‹ La révocation de l'Édit de Nantes a Paris d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 4 sur 23 · PARISIENS ÉMIGRÉS · texte numérisé non relu

PARISIENS ÉMIGRÉS

Abard (René), de Paris, réfugié à Genève, assisté par la Bourse française en 1682 (B. Fr. pr.).

Adam (Claude), de Nanteuil (les Meaux), reçu à la paix de l'Eglise, à Londres le 18 septembre 1698 {Proceedings, juillet 1890).

Addée de Grandchamp (Susanne), fugitive à la fin de 1686, mourut en Angleterre en 1688 (B. Fr.pr.). Le capitaine Daniel Addée, originaire de Lorraine), aussi réfugié, épousait en Angleterre Louise de La Ferrière en lôgS (Agnew, in-f°, II, 80 et 102).

Agar (D'), famille parisienne descendant d'un dominicain converti en 1626. Quatre de ses membres figurent dans les warrants de naturalisation anglaise du 14 octobre i68r : Jacob, peintre de portraits, de l'Académie royale de Paris, rayé comme protestant, plus tard peintre du roi de Danemark et de la reine Anne d'Angleterre; Isaac, ingénieur militaire et capitaine aux gardes de Charles II; Théodore, lieutenant, et Abraham, exempt des gardes du corps (De Schickler, Egl. du Refuge, II, 3i2). Théodore, sa

• Parmi les personnes notées par la Rouget, maître maçon, Roger, la veuve

police comme faisant leurs préparatifs de Thibaut, les époux Dupont, fruitiers; le

fuite, il faut citer la sage-femme Gerlain, 12 septembre, La Roque, marchand de

sans date; au mois d'octobre i683, la Nantes, avec sa femme et quatre enfants;

veuve Fouquet, l'orfèvre l.e Lorrain, Le le i3 décembre 1087, la nommée Galet et

Borelle, Taret, Tissier, brodeur; le 18 sa fille, qu'elle avait «tirée par violence»

août i686, l'horloger La Varenne, le mar- des N""°-Catholiques de Blois; en janvier

chand de dentelles Pariset, et son beau- iOy3, Dupin, maître de français; en 1699,

frère Louis Porcher qui n'avait pas abjuré, la nommée Dolus.

Parisiens émigrés. 3o9

femme Marie Baudier, catholique, furent déiinitivement naturalisés le 21 janvier i685, et leur fille Marie, le 9 septembre 1698. Agnew mentionne encore Henri d'Agar, naturalisé à Londres le 9 septembre 1698 (B. Fr. pr.)

Agasse (Etienne), orfèvre de Paris, reçu habitant de Genève le 14 mars 1682 (B. Fr. pr.).

Agoureau (Marie d'), de Paris, prosélyte âgée de vingt ans, reçue membre de l'Église de la Savoye à Londres, le 12 avril i685.

Alexandre. La veuve du joaillier de ce nom habitait Berlin en 1698 (Ms. Dieterici). Elle ne quitta la France qu'après avoir été contrainte d'abjurer, ainsi que l'attestent les extraits des rapports adressés à La Reynie par le commissaire Hémon:

14 janvier 1686. Alexandre erre par la ville, ne revient pas coucher; très difficile à rencontrer. La veuve Alexandre a signé chez le procureur du roi il y a dix jours; mais je n'ai pu lui faire faire de profession de foi. Elle ne veut rien faire et remet à quinze jours; elle a même dit à quelques personnes qu'elle ne pouvait se convertir dans le cœur.

18 janvier 1686. Après que j'ai eu beaucoup pressé la veuve Alexandre, de la rue du Mouton, pour sa profession de foi,... elle a enfin fait son abjuration entre les mains de M. le grand pénitencier; elle doit aller demain à l'archevêché pour retirer le certificat imprimé de sa profession de foi qu'elle m'apportera.

Son fils Jean-Louis n'est pas visible et ne veut rien faire du tout (Fr. 7o5i f"' ii3 et io3).

Nous ignorons si André et Salomon Alexandre, naturalisés anglais le 11 mars 1700, appartenaient à la même famille. — Pierre Alexandre, de Paris, sieur de Ramboulet, jeune homme, réfugié à Francfort-sur-le-Mein, 1687 (Ms. de la biblioth. du prot.).

Allaire (La veuve), qui avait promis de signer, écrivait le commissaire Labbé, le i5 janvier 1686, s'en est allée dans son pa3's. Un crocheteur porte ses meubles à l'hôtel de Schomberg (Fr. joSi f" 66). — 11 parait probable qu'elle s'enfuit à l'étranger.

Allard. Outre Jacques, mandé chez Seignelay le 14 décembre i685 comme négociant de première catégorie, nous trouvons plusieurs autres personnages de ce nom dans les extraits des registres de Charenton, notamment Anne, femme de Guillaume Mariette. Toutefois nous ne saurions affirmer positivement que Ursin et François, naturalisés anglais, le premier en 1687, le second en 1701, et Isaac assisté en Angleterre en 1708, fussent de la même famille.

3io Révocation de VÉdit de Nantes à Paris.

Allix (Pierre), pasteur de Charenton, réfugié en Angleterre, y fut naturalisé le 5 janvier 1688 avec sa femme, Marguerite Roger, et ses trois fils Jean, Pierre et Jacques.

Il y avait à Paris une famille de teinturiers du même nom, qui fournit aussi son contingent à l'émigration. Née en i63i et filleule d'Etienne Gobelin et de M""' Henri Gobelin, Susanne Allix de La Rairie, dont le mari (nom inconnu) était aux galères pour la R. depuis 1686 ou 1687, recevait, en 1706, avec sa fille Anne, l'assistance publique en Angleterre. — La veuve de Jean Allix, âgée de soixante-douze ans, était également assistée à Londres en 1702.

. Amel (Antoine du), tailleur, de Paris, réfugié à Francfort-surle-Mein, 1687 (Ms. de la biblioth. du pr.).

Amian, voir Emprisonnés.

Amonnet, voir Anciens.

Amyot, voir Emprisonnés.

Amyrault (Moïse), sieur de Champrobin, avocat^ demeurant rue Pavée, dans le quartier de la Harpe, était fils du célèbre professeur de Saumur. Il passa en Hollande à la Révocation, tandis que Marie Théard, sa femme, abjurait avec les deux enfants qui lui restaient, Elisabeth et Moïse, âgé de trois ans. C'est sans doute ce dernier qui fut naturalisé anglais en 1700 avec Jacques Formont, Marie Amyrault et ses enfants Henri et Marie-Anne; et c'est très probablement Marie Amyrault, qui, devenue veuve, fut assistée à Londres avec sa fille de 1702 à 1705. D'après les papiers de La Reynie, elle offrit au guide Félix en 1686 mille livres pour la passer avec ses quatre enfants; Félix refusa, étant occupé ailleurs (Fr. 7060 f" 242).

Anard (Jacques), sieur de La Badouaire, fugitif, possédait une rente de 59 livres qui fut confisquée (TT 489).

Andrieu (La veuve Jacob), fugitive, possédait avec les héritiers de Jacques Devaux, aussi fugitifs, 178 livres de rente sur l'Hôtel-de-Ville, qui furent confisquées (TT 118, i56 et 428).

Androuet du Cerceau (Paul), horloger, demeurant avec le sieur Clément, son beau-frère, dans la cour du Palais, abjura le 21 décembre i685, après avoir été instruit par le sieur Du Hamel (Fr. 7o52 f" 804). Ayant persévéré dans la religion protestante, sa femme fut enfermée, en 1686, dans un couvent où on la détenait

' Parisiens émigrés. 3ii

encore l'année suivante, bien qu'elle fît valoir son origine hollandaise pour réclamer la liberté. Une demoiselle Androuet du Cerceau passa dans les pays étrangers en 1686; la même année, son parent Jacques fut admis à la sainte cène à La Haye, après avoir fait reconnaissance publique de la faute qu'il avait commise en abjurant.

Angennes (D'), voir Emprisonnés.

Arbauld (Susanne), voir Emprisonnés.

Arbunot (Jacques), naturalisé anglais en 1697, appartenait certainement à la famille parisienne de ce nom, alliée aux Bauche, aux Des Essarts, et qui eut pour principal représentant le peintre et sculpteur Jacob Arbunot, marié à Charenton vers 1675, et auquel sa femme donna au moins trois enfants: Daniel, Philippe et Anne.

Armand (Joseph), de Saint-Denis, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 9 livres pour rentrer en France (Aff. étr.-Holl.,

Arthuys (D'), voir Emprisonnés.

Arzeliers (Gaspard Perrinet, marquis d'), capitaine au régiment de Sault, commissaire de l'Édit en i685 dans le Dauphiné, abjura lors de la Révocation, ainsi que sa femme, Marie Hardy, fille de Thomas, sieur de Vicques, et de Marie de Massanes, qu'il avait épousée à Charenton en 1672. En qualité de nouveau converti, il reçut le 18 mars 1686 une pension de 2000 livres, qui ne l'empêcha point de se retirer à La Haye, l'année suivante avec sa femme (Fr. pr.).

Asselin (M"^ Jeanne), de Paris, âgée de vingt six ans, s'enfuit après avoir donné sa signature, et fit acte public de repentance à Londres le 17 novembre 1687 (Ms. de l'Eglise de la Savoye).

AuBÉ (La veuve), pauvre femme de la rue Saint-Nicolas, fugitive à la fin de 1686 (Fr. 7o5i P 2i5). D'après le carton TT i58 des Archives, elle aurait laissé en France quelque bien.

