‹ La révolteChapitre 25 sur 25 · SCÈNE TROISIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIEME

plicables!... Insensé que j'étais de me bouleverser le sang au lieu de te dire : « Ma chère amie, la porte est ouverte : Va! Essaye!... » (Mouvement d'Elisabeth.) Ne parle pas, je te pardonne;... et je sens bien que cette fois tu ne t'en iras plus! — Tiens, je ne regrette pas le mal que tu m'as fait : l'expérience a été bonne. Cette colère m'a prouvé que tu m'étais plus nécessaire que je ne le croyais : elle t'a prouvé que tu étais non-seulement ma comptable, mais ma femme, entends-tu?... — Et elle nous a prouvé, à tous deux, que tant qu'il y aura de la « poésie » sur la terre, les honnêtes gens n'auront pas la vie sauve.

ELISABETH, avec un doux sourire.

Et quand je pense, mon ami, que je parlais de vous quitter au moment de la balance du semestre!... Enfin, cela n'avait pas le sens commun?...

FELIX, sous le charme.

Allons donc!... Tu vois!... Tiens, c'est un mot qui me prouve que tu es bien guérie. Donne-moi la main. Faisons la paix. — Eh! que deviennent les rêves devant cette bonne réalité? — La Poésie, — oui... — une attaque! — Je comprends cela, vois-tu?...

J'ai eu Ça moi-même. (Il lui prend la main. Elisabeth chancelle un peu, par fatigue sans doute. — Félix la regarde avec un amour vrai. — Elisabeth, toujours souriante, parait toute confuse et heureuse. — Il approche de ses lèvres la main de sa femme ; puis, à part, en clignant de l'œil.) C est

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égal : je ne suis pas fiché qu'elle soit un peu humi liée! (Hiut.) Tu vois?... Je ne suis pas un méchant?.

(Il lui baise li miin. Un moment de silence. Éiisibetb est debout près fauteuil. — Ella cit redevenue taciturne. — Félix ne U voit pis. — E

ELISABETH, inclinée jur lui, d'une voi. lente et pive. Pauvre homme!... ( Elle le rejoirde iwk une miséricorde en mélincolie profond».)

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