les splende
Avant qu'il eût partout mis leurs droits en péi
Quand, .. \
I). continents entiers leur servaient île corbeille
« Maihi iveaux et U merveille
Par qui tous les bonheurs sont ici-bas troubU
Répéta hautement cette fleur q
Dans les frissons (.riants de leur cime qui bo
Roulent Comme Ut) lambeau île q .
L'ardent coqu< rince il
En qui l'air pur ei libre a mis de her^ pencha
A d l'homme n'a p]
O mes sœurs, jeo
LA K EV01 TE DES l LEURS.
i Ne gardons que le nécessaire.
Les étamines, le pistil.
Une corolle! pourquoi faire?*
Mieux vaut pour l'homme un grain de mil;
« Recirons-lui, dons inutiles, Nos parfums ec nos coloris; Que des choses qu'il dit futiles Il apprenne à sentir le prix ! »
C'est ainsi que parla le rustre à sa manière. Ce discours, acclamé de la gent printanière, Fut goûté de la Rose; on jura sans délai De clore l'atelier des toilettes de Mai.
Le serment fut tenu. Bientôt toute la ri or». Vêtit en plein soleil une pâleur d'hiver;
!e terne tapis d'un Avril incolore 1 ol semblait morose et au comme la mer. Oh! quel trouble pour VOUS de ne plus voir, abeilles.
Beurs de cette année aux anciennes pareilles! N 'avant plu . champs, à votre vol rôdeur
1 ir éclat pour signal, pour guide leur odeur, \ < exploriez en vain les prés et les charmilles. Va l'on rs et des fi!! ,
LA K EVOLT E IM'.S ! I. I
Sur leurs lèvres de rose et leurs cheveux dor Quêter l'exquis butin que vous élaborez. Et vous fîtes aussi cette étrange méprise, Insectes fins dont l'aile au ciel de Mai s'irise, Libellules, et vous, papillons bleus ou blancs, Vous hésitiez, pareils à des baisers tremblants, Prenant pour un bluet que la rosée inonde, L'œil humide et naïf de quelque vierge blonde ; Vous fûtes étonnés vous-mêmes, 6 zéphyrs! D'effleurer des gazons sans perles ni saphirs ; Vos souffles réclamaient tant d'étoiles éteintes Et vos molles rumeurs passaient comme des plaintes. Aurore, dont les yeux, entr'ouverts les premiers, Allumaient tendrement la blancheur des pommiers Comme la pudeur monte à la joue innocente, Tu cherchas du regard cette blancheur absente. Et triste d'un réveil sans le bonjour des fleurs, Sur le champêtre deuil tu parus fondre en pleurs. Et toi, soleil couchant où montait de la terre Leur adieu parfumé, tu sombras solitaire, En déployant ta pourpre avec plus de langueur, Comme si tu saignais d'une blessure au cœur.
Cet accident d'abord n'émut pas trop les hommes.
Il donna quelque alerte aux pr Mais quand on reconnut que cette nouvea ut aux fleurs ravi que leur vaine bea s frustrer d'un bouton l'espoir de la récolte,
On rit de leur naïve et bénigne révolte.
P irtant un léger trouble, un malaise de l'œil.
Glissait déjà dans l'âme un insensible deuil.
Au mois de Mai suivant, les plant.
Verdure : i parure, et pendant m is année
En dépit des Bavants qui ne comprenaient p.: Et de maint esprit fort qui s'alarmait tout bas,
La campagne resta lugubre et moi
Et le morne printemps semblait un autre automne.
C'est qu'il n'est de belle Que par la £\\tcc enchanterc Emanant de la floraison I : de sa subtile caresse.
Dans l'air candide, où les Floctenc comme uni errante.
I tnble que l'âme souffra
N - sente pi
io LA II EVOLT E DES FLEURS.
Elle subit l'intime empire D'un baiser céleste, reçu De toutes parts à son insu Comme un bonheur qui se respire.
Ah! ce ravissement divin, C'est une trêve dans l'année Pour la race humaine, sans fin Aux rudes labeurs condamnée.
La facile moisson des fleurs Baise les mains endolories, Et, portant l'âme aux rêveries, Force au repos les travailleurs.
Les fenêtres des jeunes filles S'ouvrent à l'arôme des bois, Qui, ralentissant les aiguilles, Les fait glisser du bouc des doigts.
S'il tressaille une giroflée Au vieux mur qu'on va démolir, La pioche en est un peu troublée Et conseille au bras de mollir.
LA l< EV0LT1 M S l- l. MRS. m
I heur, dont le front ruissell
Sur s.i faux, au bord du sillon.
S'accoude, en suivant la querelle D'un Muet et d'un papillon.
Q md le pécheur voie dani l'eau vive
Se mirer un niVOSOI
Son filet flotte à la dérive,
S rêve au cours du temps jadis.
Le I jard d'une pensée
Qui s'ouvre, a i soleil, en rêvant, Et se berce, au vent balancée, Invite au soiv^c le savant.
Ainsi, la plus simple fleurette
Du devoir fléchit la rigueur.
Et, selon chacun, parle au cœur
Du bonheur qu'il cherche ou regrette.
mscmBssêim^m
La révolte durant depuis trois an
Bientôt Le regret vague en besoin se cl