Aubertin (Marie), fille du pasteur de Charenton et veuve de Nicolas Houssemaine, bailli de Villebon, était âgée de 60 ans lorsqu'elle quitta la France, avec sa nièce Anne-Aimée, âgée de 16 ans et fille du banquier Edme Aubertin. Ayant abjuré avant de passer à l'étranger, elles firent acte de repentance à Londres, dans l'église de la Savoye le 29 août 1686, et furent naturalisées le

3i2 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

5 janvier 1688. On les trouve au nombre des assistés de 1708 à 1705 (Ms. de la Savoye et Agnew).

AuBRY (Jacques"), naturalisé anglais en 1697. C'est lui sans doute, ou son père, qui était laboureur à Nanteuil-les-Meaux et assistait comme témoin, en 1672, au mariage d'Antoine Du Houx, sieur des Epinolles. En 1698, Antoine Aubry et Madelaine, sa femme, étaient aussi naturalisés en Angleterre. Antoine est-il le même personnage qui signait, sans prénom, le 14 décembre i685 chez Seignelay? C'est ce que nous ne sommes pas en mesure de décider. Dans tous les cas, le signataire devait être parent des Aubry de Nanteuil et de Meaux, dont la famille subsiste encore.

AuDOUviLLE (Antoine), d'Antony près Paris, âgé de soixantedix-sept ans, et sa femme, assistés en Angleterre, 1705 (Ms. B. du pr.). Jeanne, veuve d'Antoine, 79 ans, de Paris, assistée à Londres, 1708 {Fr. pr., 2" édit., V, 419).

AuFRÈRE, voir Anciens.

AussY (M""^ d'), veuve en 1672, puis remariée au baron de Neuville et retirée avec ses deux filles en Hollande, y fut bientôt surnommée la Sapho d'Amsterdam (B., Fr. pr., V, 277). Elle appartenait évidemment à la famille parisienne des d'Aussy, alliée aux Vivans et aux Guéribalde.

Bachelet (Jean), marchand banquier rue Saint-Denis, passé en Hollande à la fin de 1686. On mit le scellé dans sa maison (Fr. 7o5i f°= 7 et 827).

Bachelier, ouvrier en dentelles du quartier Saint-Denis, passé en Hollande, à la fin de 1686, avec sa femme et quatre enfants, laissa un héritage à Villiers-le-Bel (Fr. 7o5i f" 827). Anne, veuve d'un marchand de Paris, assistée à Londres en 1708. Les ms. Dieterici mentionnent à la date de 1698 : Jean, maître pelletier de Paris, et sa femme, réfugiés à Berlin; Nicolas aussi maître pelletier de Paris, et sa femme, réfugiés à Bernau ; Paul, ouvrier en soie de Paris, réfugié à Berlin.

BARBot (Jacques), rochelais, banquier à Paris, marié en 1682 à Constance-Emilie Beck, fille du résident de Brandebourg, dont il eut deux filles en France : Constance-Emilie (1688) et Anne-Elisabeth (1684), fut mandé chez Seignelay le 14 décembre i685, comme

Parisiens émigrés. 3i3

négociant de la troisième catégorie; mais il n'j'alla point et s'enfuit. II fut naturalisé anglais le 5 janvier 1688. — Jean Barbot, sieur de Jarre, demeurant rue du Sépulcre au faubourg Saint-Germain, et secrétaire du président de La Barroire, n'abjura que contraint le 17 novembre i685 (Fr. 7o55 f'^' 282 et 289). Le 20 mars 1686, il fut naturalisé en Angleterre, où il épousa, deux ans plus tard^ Char- Jotte-Susanne Drelincourt (voir Beck\

Barbut (Marthe), femme d'Armand Gast, étant passée à l'étranger, son frère, Pierre Barbut, bourgeois de Paris, nouveau converti, sollicita le don des biens de la fugitive (TT 25i).

Barickhausen (Barckhausen? Henri-Jacques de), de Paris, reçu à la paix de l'Eglise à Londres le 14 juillet 1700 (Pn9crf(y///^5, juillet 1890).

Baril (Josué), fils de l'apothicaire du roi, et sa sœur Elisabeth, passèrent en Angleterre lors de la Révocation, voir II, 578.

Barnier (Esther), veuve d'un horloger de Paris, âgée de quatre-vingt-deux ans, assistée à Londres en 1705 et 1706 (B. Fr.pr.).

Baron, sieur du Pont (M'"^), voir I, 464.

Barré (La veuve) de la rue des Francs-Bourgeois, passée à l'étranger à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f° 323).

Basange, joaillier de Paris, sorti de France avant la Révocation, habitait depuis neuf ans Manheim, lorsqu'il fut arrêté en i685 par ordre de l'Electeur, comme complice des prétendues intentions criminelles de Cardel, sur la dénonciation calomnieuse de Desvallons. Ce fut un de ses parents restés à Paris qui joua un rôle dans le fameux procès du collier (Ravaisson, IX, 279). La famille qui subsiste encore en Allemagne, n'avait point conservé le souvenir de l'injuste arrestation de l'un de ses membres.

Basile, banquier de la rue Saint- Denis, chez lequel le scellé fut apposé en son absence, le 8 février 1687.

Bauche (Barthélémy), de Paris, âgé de quatorze ans, fait acte public de repentance à Londres dans l'Église de la Savoye (Ms. de la Savo3'e). Marianne, brodeuse de Paris, âgée de quarante ans, assitée à Londres de 1708 à 1705.

Baudoin (Claude Richard, veuve de Jean-Baptiste), de Paris, et sa fille Marguerite, âgée d'environ dix-huit ans, réfugiées à Zurich

3i4 Révocation de l'Êdit de Nantes a Paris.

en 1694. Marguerite épousa Jean Formont. Toutes deux furent inhumées près de lui dans le temple français de Bâle: la première, âgée de 82 ans, le 5 juin 1719; la seconde, le 22 juillet 1729 {Bullet., 3° sér., IX, 610). David Beaudouin, l'un des commissaires distributeurs de «la royale bonté» en Angleterre (1708-1706), appartenait sans doute aussi à la famille parisienne dont l'un des principaux membres avait été menuisier du roi sous Louis XIII.

Baudry (Paul), fugitif, possédait une rente sur l'Hôtel-de- Ville, qui fut confisquée après son départ (TT 429).

Bauffre (Elisabeth-Anne), de Paris, fait acte de repentance à Londres, dans l'église de la Savoye, le 21 octobre 1688, non pour avoir abjuré, mais pour être simplement entrée dans une église catholique afin de faciliter sa fuite.

Pierre de Bauffre, aussi de Paris, qui a signé sans abjurer, fait acte de repentance dans la même église, le 28 août 1688 (Ms. de la Savoye).

Bauman (Daniel), allemand, tailleur de la rue de Seine, sa femme et sa fille, luthériens, passés en Allemagne à la fin de 1686 (Fr. 7o5i {° 8).

Baume, famille d'artistes parisiens au XVIP siècle. Pierre, orfèvre, marié en 1666 à Marie-Madelaine de Lafonds, établi à Amsterdam en 1670. Marguerite, assistée à Londres en 1710; Marie-Madelaine, en 1721 (B. Fr. pr.).

Bazanier (Anne), sœur de Madame Samuel Lardeau (voir Anciens), fugitive à la fin de 1686, épouse à Londres en 1692 Antoine de Martin de La Bastide (Agnew, in-f", II, ici).

Bazin (Madelaine), veuve de Buisson de Barré, de la rue des Francs-Bourgeois, fugitive après février 1687 (Fr. 7o5i f" i25). — Jean Bazin de Limeville, réfugié en Hollande, où il épousa en 1698 Marie Petitot, fille du peintre. Il mourut à La Haye en 1708. Madelaine Bazin, sa sœur, passée en Hollande avec son mari Jean Remy de Montigny, et leurs douze enfants {Fr. pr., VI, 488 b).

Beauchamp (Samuel), voir Anciens.

Beaumont (Esther), de Paris, veuve d'un tailleur et âgée de soixante-cinq ans, assistée en Angleterre en 1705.

Beck, voir II, 448,

Parisiens émigrés. 3i5

Bédé, sieur de Longcourt (Benjamin), avocat au Parlement de Paris, passé en Angleterre avant la Révocation; il était à Londres dès 1679, ainsi que son frère Samuel, sieur de Loisillière, et leur sœur Olympe, veuve d'Auguste. Hardy, sieur de La Fosse (B. Fr. pr.).

Béhours (M"'' Jeanne), de Paris, âgée de trente-cinq ans, assistée à Londres en lyoS.

Belhomme. Bien qu'il y eut des protestants de ce nom à Paris (voir III, 17), nous ne pouvons affirmer que celui qui s'établit à Berlin en 1672 et devint membre du consistoire, appartînt au troupeau de Charenton. Voir B. Fr.pr., II, 216.

Beliard, famille d'orfèvres parisiens, dont plusieurs membres quittèrent la France à la Révocation. David et sa femme possédaient une rente qui fut confisquée après leur départ (TT i56 et 433). Jeanne, infirme, et Louise sa sœur, figurent sur les listes de l'assistance publique à Londres de 1703 à 1708. La plus jeune mourut en 1708, âgée de soixante-dix ans, fit acte de repentance en détestant son abjuration, dans l'église delaSavoye, le i'^'' mars 1701.

Bellot (Claude), de Paris, assisté à Genève en i685 (B. Fr.pr.).

