami, et à présent l'on dit qu'il se dispose à partir dans deux ou trois jours et de se retirer aussi en Hollande, et qu'il a envoyé sa fille devant qui l'attend à Saint-Quentin ». En résumé Thort seul émigra (Arch. Bast., VIII, 3661 .

TiBERT (Christophle), de Paris, peintre assisté à Genève en 1701 et 1702 (Ms. B. du prot.).

TiERSEMY (Henri), banquier rue Michel-Le-Comte, natif de La Rochelle, et sa femme N. Bariot, fugitifs au début de 1687 (Vr. 7o5i f° 3l2).

TiPHAiNE^ voir Gervaise, anciens.

TisDEL (Marie), de Paris, âgée de cinquante-deux ans, femme d'un médecin anglais, délaissée de son mari, assistée à Londres en 1705 (Ms. B. du pr.).

Tonnelier (Jean), fugitif dont les biens furent confisqués (TT i58).

Torse, cabaretier près des Théatins, sans doute expulsé de France en 1688 (voir III, 291.). De Tor,se, réfugié en Hollande (voir II, 464).

TouiJEU iPaul de), avocat de la rue Galande et fils de Pierre, médecin du duc d'Orléans, épousa en 1662 Susanne, fille de Samuel

Parisiens rmigrés. 889

Beauchamp, avocat au Parlement, laquelle lui donna deux fils, Pierre et Paul. » Tout nous porte à croire, dit La France protestante, qu'il feignit d'abjurer à la Révocation ». Son fils aîné, Pierre, mis au collège d'Harcourt, s'en évada en 1688, se réfugia à Rotterdam, et devint professeur de droit à Groningue.

TouTiN, voir III, 294.

Tribou (Jacques), de Paris, qui vient de faire acte de repentance, reçoit à Genève en 1698 un viatique pour rejoindre son frère à Erlang (Ms. B. du prot.).

Tringuelart (Jacques), cabaretier de la Grande rue du faubourg Saint-Antoine, fugitif au début de 1687 (Fr. yoSi f" 2i5).

Trinquant. Il y avait à Paris deux familles de ce nom: celle du perruquier, dont le neveu, François Bordeaux, abjura le 19 janvier 1686, et la femme le 21; et celle de Nicolas, ancien avocat et riche banquier, à qui sa femme Anne-Berthe donna un fils en i685. Il avait signé la profession de foi dès le 18 novembre de la même année, et consentit à se rendre chez Seignelay le 14 décembre pour entraîner ses coreligionnaires. Il n'en rendit pas moins service aux fugitifs en envoyant leur argent à l'étranger. Les deux Pierre Trinquant naturalisés anglais le 20 mars 1686 et le i5 avril 1687, appartenaient sans doute à l'une ou à l'autre de ces familles, de même qu'un troisième Pierre Trinquant, reçu à la paix de l'Église à Londres, le 27 septembre 1698 {Proceedings, juillet 1890).

Trouillon, voir 111, 294.

Troyes (Daniel de), aubergiste et loueur de carrosses rue Saint-Martin, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 3i3). Louise, de Paris, couturière, réfugiée à Wesel, 1 700 (Ms. Dieterici).

TuRBY (Toussaint), de Paris, imprimeur sans ouvrage, reçoit un viatique à Genève en 1699 (Ms. B. de prot.K

Urse (Elisabeth), de Paris, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 6 livres pour rentrer en France (Aff. étr., HoU., 177).

Vachery, voir Massonneau.

Vaillant, voir III, 296.

Sqo Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Vali.eton (Paul), de Paris, tondeur de drap, sa femme et quatre enfants, réfugiés en Brandebourg, 1698, i7oo(Ms. Dieterici).

Valu (Elisabeth), de Paris, assistée à Genève en 1696 et 1699 (Ms. B. du prot.).

Vandhoors (M™"), du quartier de la Mortellerie, fugitive avec cinq petits enfants et un laquais, au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f 317).

Varennes (De), voir II, 145.

Vaussy (Barbe), de Paris, âgée de soixante- dix ans, assistée

à Londres, 1705 (Ms. B. du pr.).

Vautio, voir III, 298.

Verdy (Nicolas), de Paris, reçoit à Genève en i683 un viatique pour aller en Hollande (Ms. B. du prot.).

Vergny (Jeanne de), de Paris, paralytique âgée de soixante-dix ans, assistée en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Vernezobre (Matthieu et Jean), frères, marchands de l'impasse des Bourdonnais. L'un des deux signa, comme négociant de la quatrième catégorie, chez Seignelay le 14 décembre i685. Suivant Haag, qui n'en fournit pas la preuve, ce fut Matthieu, l'aîné. Celui-ci se réfugia en Brandebourg, où il fonda une manufacture de rubans, et Jean, sans doute en Angleterre. «Nous avons heu de croire, dit La France protestante, que c'est de lui que descendaient Charles- Abraham Vernezobre étabh à la Guyane hollandaise, et Jean- Daniel Vernezobre directeur de l'hôpital français à Londres en 1777».

Verre (Pierre de), de Paris, âgé de soixante-douze ans, assisté en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.).

Vezin (Marie Duc, femme de), sortie du royaume. En 1688, son fils, avocat au Parlement de Paris, demandait pour lui et ses huit frères et sœurs le don des biens de la fugitive, en ajoutant que par sa conversion il avait contribué à ramener à l'Eglise catholique plusieurs de ses parents. La demande fut accordée (TT 25r).

VicQUEs (De), voir III, 3oo.

Vieilmaisons (Marie de), sans doute femme de Jean-Jacques de Vieilmaisons, sieur de Saponay, fugitive en 1700. Au commence-

Parisiens ciiiigrcs. Sgi

ment de l'année suivante, le sieur de Fresna}', ci-devant capitaine des gardes de Schomberg, était soupçonné d'avoir favorisé son évasion et la vente de ses effets (O 248 et TT 89 et i58).

ViLLAiNES (De) voir Chapelles d'ambassade, II, 546.

ViLLARNOUL, voir prisoHS, II, 356.

Ville (Marguerite), de Paris, veuve âgée de soixante-six ans, assistée en Angleterre, lyoS (Ms. B. du pr.).

ViLLEDiEU (Louis), de Paris, cuisinier en condition, reçoit un viatique à Genève en 1698 et se réfugie la même année à Berlin (Ms. Dieterici).

ViLLERETS (M""* de), voir Caron, II, 298 et 468.

Vincent (Marie), voir III, 804.

ViVANS (Joseph-Geoffroy), comte de Panjas, voir II, 845.

Vivier (Jeanne), de Paris, âgée de quarante ans, assistée en Angleterre, lyoS (Ms. B. du pr.)-

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