La révolte des fleurs
Mon beau temps esc fini. L'homme a fait l'air imp L'haleine des cites me dérobe l'azur Ec le zéphyr m'apporte une a,
« Plus de claires villas dans l'air libre, Partout des murs, partout de la pierre et de l'ombr Partout un pavé dur qu'à Sots presses encombre, Tumulcueux et triste, un peuple de mar^
« Ah! qu'ils sont loin les jours où l'aspect d'une acanthe Inspirait leur parure aux frustes chapiteaux, Où les fins ouvriers des plus rares métaux M'empruntaient les contours d'une coupe élégante!
<( J'aidais l'amant à vaincre; il achète à vingt ans Le plaisir sans pudeur d'un baiser sans prière, Et l'amante confie aux doiges d'une ouvrière, Pour fleurir ses cheveux, le travail du printemps.
« Je ne suis plus au bal qu'un luxe de commande, Je ne couronne plus les fronts dans les banquets; Même aux fêtes des morts, combien peu de bouquets Sont cueillis par les mains qui leur en font l'offrande!
« Chez des êtres blasés, brutaux ou dissolus, Je règne sans grandeur comme une courtisane. L'art grossier me trahit, l'amour vil me profane, On me culcive encore, on ne m'honore plus! »
Sa plainte, qu'entendaient ses voisines compagnes, Courut de proche en proche, éparse en les campagnes. Au gré des vents, des flots, des insectes ailés;
! A RÉV0LT1 DES FL EU us.
1 peuple cou t entier des tisseuses de soie,
D^<, parfileuse8 d'or que le printemps empl
s : : idain renouvelé
Déjà les fleurs au cœur fi nais superl
Souffraient de voir que l'homme eût au moindre brin d'herbe
Ra\ i la liberté de cn>i;
Q .il eût borné partout leur antique horizon;
I es pleuraient encor is natal