Beloir (Melchior), de Paris, maître de langues, assisté à Londres, avec sa femme et un enfant, en 1703. Susanne, veuve d'un médecin de Paris, âgée de soixante-quinze ans, aussi assistée à Londres en 1703; elle est encore sur la liste de 1710 (B. Fr.pr.).

Bennes (Paul de) et Anne Babaut, sa femme, passés à l'étranger. Leurs biens confisqués sont donnés à leur fille Susanne, nouvelle catholique, en 1687. On trouve des familles de ce nom dans les extraits des registres de Charenton : Jeanne de Bennes épousait en 1676 Nicolas de Louvigny. Jeanne Babaut, fille d'Isaac, ministre à Gien, épousait à Charenton en 1647 Daniel de Chalandos, sieur des Fontaines. Cependant Bordier affirme {Fr. pr., I, 633) que Paul et sa femme, ainsi que Susanne, étaient tous trois de Gien, ce qui ne prouve pas qu'ils n'ont point habité Paris.

Benoit (Élie), ministre et historien de l'Édit de Nantes, réfugié à Delft, était parisien de naissance. Les rentes appartenant à un autre fugitif du même nom et du même prénom, et à sa femme René Quillet, furent confisquées (TT i56). Françoise Benoit, de Paris, âgée de dix-sept ans, et nouvelle catholique, faisait acte de

3i6 Révocation de UEdit de Nantes à Paris.

repentance à Londres dans l'église de la Savoye le 17 août 1684, et Etienne Benoit, aussi de Paris, était admis à la cène à La Haye, après .avoir déclaré publiquement qu'il détestait son abjuration (Ms. de la biblioth. du prot).

Berchère (Louis), de Paris, fils de Claude, et de Madelaine Loyseau, fut naturalisé anglais en i685 avec ses fils Jacques-Louis et Jean. Susanne, fille de Louis et de Susanne de Louvain, qui épousa Baril à Londres, était probablement sa fille (Agnew, in-f°, II, 54, 77 et 100).

Berger (Françoise), de Paris, âgée de cinquante-neuf ans, assistée en Angleterre en 1705, ainsi que Pierre, âgé de cinquante ans, infirme, ayant avec lui deux enfants (Ms. de la B. du pr.).

Béringhen, voir II, 84 et 879.

Bernard (Gabriel), fils du peintre et frère du célèbre financier parisien Samuel, était banquier lui-même et avait épousé en 1682 Anne-Hélène Clergeau, avec laquelle il quitta la France à la Révocation. Ils habitaient Halle en 1698 et avaient huit enfants, deux servantes et une nourrice, également réfugiées (Ms. Dieterici). D'après La France protestante (2^ édit., II, 866), plusieurs neveux de Gabriel cherchèrent un refuge en Brandebourg; l'un d'eux fut pasteur de l'église de Werder à Berlin, où sa sœur épousa un Maillette (lisez : Maillet ?) de Buy. Quelques-uns devinrent officiers dans l'armée prussienne. Mentionnons encore Jeanne Bernard, confesseuse, expulsée de France en 1691 ; Susanne, veuve Bernard, âgée de cinquante-sept ans et infirme, assistée à Londres en 1705, en même temps qu'Etienne Bernard, de Paris, tailleur, âgé de soixante-dix ans; Marie Bernard, de Paris, âgée de cinquante-trois ans, qui fit acte de repentance à Londres le 26 octobre 1686, et Marie-Madelaine Bernard, aussi de Paris, fille d'un tailleur, qui fit également acte de repentance à Londres avec sa sœur Susanne, âgée de douze ans, le 25 juillet de la même année, bien qu'elles n'eussent point abjuré formellement (Ms. de l'Église de la Savoie).

Benot (Nicolas), de Paris, prosélyte, reçoit à Genève en 1706, un viatique pour aller en Allemagne (Ms. B. du prot.).

Berthe, fugitif, avait abandonné sur le quai Pelletier, une maison qui fut confisquée en 1688 (TT 14).

Bertheau (Charles), ministre de Charenton, épousait à Londres, en T787, dans l'église de Threadnecdlc-.Street, dont il était pasteur.

Parisiens émigrés. 817

Susanne Amonnet. Sa sœur, Marthe Bertheau, y épousait aussi, en 1691, Claude Mercier, lieutenant de cavalerie, qui appartenait peutêtre à la famille parisienne de ce nom. Dorothée Bertheau, fille de Matthieu, chapelier à Amsterdam, rejoignit son père. Enfin, Marthe, veuve d'un tanneur de Paris et âgée de cinquante-six ans, était assistée à Londres en lyoS.

Bertin (Jacob), de Paris, reçoit à Genève, en 1690, une livre sur la collecte de Hombourg (Ms. Court). Jacques, aussi de Paris, venant de Brandebourg, assisté à Lausanne en 1698, à Genève en i6o3 (B., Fr. pr).

Bertrand, voir III, 23.

Beuvry (Simon), cordonnier de la Grande rue du faubourg Saint-Antoine, et sa femme Charlotte Legrand, passés à l'étranger après le mois de février 1687 (Fr. yoSi f° 2i5).

Bezard, voir Anciens.

BiBAUD, ci-devant intéressé dans l'une des cinq grosses fermes de France, passa d'abord en Hollande, où il dirigea l'œuvre du rachat de «nos pauvres frères captifs à Alger» (synode de La Haye, septembre 1688), puis en Suisse, où il faisait une aumône de dix livres par semaine aux pauvres honteux^ réfugiés comme lui (Combe, Les Réfugiés, p. 120). Il était beau-frère de Pelissari, trésorier-général de la marine.

BiET, voir III, 26.

Bigot de la Honville (Isaac), réfugié en Hollande, ainsi que Pierre Bigot de la Rainville, sieur de Morogues (B. Fr. pr.). Tous deux appartenaient à l'une des familles de robe les plus considérables de Paris.

BiLLAUD (David) et sa femme, fugitifs, dont les rentes furent confisquées (TT 429).

BiVELAT (Marie), âgée de quarante-quatre ans, fille d'un ébéniste parisien, assistée en Angleterre en 1705 et 1710 (Ms. de la Biblioth. du prot.)

Blanchard, deux frères fugitifs dont les biens furent confisqués (TT i58).

Blondeau (La femme de F.), de Cormeil, près Paris et un enfant, assistés à Genève en 1706 reçoivent un viatique l'année suivante (Ms. B. du prot.).

3i8 Révocation de l'Edit de Nantes a Paris.

Blondel (Jacques), de Paris, fait réparation publique de son abjuration, à Lausanne le 8 février 1698 (B. Ms. Vaud). Jacques Auguste, fils d'un avocat au Parlement de Paris, étudiant à Leide en 1691, passa ensuite en Angleterre où il devint un médecin célèbre (B., Fr. pr.).

Blot (Pierre), de Paris, serrurier, âgé de cinquante-cinq ans, assisté en Angleterre en i7o5, avec sa femme et deux enfants (B, Fr. pr.).

Boncourt (Paul Didier, sieur de), réfugié en Hollande avec sa femme Marthe Du Cormier et deux de leurs fils, reçut de Guillaume d'Orange un régiment de cavalerie (B., Fr. pr.). Son nom ne figure pas dans les extraits des registres de Charenton, mais bien celui de son beau-père Esaïe du Cormier, et de deux de ses beauxfrères, Daniel et Esaïe du Cormier. Marthe était assurément parisienne. La veuve Boncourt était assistée à Londres en lyoS.

« Bonhomme, riche fabricant de toiles de Paris, l'un des plus habiles de sa profession et qui possédait des secrets particuliers pour la teinture, transporta son industrie en Angleterre plusieurs années avant la Révocation de l'édit de Nantes. Le ministre anglais George Savile s'en félicite dans sa correspondance avec le résident britannique à Paris, octobre 1681 (Agnew, II, i36). Jusqu'à la Révocation, les Anglais tiraient de France pour des sommes considérables de toile à voile. En 1669 ils en avaient importé pour 462,000 livres sterling, soit près de 12 millions» {Fr. pr.). La fille de Bonhomme l'accompagna en Angleterre.

Marthe Bonhomme, veuve âgée de soixante-dix ans, assistée en Angleterre, lyoS.

BoNNEAU (Abraham), marchand, fils du banquier parisien Honoré Bonneau et d'Anne Le Mercier, quitta la France pour la religion et s'établit à Stockholm, où il mourut en 1687. Son fils y devint secrétaire d'État (B., Fr. pr., IV, 1801). Marguerite, sœur d'Abraham, avait épousé en 1668 Du Vidal, pasteur de Tours. (Reg. de Char.). Henri, âgé de soixante-treize ans, et sa fille, assistés en Angleterre en 1708 (Ms. Bibl. du prot.).

BoNNEL, voir III, 59.

Bonnet (Jean), de Charenton, fait acte de repentance à La Haye en 1687. Susanne Le Maire, femme de Nicolas Bonnet,

Parisiens émigrés. Sig

menuisier de la Grande rue Saint-Antoine, fugitive avec deux enfants après février 1687. Pierre Daniel, compagnon tailleur, à Berlin en 1700 (Fr. 7o5i f° 2i5 et Ms. Dieterici).

BoNviLLETTE (La demoisellc), fugitive, dont on saisit une rente

BoRDiER, voir III, 32.

BoRDiGNY (Pierre de), parisien, étudiant à Leide en 1686.

