I. Église Saint- Louis
demanda qu'on lui remît cette résolution par écrit. Quarante-neuf individus eurent le courage de la signer. Ils demandaient que les portes fussent fermées et que la garde citoyenne restât sous les armes. « Malgré cette déclaration, la proclamation des représentants fut publiée dans Toulon par les ofiSciers municipaux accompagnés de gendarmes, lue aux troupes parleurs officiers et affichée dans l'Arsenal . »
L'agent national de Toulon rendit compte aux représentants de l'effet produit. « Je ne vous laisse point ignorer, écrivit-il, que votre proclamation a produit la plus terrible impression. » Il ajoutait qu'on craignait les hussards, parmi lesquels on prétendait avoir reconnu des émigrés. « Une femme, la citoyenne Barbier, avait vu au Beausset une foule de ces gens-là : Panou aîné, ancien membre du Comité général des Sections; Penne, Salomé, Reboul, Roux, Marchand, et tous l'avaient entouré,- lui avaient dit qu'ils voulaient se venger et qu'ils allaient reprendre leur bien. » L'agent national terminait sa dépêche en demandant aux représentants d'accomplir leur promesse et d'entrer dans Toulon en frères et amis.
Pour cela, il fallait que les armes fussent rendues. Le 8, avant cinq heures du matin, la Commission municipale parcourait la ville, publiant de nouveau la proclamation reçue la veille.
En même temps, on répandait dans la ville la
proclamation suivante du représentant Niou, laquelle s'adressait spécialement aux marins :