Bot (Jean), envoyé en Hollande, au commencement de 1686 par sa tante Marie Gion, nouvelle catholique, qui parlait publiquement contre la messe et méditait sa fuite (Fr. 7052 f° 128).

BoTHEREAU DE LoRMOis (Théodore), parisien fugitif en 1687, ainsi que sa tante Madelaine Bazin, veuve de Buisson de Barré (B., Fr. pr.).

BoTT (Jean de), ingénieur militaire, né à Paris en 1670, passa en Hollande à la Révocation (B., Fr. pr.).

BouAY, voir III, 33.

Bouché (Jacques), de Paris, âgé de vingt-cinq ans, et son frère Nicolas, âgé de dix-neuf ans, firent acte de repentance à Londres le 3o juillet 1699 (Ms. de l'égl. de la Savoye).

BouDAN (Jacques), maître de langues de la rue de Seine, Judith de Lestre, sa femme, et leur petite fille, fugitifs au mois de février 1687 (Fr. 7o5i f° 3).

Bouillon (Marguerite Favry, dame), fugitive dont les rentes furent confisquées (TT 429, 433).

BouiLLY DE Beauregard (Jean-Pierre), parisien naturalisé anglais en 1698; sa mère Marie-Anne Thomasset, avait été l'objet de la même mesure en 1697. Dorothée Froment, veuve de l'ancien de Charenton, Philippe Bernard, sieur de Bouilly, fugitive en 1699 (O» 43).

B0ULEMONT (Catherine de), de Paris, prosélyte âgée de trente ns, reçue membre de l'Eglise de la Savoye à Londres, en i685.

BouLLAY (Abraham, Susanne et Jean), fugitifs dont les rentes furent saisies.

Boulogne (Marie), de Paris, reçut de Bonrepos à La Haye en 1698, 5 livres pour revenir en France (Aff. étr. Holl. 177).

320 Révocation de l'Édit do Nantes à Paris.

BouRCARD (Jean-Jacques), de Paris, réfugié à Bàle sans avoir abjuré, ancien de l'Eglise française de cette ville, ainsi que son ami Trouillon, dont il écrivit le testament en 1710 (Combe, Les réfugiés, p. 97).

Bourgeois, voir III, 37.

Bourguignon (Pierre), de Paris, ouvrier en soie, sa femme et trois enfants, fugitifs, habitaient Berlin en 1700 (Ms. Dieterici).

Bournet (La dame), à laquelle un de ses parents avait fait une rente de 3oo à 400 livres, absente au mois de février 1687. La vente de ses meubles produisit, défalcation faite de tous frais, la somme de 3oo livres (Fr. 7o5i f" 32i).

BouRSiN (Edme), orfèvre de Paris, et Madeleine Boursin, sa femme, assistés à Londres en 1703-1706; Aimé et sa femme, idem en i7o3; Madelaine (peut-être la femme de Vaillant), idem en 17 10. Jean Boursin, bourgeois de Paris, obtint, le i5 janvier 1689, le don des biens qu'il avait donnés en mariage à sa fîlle Marguerite, sortie du royaume (O ' 33 et Bidlct., 3'= sér., IV, 450).

BouTHiLLiER (Philippe), parisien, étudiant à Leide en 1692 (B.,

Fr.pr.).

BouxiN, voir III, 38.

BozoN (Nicolas), de Paris, âgé de quarante-six ans, reçu à la repentance à Londres le 8 mai 1698, dans l'église de la Savoye.

Braconnier, charcutier de Paris, réfugié à Berlin où il porta son savoir-faire et ses produits encore estimés aujourd'hui sous le nom de boudins français (B., Fr.pr.).

Brandin (La veuve de Jean), fugitive. Sa maison de la rue Geoffroy-l' Angevin, estimée environ 5ooo livres, fut confisquée et louée 33o livres (TT i56 et Fr. 7o5i f» 307). Susanne Brandin, veuve de Tobie Bonhomme, signa l'acte d'abjuration le 9 janvier 1686 (Fr. 7o5i f° 63).

Brebès (J.-B.), de Paris, réfugié à Berlin avec sa femme et un enfant; ingénieur de S. S. E. en 1698 (Ms. Dieterici).

Brest (Elisabeth), de Paris, âgée de trente-huit ans, assistée en Angleterre en 1705 (Ms. de la B. du pr.).

Breton, voir III, 41.

Parisiens émigrés. 32 1

Briant (François), de Paris, professeur à Kœnigsberg en 1698 (Ms. Dieterici).

Bridou (Jean), passementier de Paris, réfugié à Berlin avec sa femme et un enfant, 1700. Guillaume, perruquier de l'Électeur de Brandebourg; Marie, sa veuve et leur fille étaient encore à Berlin en 1698 (B., Fr.pr.]. Le comte de Schwerin, ambassadeur de l'Électeur en France, avait envoyé à ses frais sept ou huit familles, Belhomme, Fournol, Bridou^ de passementiers et cordonniers, dans la terre de Landsberg; mais les habitants du lieu refusèrent de leur fournir des aliments pour de l'argent. Ils furent obligés de s'établir à Berlin, 1670. Ce fut le résultat de l'intolérance luthérienne (Erman et Reclam, I, 35o).

Brion (Claude), de Paris), malade, assisté à Genève en i685 (Ms. B. du prot.).

Brion (Philippe), de Paris, reçut à La Haye, en 1698, 6 livres de Bonrepos pour rentrer en France (Aff. étr. Hoil, 177).

Briquemault, voir III, 41.

Brissac (Marie, Anne et Madelaine de), filles de défunt Etienne de Brissac et de Sara Braconnier, retirées en Angleterre au commencement de 1687, avec Guillaume Reten, écossais, maître tailleur à Paris, époux de Marie. Elles possédaient dans la rue du Colombier la moitié de l'hôtel de Brissac, valant plus de 40,000 livres; l'autre moitié appartenait à leur mère (Fr. 7o5i f°= 4 et 3i5).

Pour Brissac, sieur du Vigneau, voir II, 3o8.

Brisson (François), de Paris, sa femme et sa belle-mère, réfugiés à Wesel, 1700 (Ms. Dieterici). Jacques, naturalisé anglais en 1697; Pierre et sa femme Catherine, naturalisés anglais en 1684 (Agnew, in-f, II, 52).

Broschot (M"^), réfugiée en Hollande après la Révocation. Le roi donnait à sa fille, nouvelle catholique, 400 livres de pension pour subsister, parce que la mère avait emporté tous leurs biens {Corrcsp. adm., IV, 514).

Brotier, gentilhomme poitevin, domicilié rue de Seine, fugitif à la fin de 1686 (Fr. 7052 f° 240).

Buisson (Susanne), de Paris, assistée à Londres en i7o5 (Ms. B. du pr.).

322 Révocation de t Edit de Nantes à Paris.

Buiz (Jean), de la rue de Seine, près la barrière des Entrées, propriétaire de la moitié d'une maison estimée 3ooo livres, fugitif au commencement de 1687.

BussiÈRE ou BuissiÈRE (Pierre et Paul), frères ', natifs de Courthezon dans la principauté d'Orange. Paul vint s'établir à Paris et entra au service du prince de Condé comme apothicaire; il épousa en 1680 Catherine-Susanne, fille de Bernardin Martin, dont il eut un fils nommé Jean, et une fille. En 1707, Paul, chirurgien distingué à Copenhague, se voyant avancé en âge, sans enfants et possesseur d'un bien assez considérable, appela près de lui son neveu Jean, auquel il laissa sa fortune (TT 25o).

Cagny, voir Monginot, III, 226.

Gaillard (Anne), de la rue des Deux- Portes, fugitive en 1687, n'ayant laissé aucun bien (Fr. 7o5i f° 826). Elle était fille de Jacques, avocat au Parlement de Paris, et de Marie Grostète. Trois de ses frères, Pierre, Jean et Louis, passèrent aussi à l'étranger; mais Jean, sieur de La Monnerie revint d'Allemagne en France (1698) et reçut une pension de 1000 livres en 1700. Les biens des fugitifs furent partagés entre leur sœur Marie, femme de l'avocat Ghardon, et leurs frères Jacques, avocat, et Abraham, prêtre (O* 82). Jean obtint, le 3i mai 1699, la permission de vendre une maison sise à Paris, qu'il possédait en commun avec M™* Ghardon (O ' 48).

Gaillin (Paul), garçon de boutique de François Huglas, fugitif à la fin de i685 (Fr. 7o5i f° 97).

Gaillot (Pierre), de Paris, armurier, prosélyte âgé de vingtsix ans, et sa femme assistés en Angleterre en 1705 (Ms. B. du pr.).

Callart (David), maître d'école à Paris, et Susanne Aufeau, de Paris, publication de bans à Londres le 11 janvier 1702 {Proceedings, juillet 1890).

Gambre (Jacques), garçon de boutique d'Élie Pain, marchand de la rue des Bourdonnais, fugitif à la fin de i685 (Fr. 7o5i f° 97).

Gampot (Laurent), tapissier de la Grande-rue du faubourg Saint-Antoine, fugitif au commencement de 1687, ainsi que sa femme Marie-Madelaine Hanoteau et deux jeunes enfants (Fr. 7061 f° 2i5).

' Bordier ne nienlionne pas cette parente dans la Fr. pr.

Parisiens émigrés. 323

Carel (Anne Le Coq, femme de), fugitive dont les rentes furent confisquées (TT i56).

Caret (Jean), de Paris, célibataire et marchand, réfugié à Kônigsberg, 1700 (Ms. Dieterici).

Carita, voir Breton, III, 41.

Carlat (Esther), de Paris, âgée de soixante-douze ans et veuve d'un tailleur, assistée en Angleterre en 1705 (Ms. B. du pr.).

Caron, voir II, 297.

Carpentier (La femme de Bernard), de Paris, assistée à Genève en 1702 et 1703 (Ms. B. du prot).

Carré, voir III, 48.

Cary (Jacques), de Paris, âgée de quarante ans, assisté à Londres en 1705 avec sa femme et trois enfants (Ms. B. du pr.).

Carz (La veuve de), protestante mal convertie, âgée de soixante ans, qui tenait chambre garnie dans la rue Quincampoix, à l'enseigne du Fort de Meulan, est partie précipitamment après avoir vendu ses meubles en gros, et a dit à ses voisins qu'elle allait àGien pour y marier une de ses nièces. On soupçonne avec quelque raison qu'elle a pris la route de Flandre pour sortir du royaume (O' 42). Cette dépêche du 9 juin 1698, adressée à M. de Bouville, est accompagnée, dans le registre, de l'ordre, envoyé à Magalotti, d'arrêter la fugitive, si elle passait à Valenciennes.

Catillon, voir II, 3o8.

Cauche. Pontchartrain écrivait à D'Argenson, le 26 novembre 1704: «Vous pouvez faire mander au nommé Cauche, horloger, qui est en Hollande, qu'il peut revenir pourvu qu'il se fasse catholique, qu'il sera aidé et protégé autant qu'il se pourra » (O 25i).

Caux (Pierre de), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT i56, 433).

Cavalier, nom d'une famille de Sauve (Gard), dont un membre fut directeur de la Compagnie des Indes, fait inconnu à La France protestante et qui explique pourquoi nous dépassons ici la date de 1700. Ce Cavalier, dont nous ignorons le prénom, ayant laissé une fortune de plus d'un million, sa veuve la partagea avec les frères

324 Révocation de l Edit de Nantes a Paris.

du défunt, Jean et Simon, comme lui établis à Paris. Jean était négociant, et Simon habitait à l'angle de la rue Montmartre et de la rue Saint- Pierre (auj. Paul Leiong). Jean mourut à son tour, âgé de soixante-treize ans, le 21 juin 1749, à Genève, chez la demoiselle Elisabeth Cavalier. Par son testament, rédigé l'année précédente et déposé chez le notaire Prévost de la rue Saint-Denis, il avait institué Simon son légataire universel. Les Johannot, neveux et héritiers de sa défunte femme, prétendirent que l'émigration de Jean, passé en Suisse pour cause de religion, entachait de nullité ce testament, et pour empêcher Simon de s'évader avec l'héritage, consistant tout entier en valeurs de portefeuille, ils demandèrent que le scellé fût mis dans son appartement. Simon, au contraire, appuyé par la Compagnie des Indes^ soutint que Jean n'était pas un réfugié, qu'il était mort accidentellement à Genève en se rendant aux eaux d'Aix, où son médecin l'avait envoyé. Malgré l'attestation donnée par celui-ci, nous inclinons fortement à penser que Jean Cavalier avait bien réellement quitté la France afin de pouvoir mourir tranquille dans la profession de son culte (TT 386).

Caze (César), sieur du Vernay, né en 1641, avait épousé au temple de Charenton, 4 avril 1677, Catherine, fille d'Etienne Monginot, sieur de La Salle^ dont il eut plusieurs enfants. La république de Genève leur octroya la bourgeoisie gratuite (B. Fr. pr.). I

Cellier, nom d'une famille de libraires parisiens, dont plusieurs membres passèrent à l'étranger. On trouve des Cellier réfugiés au Cap de Bonne-Espérance (Weiss, Hist. des réf., II, 449). La femme de Charles Cellier (et non Claude, comme dit La Fr. pr.), était assistée à Londres, avec un enfant en 1702 (Ms. de laB. du prot.). Susanne Celher et sa sœur Marie, de La Rochelle (elle pouvait habiter La Rochelle tout en étant originaire de Paris), firent reconnaissance publique à Londres le i3 mai 1688, se reconnaissant coupables d'abjuration (B., Fr./r.).

Chabot (Jacques), marchand du quai de la Mégisserie, Jacques, son second fils, et ses deux filles, fugitifs au commencement de

1686 (Fr. 7o5i f" 32i).

Chaillou (M"" Catherine), de Paris, âgée de vingt ans, fait acte de rcpentance à Londres dans l'église de la Savoy e, le 21 juillet

1687 (Ms. B. du pr.).

Chalandos, voir II, 446 et 610.

Parisiens émigrés. SaS

Chalant et sa femme, de Paris, fugitifs, dont les biens furent donnés à Piati, capitaine suisse, par arrêt du Conseil du 2 juillet 1691 (Fr. 7045 f" II).

Chalons, voir III, 5o.

Champion (Bonaventure), de Paris, âgé de vingt-trois ans, reçu à la paix de l'Église le 10 décembre 1699 à Londres. Daniel, aussi de Paris, âgé de vingt-deux ans, fît acte de repentance, au même lieu le 4 juillet 1700 (IVIs. B. du pr.).

Chandiou (Daniel), cordonnier de Paris, réfugié à Ysenburg dans la Hesse-Darmstadt.

Chanson (Jeanne), de Paris, âgée de quarante ans, assistée en Angleterre en 1705 (Ms. de la bibl. du prot.)

Charas, voir III, .Sa.

Charbonneau (Jacques), de Juay (Jouy ?) près Paris, reçu à la paix de l'Église à Londres le 26 avril 1696 (Ms. Égl. de la Savoye).

Charderet (Henri) et sa femme Elisabeth Hamal, fugitifs dont les rentes furent saisies (TT i56).

Chardin, voir III, 53.

Chardinal (Jean), brodeur de Paris, et sa femme, réfugiés à Berlin, 1698 (IVIs. Dieterici).

Chardon, voir III, 64.

Chartier (Jean), de Paris, étaminier, réfugié à Berlin avec sa femme et trois enfants (Ms. Dieterici).

Charton (Jacques), de Villiers-le-Bel, retondeur de draps, âgé de trente-six ans, admis à la cène à La Haye en 1694, assisté en Angleterre avec sa femme et un enfant, en 1705 (Ms. B. du pr.)

Chastelain, voir III, 58.

Chatillon (La sœur de), demeurant chez Dutuyau, marchand de bois à la Tournelle, passée à l'étranger à la fin de l'année 1701 avec la passeuse Lesprit (Ravaisson, X, 35o).

Chaussé (Veuve), expulsée, voir III, 67.

Chauvet, voir III, 67.

Chauveu (René), de Paris, reçoit à Genève en 1694 un viatique de 3 écus pour la Holl. (Ms. B. du prot.).

320 Révocation de VÊdit de Nantes à Paris.

Cheminon (M™"=), de Paris, assistée à Genève en 1694 (Ms. B. du prot.).

Cheminon (Laurent), de Paris, assisté à Genève avec deux enfants en 1709 (Ms. B. du prot.).

Chenailles (Claude Vallée, sieur de), fils de Claude et de Madelaine Herwarth, conseiller du roi, épousa au temple de Charenton Marguerite de Monceau en 1682. Beau-frère de Claude Serrière, mari de Susanne de Monceau, il demeurait chez celui-ci (quartier de la Mortellerie), passant une partie de l'année à Paris, et l'autre, à Orléans (Fr. yoSi f° 206). Il s'enfuit à la Révocation avec sa femme. Leurs biens furent confisqués, et le sieur d'Eguilly fut en 1704 débouté de ses prétentions à cet égard (O 25i).

Chenevix, nom d'une famille parisienne (alliée aux Gobelin et aux Monginot), dont quatorze membres passèrent à l'étranger. Jean, retiré en Brandebourg en 1681, avec son fils Etienne-Salomon, fut conseiller de cour à Berlin. Son frère Paul, qui l'avait accompagné, devint général au service de Venise ; il rentra en France en 1698 et obtint la restitution de tous les biens de la famille. Susanne, leur sœur, veuve du colonel Jean Rheinberg de Streiff, mourut à Berlin en 1729, âgée de quatre-vingt-quinze ans. Philippe, leur frère, pasteur à Clermont, puis à Nantes, se retira en Angleterre avec sa femme Anne de Boubers, une fille et un fils nommé Paul. Nous ne pouvons que mentionner les autres: Henri, mort à Berlin en 1715, à l'âge de quatre-vingt-dix ans; le major Chenevix, qui prit part à la bataille de Blenheim (1704); Philippe et Madelaine, naturalisés anglais (1682), ainsi qu'une autre Madelaine (1690) et Jean (1697).

Cheron (Louis), voir III, 68.

CiiESNEAU (François), naturalisé anglais (1682), ainsi que Pierre (1688). Nous n'avons pas la certitude qu'ils fussent parisiens. Toutefois les extraits des registres de Charenton mentionnent en 1614 le baptême de Daniel Chaisneau, fils d'Etienne, fabricant de talons de bois.

Cheusses (Jacques-Henri, sieur de) mariait sa fille Louise à Nicolas de Rambouillet dans le temple de Charenton en 1679. Une partie de cette famille se réfugia en Angleterre (TT 3i6 et Ch. Weiss II, 295, mentionne un officier de ce nom réfugié en Danemark).

Parisiens émigrés. 827

Cheval (La veuve de Jean), de Paris, réfugiée à Berlin, avec ses trois filles et sa sœur, 1700 (Ms. Dieterici).

Chevalier (Jérémie), de Paris, admis à la cène à La Haye en 1689 (Ms. B. du pr.).

Chrestien, voir IIL 69.

Chupin (Paul), enlumineur de la rue de Montreuil, ex-portier du temple de Charenton, fugitif au commencement de 1687, avec sa femme et deux jeunes enfants (Fr. 7o5i f" 2i5). Élisa naturalisée anglaise en 1696.

CiBOT, voir III, 70.

Claude (Les), voir II, 11.

Clément (Paul) et sa femme, de Paris, assistés à Genève en 1699 et 1702 (Ms. B. du prot.).

Cleron (Pierre), soldat invalide, et sa femme, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 3i5).

Closroger, voir III, 71.

CoiGNARD (Elisabeth), fugitive parisienne dont les rentes furent confisquées (TT i56).

Colardeau (Antoine), de Paris, reçu à la paix de l'Église à Londres le 4 décembre 1698 (Proceedings, juillet 1890).

Colignon (Nicolas-Colins), de Paris, reçu à la paix de l'Église à Londres en 1701 {Proceedings, juillet 1890).

Collet, sieur des Communes (Louis et Benjamin), fugitifs dont les rentes furent saisies (TT i56).

CoLLiN (Anne), veuve de Saint-Brice, demeurant avec les sieurs de La Plaine, dans la cour de Maure, et originaire de Chàlons, fugitive à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f'' 3i3).

C0LLINEAU (Jacques), fourbisseur, et sa femme, fugitifs à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f° 822).

CoLPiN, horloger du quartier Saint-Antoine, sa femme et cinq enfants, dont l'aîné n'avait que treize ans, fugitifs à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f" 822).

CosiBiÉ (André), de Paris, menuisier, et sa femme, réfugiés à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

328 Révocation de l'Édtt de Nantes à Paris,

CoMBiER (David), faiseur de bas, réfugié à Magdebourg (Tollin, Geschichte der franz. Col., III, 60).

CoNRART, voir Anciens.

CoNSTANS (Nicolas), de Paris, passementier, réfugié à Berlin avec sa femme et cinq enfants.

Constant (Jérémie), de Paris, passementier, réfugié à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

CoRDiER (Elisabeth), de Paris, tapissière, âgée de soixante-sept ans, assistée en Angleterre en 1705 (Ms. B. du pr.).

CoRNADEAU, fugitif avcc son camarade Renouard, garçon de cabaret (Fr. 7o5i f° 820),

Corne (Anne), femme du sieur de Lione, marchand, rue des Cinq Diamants, réfugiée à Genève en 1686 (Fr. 7o5i f" 210).

Cornet (Jean), boutonnier de Paris, sa femme et trois enfants, réfugiés à Magdebourg en 1686 (Tollin, Geschichte der fr. Col., III, 196).

Cortraie (M"«^), conduite par Arenfeldt jusqu'à La Villette, fut emmenée à la fin de février 1686 par un danois^ qui remit à son confrère une lettre pour M"° Testart, rue du Plat-d'Etain, et une pour M""= Chardon, rue des Deux-Portes (Fr. 7o53 f° 160).

Cossard, voir III, 75.

Coste (Marguerite de), de Paris, reçue à la paix de l'Eglise à Londres le 4 septembre 1698 {Proceedings juillet 1890).

CouLLET, marchand tailleur du quartier Saint-Jacques-de-la- Boucherie, et sa femme, fugitifs à la fin de 1686 (Fr. 7o5i f" 3i3). La veuve Coullet assistée à Genève en 1698 (Ms. B. du prot.).

Courcelles (Elisabeth de), de Paris, admise à la cène à La Haye en 1688; assistée en Angleterre, 1705, à l'âge de soixante-cinq ans, malade depuis dix ans et soignée par sa fille. Charlotte et Henri, admis à la cène à La Haye, la première en 1691, le second en 1695 (Ms. B. du pr.).

CouREiLi.E (Jacques), marchand de vins près la porte Saint- Germain, Charlotte Richard, sa femme, et deux de leurs enfants, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 814).

Parisiens cmigrcs. 829

CouRTiLLAT (Pierre), marchand de vins, rue de la Harpe, et Anne Cauvin, sa femme, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 326).

Courtois, fugitif, dont les biens furent saisis (TT i58).

Cousin, voir III, 79.

Coutelier (IVIartin), de Paris, prêtre qui veut abjurer, reçoit à Genève en 1706 un viatique pour la Suisse (Ms. B. du prot.).

Crespin, voir III, 80.

Creton (Jean-Louis), de Paris, étudiant à Leide en 1696 (Ms. B. du pr.).

Creusé (Jeanne), veuve d'un joaillier de Paris, âgée de cinquante et un ans, et sa fille Marianne, âgée de vingt-deux ans, assistées en Angleterre en 1705 (Ms. B. du pr.); Anne, assistée au même lieu en 1708; Catherine, femme de Jean Catillon, fait reconnaissance de son abjuration dans l'église de la Savoye à Londres, le 27 janvier 1689 avec son père et sa mère.

Croizette, voir Girardot, II, 71.

Crommelin, voir III, 81.

CupER (Marie), voir Bordier, III, 33.

Daillé fils, ministre de Charenton, emmena en Suisse Anne, sa fille aînée, et M™*" Falaiseau, sa belle-mère. Nous ignorons si les Daillé réfugiés au cap de Bonne-Espérance étaient de la même famille.

Damain, voir Tassin, anciens.

Damiens (Marie), de Paris, réfugiée à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici).

Damour (Antoine), de Paris, et sa femme, assistés à Genève en i6gi sur la collecte de Hombourg (Ms. Court).

Dangeau, voir II, 849.

Danthu (Daniel), maître maçon de Bersal (Versailles?) près Paris, réfugié à Magdebourg, 1698 (Tollin, II, 468}.

Dargent, voir III, 92.

33o Révocation de PEdit de Nantes à Paris.

Daudet, fils d'un avocat de Paris, réfugié en Angleterre (voir II, 280). Susanne, graveuse de la rue Saint-Louis, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° Siy).

Dautières (Les demoiselles), fugitives dont les rentes furent confisquées (TT i56).

Degrave (Jean), natif d'Angleterre, y retourne en 1686 avec sa femme Catherine Lefebvre, laissant à Paris plusieurs enfants (Fr. 7053 {"^ 364 et 366).

Délai (Pierre) et sa femme, de la rue des Vieilles-Audriettes, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 7).

Delalande (Pierre), de Paris, reçoit à Genève en 1699, des bas, des souliers, du pain et un viatique pour l'Allemagne (Ms. B. du prot.).

Delange, de Paris, reçoit un viatique à Genève en 1705 (Ms. B. du prot.).

Delaplace (La femme de Jean), de Montigny près Paris, reçoit à Genève en 1707 un viatique pour le Palatinat (Ms. B. du prot).

Delarue, horloger du faubourg Saint-Antoine, âgé de vingttrois ans, passe en Angleterre en i683 avec sa mère et sa femme. Celle-ci revient en France en i685, disant que son mari a mangé en deux ans 5oo livres (Pap. Rulhière). Jean-Jacques, fils d'Isaac, assisté à Genève, 1687 (B. Fr. pr.).

Delas (Salomon), de Paris, réfugié à Berlin en i685 avec sa femme, Marie Coûté. Après être rentrée en France, celle-ci demandait, en 1717, la permission d'aller séjourner quelque temps près de son mari malade et âgé de quatre-vingts ans, pour recueillir sa succession (Tourlet, Invent- TT). Jean, étudiant à Berlin, 1700 (Ms. Dieterici). Théodore, âgé de vingt-cinq ans, fait acte de repentance à Londres le 9 octobre 1698 (Ms. de l'Égl. de la Savoye).

Delaunay (Pierre), de Paris, ouvrier en soie, âgé de trentetrois ans, fait acte de repentance à Londres, le 17 septembre 1698, avec sa femme et trois enfants en bas âge (Ms. Égl. de la Savoye).

Delorme, voir III, 94.

Delpic, procureur au Parlement de Paris, fugitif au mois d'août 1699 (O' 48).

Parisiens émigrés. 33 1

Denis (Jean), de Paris, orfèvre, réfugié à Francfort-sur-le- Mein, 1686 (IVIs. de la biblioth. du prot.).

Denun (Pierre), de Paris, reçoit en 1681 un viatique à Genève où il ne pouvait trouver d'emploi (Ms. B. du prot.).

Derval (Jérémie), secrétaire des finances du duc d'Orléans, et plus tard maître d'hôtel du roi, épousait en 1640 Elisabeth Brunier, fille du célèbre botaniste Abel, qui lui donna : Abel (1641), Elisabeth (1642), mariée en 1668 à Pierre Domanchin, sieur de La Boulonnière, Louise (1643), Jeanne et Madelaine. Jeanne, mariée en 1674 à Jean Barbin, ministre de Marchenoir, le suivit à l'étranger lors du bannissement des pasteurs. Madelaine la rejoignit bientôt. Sur le produit de leurs biens confisqués, les Jésuites missionnaires en Orient se firent donner, par un brevet du 8 mai 1688, la somme de 10,000 livres (O* 32).

Des Assises (La veuve), du quartier Saint-Antoine, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i, f° 822).

Des Bergeries, voir III, 96.

Desbine, médecin, retiré en Hollande avec ses deux fils, en i683, après la mort de sa femme, qui était catholique. Sa fille Jeanne, élevée dans la religion romaine, refusa de le suivre, et dénuée de tout secours tomba dans une si grande misère qu'elle en perdit l'esprit, et fut portée à l'Hôtel-Dieu au mois de septembre. Le roi lui accorda une pension de 40 écus et la fit recevoir à l'Union Chrétienne, comme incapable de gagner sa vie. En 1686, elle suppliait Sa Majesté de lui continuer cette pension (Fr. 7052 f" 121). Tel est le récit du commissaire Delamare, dont nous ne garantissons pas l'exactitude absolue. Il se pourrait fort bien que M™^ Desbine et sa fille fussent d'anciennes protestantes, amenées au catholicisme par quelque convertisseur plus empressé de faire des prosélytes que de les secourir dans leur détresse.

Desbordes (Daniel), de Paris, passementier, et sa femme, assistés à Genève en 1704 (Ms. B. du prot.).

Desbuys, âgé de dix-huit à vingt ans, fils d'un horloger de la rue Mazarine, fugitif en mars 1700. Ordre de l'arrêter si on peut le saisir (O' 44).

Deschamps (Isaac), naturalisé anglais le 21 janvier i685. La veuve de Pierre, âgée de soixante-seize ans, assistée à Londres en

332 Révocation de F Édit de Nantes h Paris.

1708. Nous n'avons pas la certitude que ces deux réfugiés appartinssent à l'Église de Paris; mais on y trouve une famille de ce nom, dont un membre, Jacques, fut ancien de Charenton.

Des Essarts (Daniel), de Paris, âgé de soixante-six ans, cidevant peintre et sculpteur, ayant presque perdu la vue, inscrit avec sa femme, Madelaine Mège, âgée de quarante-deux ans, parmi les assistés d'Angleterre en 1706. Antoine, âgé de cinquante-cinq ans, inscrit parmi les mêmes assistés en 1708, avec deux enfants et la veuve de Pierre, âgée de cinquante-huit ans. Abraham, Jean, Marguerite et Marie, naturalisés anglais, le premier en 1687, les trois autres en 1691.

Des Fontaines, de Paris, fugitif (TT 488), soit Jacques, procureur, soit un de ses parents.

Des Lauriers (Daniel), maître tailleur, et sa femme N. Pochet, fugitifs en 1686. Sara Chapon, veuve de Jacques des Lauriers, maître tailleur de la rue Saint-Martin, Jacques, son fils, et Sara, sa fille, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f"^ 8, 812).

Des Mareïs, marchand de dentelles, rue du ChevaHer-du-Guet, fugitif au commencement de 1687, avec Dumas, son associé (Fr. 7o5i f° 321).

Des Minières (Ruben Régnier, sieur), voir III, ici.

Desouches (François), surnommé Bizard, de Paris, jacobin qui vient d'abjurer, assisté et habillé à Genève en 1699 (Ms. B. du prot).

Despolette, parisien, malade, et sa femme nouvellement accouchée, assistés à Genève en i685 (Ms. B. du prot.).

Despots (François), marchand de vins, rue Saint-Martin, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i i" 812).

Des Radrets, qui avait obtenu l'autorisation de faire un voyage dans les pays étrangers, ne revint point. Ses biens furent saisis par ordre du 28 novembre i685 (Fr. 17420 f° i63).

Des Réaux (M"'' Tallemant), voir III, 285.

Devannes (Daniel), de Paris, dérobé à ses parents et longtemps enfermé dans une maison destinée à l'enseignement des erreurs romaines, fait reconnaissance à Londres dans l'église de la Savoye, le 29 janvier 1698.

Parisiens émigrés. 333

Devaux (Jacques) et ses héritiers, fugitifs dont les rentes furent saisies (TT i56, 433).

DicQ (Elisabeth) de Paris, reçue à la paix de l'Eglise à Londres, le 3i juillet 1698 {Proceedings, juillet 1890).

DiN (Jacques), fugitif, dont les rentes furent saisies (TT 429, 433).

DoMPiERRE, voir III, io5.

DoRiGNY, maître sculpteur en bois, rue du Sépulcre, fugitif au commencement de 1687, avec sa femme et ses cinq enfants (Fr. 7o5i f° 12).

Devet (M™^), de Paris, reçoit à Genève en 1710 un viatique pour rejoindre son mari, lieutenant au service des Vénitiens (Ms. B. du prot.).

Drelincourt (Charles), pasteur à Charenton, eut onze fils dont trois au moins passèrent à l'étranger: Charles, célèbre médecin, retiré à Leide dès 1668; Antoine, aussi médecin, passé en Suisse avant la Révocation; Pierre, ministre, doyen d'Armagh en Angleterre avant i685, dont la fille Charlotte-Susanne épousait Jean Barbot à Londres en 1690. Anne-Marie, fille de Laurent, pasteur à Niort, et femme de Timothée Baignoux, pasteur à Poitiers, suivit son mari à Londres, quand les pasteurs furent chassés de France (Agnew). C'est à tort que la seconde édition de La France proiestante (I, 709) l'appelle Pierre, et le dit réfugié en Hollande; c'est également à tort qu'elle fait de M""= Baignoux la sœur de Laurent Drelincourt (V, 496).

Dreuze (Esther et Marie), de Paris, réfugiées à Kôpnick ; on y trouve la première de 1686 à 1699, et la seconde, de 1699 ^ ^7^^ (Muret, Geschichie, etc.).

DuBARLE (David) de Paris, passementier, arrivé à Genève en mauvais équipage, y reçoit en 1691 un justaucorps et deux chemises (Ms. B. du prot.).

Dubois, voir II, 497 et 628.

DuBOURG, orfèvre de Paris, nouveau converti, fugitif avec sa famille en 1700 (O^ 44).

DUBREUIL, voir III, III.

334 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

DucÉ (De), voir II, 426.

Du Cerceau de Tilly, voir Boisroger, III, 3o.

DucHATEAU (Daniel), de Paris, venant des troupes françaises cantonnées à Thonon, assisté à Genève en 1704 (Ms. B. du prot.).

DucHEMiN. Trois protestants de ce nom quittèrent Paris et la France à la Révocation. Daniel, libraire, âgé de quarante-sept ans, fit acte de repentance à Londres, dans l'église de la Savoye, le 29 mai 1687, et fut naturalisé anglais en lôgS. Isaac, fugitif au commencement de 1687, se réfugia à Cassel, et devint le miroitier de S. A. S. (Fr. 7o5i f» 317). Jacques, chirurgien et perruquier, réfugié en Suisse, fut admis à l'hôpital de l'évèché à Lausanne, le 6 novembre 1688 (Ms. Vaud).

DucHESNE (Antoine), de Paris, prosélyte, âgé de dix-huit ans, reçu membre de TÉglise de la Savoye à Londres en 1684.

DucHESNE, voir III, 114.

DucHESNOY (Pierre et Roche), de Paris, frères, font abjuration à Londres le 22 décembre 1698 (JProceedings, juillet 1890).

DucLos, voir II, 576.

DucLou, famille parisienne, dont six membres au moins sortirent de France à la Révocation. David et Louis, naturalisés anglais, celui-ci en 1682, celui-là en 1684 ; Marguerite, veuve du peintre Louis Dugarnier, de la place Dauphine, fugitive à la fin de 1686 et naturalisée anglaise le 8 mai 1697. Ses biens furent donnés à son fils Louis Dugarnier, maître orfèvre (O' 3o), Josué et sa femme assistés en Angleterre en i7o3; Anne, âgée de soixante-trois ans, assistée au même lieu en 1705.

Du CoNDUT, sieur de Cluzel, voir II, 288 et 845.

Du CouLDRAY (Eustache), naturalisé anglais le 8 mars 1682, appartenait sans doute à la famille parisienne de ce nom.

Du Gros (Pierre), naturalisé anglais en 1698, appartenait-il à la famille parisienne de ce nom ?

DuFOUR, voir II, 467.

Du Fay (Jacques), parisien réfugié en Angleterre, y épousa en i685 la veuve de François Amonnet.

Parisiens émigrés. 335

DuFRESNAY (Samuel), naturalisé anglais en 1700, descendait probablement de Samuel, procureur au Parlement et ancien de Charenton en 1604.

DuGUET, fugitif dont les rentes furent confisquées.

DuGUY (Etienne), de Paris, perruquier, reçoit un viatique à Genève en 1709 (Ms. B. du prot.).

Du Hamel, voir III, ii5.

Du Han de Jandun, voir III, i55.

DuMARTERET (J.), de Paris, mathématicien, et sa femme, passés à l'étranger pour embrasser le protestantisme, reçoivent à Genève, en 1707 un viatique de 8 écus (Ms. B. du prot.).

Dumas, marchand de dentelles, associé de Des Marets, rue du Chevalier-du-Guet, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i

DuMÉNY (La veuve), réfugiée à Londres était sans doute parente du parisien Paul Dumesny, menuisier, qui abjura le 21 août 1677 dans l'église des Prémontrés, rue de Sèvres (Fr. 392 f° 182).

DuMÉNY DE La Croizette, prosélyte converti par les Girardot de Sozay en 1698, s'enfuit aussitôt à Genève auprès de Pictet.

Du Moulin, voir Beck et III^ ii5.

Du Moulin (Jacques), de Paris, fils du ministre, reçut de Bonrepos, à La Haye, en 1698, 6 livres pour rentrer en France (Aff. étr., Holl. 177).

Du Noyer (M""), voir III, 246.

Duperreau (Jean), de Paris, reçu à la paix de l'Eglise à Londres, le 27 juin 1699 (Proceedings, juillet 1890).

Du Perroy (Martin), tireur d'or, passé en Angleterre en 1681, avec deux de ses fils, laissant à Paris sa femme, Madelaine Marchand, avec trois garçons et une fille de seize ans, qui abjura en i683. Noël, l'un des garçons, âgé de vingt-trois ans, abjura le 2 mars 1684 entre les mains du curé de Saint-Laurent et fut chassé par sa mère. Delamare demanda pour lui la maîtrise gratuite, ce qui équivalait à un don de 200 livres (Fr. 7062 f°^ 182, 190). Martin

336 Révocation de i Edil de Nantes à Parts.

finit par revenir à Paris, et par abjurer en novembre i685, ainsi que sa femme, Pierre, Philippe et Jean, ses fils, Marie, sa fille. Cette abjuration fut achetée au prix de 200 livres qu'on lui donna pour acheter de l'or, de l'argent et un lit (Fr. 7o5o f° iSy).

DupiN, voir II, 196.

Du Plessis, voir III, iry.

Du Pont (Guillaume), de Paris, prosélyte, âgé de trente-cinq ans, sa femme Françoise, ses enfants Marguerite, âgée de seize ans, Jean-Baptiste, âgé de neuf ans, et Marie-Antoine, âgée de trois ans, reçus membres de l'Eglise de la Savoye à Londres, le 4 août 1689.

Du Portail, fugitif, dont les biens furent donnés à son père le 6 avril 1686 (Qi 3o).

DuPRÉ (A.), de Paris, sa femme et un enfant, assistés à Genève en 1709 et 1710 (Ms. B. du prot.).

DuPRÉ (Daniel), de Paris, reçoit à Genève en 1699 un viatique pour l'Allemagne (Ibid.).

DuPuis-MoNTEZiER (Daniel), de Paris, reçoit à Genève en 1699 un viatique pour l'Irlande (Ibid.).

Du QuESNE, voir II, 4i5.

DuRy, voir III, 118.

DusFELD, réfugié à Berlin, valet de chambre et tailleur de M""^ l'Électrice, mort avant 1700. Sa femme et son neveu, aussi tailleur, l'avaient suivi hors de France (Ms. Dieterici).

DussAU (D.), de Paris, sa femme et trois enfants reçoivent à Genève en 1709 un viatique pour l'Angleterre (Ms. B. du prot.).

DussAUT (F.), de Paris, assisté à Genève en 1699 (Ibid.).

DuTEMPS (Jacques), naturalisé anglais en 1682, appartenait peutêtre à la famille parisienne de ce nom, qui était assez nombreuse.

Du Terrier (Joseph-Ysnard), natif de Montpellier, mais ayant passé une bonne partie de sa vie à Paris, inhumé à Lausanne en 1705 (Reg. de Laus.).

Du TiLLY (M""^ de), voir Saint-Contest.

Parisiens émigrés. SSy

Du Vert (J^cob), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT i56).

Du Vivier (Jacques), ouvrier en soie, fugitif en 1687, avec sa femme Elisabeth Sauge et un petit garçon (Fr. 7o5i f° 2i5), assisté en Angleterre, ainsi que sa femme, en 1705. Il avait alors soixantehuit ans et était infirme.

Elle (Martin), voir Ferdinand, III, 127.

Emery, voir Lemery, III, igS.

Entragues (Louis de Launay, comte d'), qui avait épousé à Charenton Marie-Susanne de La Vespière de Liambrune, en 1677, se réfugia en Hollande, après avoir abjuré.

EsLOT (Charles), maître horloger de la place Dauphine, fugitif au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 817).

EsNARD (Jacques), fugitif dont les rentes furent confisquées (TT i56).

EsPAULET (M™* d') et sa fille, de Paris, reçoivent à Genève, en 1691, quatre livres sur la collecte de Hombourg (Ms. Court).

EsTAiN. Deux marchands de vin de ce nom, l'un du quartier Saint-Eustache, l'autre de la rue Saint-Martin, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f°^ 812, 822).

EsTRANG. Jacques et Antoine, ce dernier marchand dans la rue Saint-Honoré, avaient signé, le 14 décembre i685, chez Seignelay. Leur parent Daniel, marchand de vins de la rue Saint-Martin, quitta la France, avec sa femme Charlotte et quatre enfants, en 1686 (Fr. 7o5i f" 3i3). Tous furent naturalisés anglais au mois de février

EuDLiN (Jonas), marchand de points de dentelles, rue des Bourdonnais, et sa femme Antoinette Fuyard, fugitifs au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f'" 820).

EuvARD (Marie et Susanne), marchandes lingères au coin des rues Béthisy et Thibautaudé, et sœurs de M™*" Eudelin, fugitives au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 820).

338 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Fabrice, voir III, 124.

Falaiseau, voir Anciens.

Fardoil (Jean), de Paris, tailleur de pierres, réfugié en Brandebourg (Ebrard, Christian Ernst von Brandenbiirg, p. i55).

Faroy (Pierre), de Paris, âgé de trente ans, «en consomption», assisté à Londres 1702 et lyoS (Ms. B. du pr.).

Faugeron, proposant, de Clairac, précepteur du jeune de Serrières, fugitif avec son élève (Ms. B. du pr.).

Fauvre (Esther), fille de défunt Fauvre, avocat, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f° 326), assistée à Northampton en 1705 (B. Fr. pr.). Antoine, naturalisé anglais en 1687.

«M. Favin doit être parti», écrivait Claude à son fils le 14 décembre i685. En effet, il figure au commencement de 1686 parmi les fugitifs du quartier des Halles. La vente de ses meubles produisit 460 livres (Fr. 7061 f° 3o8).

Fergusson (La demoiselle), qui demeurait en la maison du sieur de La Fontaine, passée en Hollande, d'où elle était originaire, au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 3).

Féron (François), voir III, 12g.

Ferriou (Jérémie), de la rue Mouffetard, passé à l'étranger après avoir refusé de signer, à la fin de décembre i685 (Fr. 7o5i f° 186).

Fesveld (Veuve de), réfugiée à Berlin, 1698 (Ms. Dieterici).

Fétizon (Susanne), mère de Jacques Boudan, fugitive au commencement de 1687 (Fr. 7o5i f" 3).

Feuquez (Le sieur de), fugitif dont les rentes furent saisies (TT i56).

Feuquières (M"'^), de Paris, réfugiée à Clèves, 1698, 1700 (Ms. Dieterici).

Fèvre (Tobie), de Paris, assisté à Lausanne, 1698 (B., Fr. pr., VI, 528).

FiLiBERT (Jean), de Paris, reçut de Bonrepos à La Haye, en 1698, 9 livres pour rentrer en France (Aff. étr. Holl., 177).

Parisiens cmigrcs. SSg

FiNET (Thomas), de Paris, âgé de dix-huit ans, fait acte de repentance à Londres le 29 novembre 1688 (Ms. Egl. de la Savoye).

Fleury (Pierrette) et sa fille, de Paris, assistées à Genève en 169 1 sur la collecte de Hombourg (Ms. Court).

FoissiN, voir II, 6o5 et III, 182.

FoREST, voir III, i35.

FoRMONT (Pierre) ', marchand banquier, émule des Caron, des Herwarth et des Samuel Bernard, avait des comptoirs ou des correspondants en Espagne, en Italie, en Angleterre, en Hollande, en Prusse, en Autriche, en Suède, en Pologne, en Barbarie; il envoyait ses vaisseaux en Amérique, en Guinée, et avait une part dans la compagnie des Indes-Occidentales. Il faisait surtout le commerce des métaux et des matériaux de construction, dont il était fournisseur pour les bâtiments royaux. En 1678, il achetait la charge de son coreligionnaire Jean Carbonnel, conseiller-secrétaire du roi, et donnait pour témoins de son information de vie et mœurs : le ministre AUix et les secrétaires du roi, Antoine de Rambouillet, Etienne Johannot de Bartillat et François Bellinzani. Excepté de l'arrêt du conseil rendu en 1684 contre les secrétaires du roi qui professaient la religion réformée, il fut autorisé à conserver ses fonctions, « à cause des services considérables qu'il rendait à Sa Majesté ». La faveur ro3'ale n'avait point affaibli en lui le sentiment huguenot ; dès le mois d'avril i683, son fils aîné ayant été nommé commissaire de l'Electeur de Brandebourg, c'est-à-dire chargé de lui expédier tout ce qui se publiait à Paris, Formont fit observer que cette qualité serait précieuse « au cas de retraite et de sortie du royaume», et prit sans doute des mesures en conséquence. Outre une fortune immobilière considérable, il possédait dans la rue Saint-Martin, vis-à-vis la rue aux Ours, une grande maison valant de 40 à 48,000 livres, qui fut louée 1400 livres après la fuite de sa famille ; la terre de Brevanes, sise en la paroisse de Limeil-Brevanes, proche Villeneuve Saint-Georges; la terre de La Tour, aussi près de Villeneuve Saint-Georges; une grande maison avec jardin et orangerie sise à Chaillot; une maison et plusieurs arpents de vigne, et quelques petites rentes et héritages au village de Vaux, près Saint-Germain-en-Laye (Fr. 7o5i f° 812). Il mourut paraît-il au mois d'août i685, laissant deux fils : Pierre, sieur de

' Voir Joret, Pierre eî iV/co.'iii' Fon)!OH/, Paris, iSijo, in-S", et notre art. du BuHe;.

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